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2017 : Terrorisme, élections, Brexit et croissance

Tumultueuse. C’est le mot juste s’il faut vraiment qualifier l’année 2017. Le 1 janvier de cette année «satanique» commençait par un drame horrible en Turquie, à Istanbul : un terroriste tire sur la foule dans une discothèque, faisant au moins 39 morts. Un mois plus tard, le 02/02/2017, trois attentats suicides à Bagdad, en Irak, qui font au moins 70 morts, sont revendiqués par le groupe terroriste  Etat Islamique. Et la liste sera longue (Azaz, en Syrie, au moins 48 morts, trois villes différentes d’Afghanistan avec au moins 57 morts, un attentat dans un camp militaire de Gao, au Mali, 77 morts…). Seul bémol : l’EI, qui a supplanté Al Qaeda après l’élimination de Ben Laden, a été terrassée en Irak et en Syrie.

L’élection de Donald Trump, investi 45ème Président des Etats-Unis, le 20 janvier 2017, est une «catastrophe» politique de magnitude 7. L’homme le plus puissant au monde ne cesse de provoquer, de choquer même, par des décisions allant à l’encontre de l’opinion publique américaine, y compris dans son propre camp (Loi anti-immigration, retrait de la COP, reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël…). C’est la gouvernance « par l’absurde » !

En France, Emmanuel Macron devient, au deuxième tour, et  à 39 ans, le plus jeune président de la République grâce au vote de 43,6 % des Français inscrits. Le « parti de l’abstention, des votes blancs et nuls » obtient 34 % des inscrits. Depuis, la France « marche » au rythme de Macron mais le nouveau pouvoir n’affirme aucune différence notoire avec la situation qui prévalait sous Hollande et même sous Sarkozy. L’économie est toujours en berne et les relations avec l’Afrique sont toujours condescendantes…

En Europe, le «Brexit» complique les relations entre Londres et l’UE, les deux partis ne parvenant pas à s’accorder sur les termes du divorce : les 27 réclament 60 milliards d’euros alors que  le gouvernement britannique serait prêt à payer 40 milliards d’euros pour « se libérer » !

En Afrique, 2017 a commencé avec la chute de Yaya Djammeh (22 janvier) et s’est achevée avec la «destitution», le 21/11/2017, de Robert Mugabe. Le patriarche de 93 ans a été contraint de démissionner du poste de Président de la République du Zimbabwe qu’il occupait depuis 1987 !  La démocratie a aussi triomphé au Liberia, avec l’élection de l’ancienne gloire du football, George Weah et, dans une moindre mesure, en Angola où la « succession » de José Eduardo dos Santos, après 38 ans de pouvoir, est assurée par son ministre de la Défense, João Lourenço.

Sur le plan économique, l’Afrique termine 2017 sur un bon tempo, si l’on s’en tient aux chiffres livrés par la Banque africaine de développement,  BAD dans une révision de ses perspectives de croissance, publiée le 12 octobre 2017 à Abidjan : croissance du PIB escomptée à 3 % en 2017, contre 2,2 % en 2016, mais en baisse par rapport aux prévisions initiales de 3,4 %, stabilité de la demande intérieure et de l’investissement public dans les infrastructures, réduction des déficits des comptes budgétaires et courants…

Mieux, celles-ci devraient encore s’améliorer en 2018, affirme la banque panafricaine dont le document indique que le  PIB devrait croître à 3,7% en 2018. La performance globale du continent se révèle favorable quand on la compare à la croissance économique mondiale, dont les projections se situent à 3,5 % pour 2017 et à 3,6 % pour 2018.

Bonne année 2018 ! 

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