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Abdoulaye MAGASSOUBA, ministre des Mines et de la géologie de la Guinée

Le ministère guinéen des Mines et de la géologie, en partenariat avec le cabinet britannique Ame Trade Ltd., organise, du 9 au 11 mai 2017 à Conakry, le 6ème Symposium “Mines Guinée (SMG 2017)”. A travers cet événement, le gouvernement entend mettre en pratique sa volonté de promouvoir la Guinée comme destination extractive la plus accueillante d’Afrique pour les investisseurs.

Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines et de la géologie, dresse les enjeux et les opportunités du secteur minier.

« Nous comptons consolider l’engouement des investisseurs pour le secteur minier »

AFRIMAG : Le Symposium Mines Guinée 2017 revient en mai. Comment comptez-vous faire de cet événement une feuille de route pour replacer la Guinée au centre des intérêts des grands investisseurs miniers ?

Abdoulaye Magassouba

Abdoulaye MAGASSOUBA, ministre des Mines et de la géologie de la Guinée

Abdoulaye Magassouba : D’ores et déjà, la Guinée a réussi à attirer des investisseurs de premier plan et de divers horizons, notamment en 2016 dans les secteurs de la bauxite et de l’or.

En effet, les réformes mises en place dans le cadre de l’amélioration du climat des investissements, du suivi des activités minières, de l’élargissement de la base de connaissances géologiques, du renforcement des capacités de l’administration minière et de l’accroissement de l’impact économique du secteur ont favorisé en 2016 des engagements d’investissements de plus de 2 milliards de dollars US dans la région bauxitique.

De grandes sociétés minières telles que Dadco, Alcoa, Emirates Global Alumina, Anglo Gold Ashanti, Managem ont fait confiance au secteur dynamique minier guinéen. Des prêteurs comme la SFI, Société Générale, BNP Paribas, UFK, Opic, Société Générale de France, Natixis, Crédit Agricole, ING, Africa Finance Corporation (AFC), pour ne citer que ceux-là, leur ont emboité le pas.

Le ministère des Mines et de la géologie compte consolider cet engouement pour le secteur minier guinéen. C’est à cet effet que le Symposium Mines Guinée, outil phare de promotion du département, présente les opportunités d’investissements dans le pays en général et s’appesantit sur les minerais tels que l’or, le diamant et les métaux de base pour renforcer la diversification du secteur.

En outre, cette année le thème « Secteur minier : levier de transformation de l’économie nationale au profit de tous les acteurs » illustre la volonté du gouvernement de développer le secteur de façon responsable, transparente pour des retombées équitablement partagées.

Le SMG17, réunissant les investisseurs et autres acteurs nationaux et internationaux du secteur, va permettre d’avoir une meilleure visibilité sur les grandes orientations stratégiques minières du gouvernement, l’amélioration du climat des affaires, les opportunités de financement et aussi les questions de gestion responsable et durable du secteur minier.

Pour ce faire, où en êtes-vous dans les réformes ?

Depuis 2010, le gouvernement guinéen, à travers le ministère des Mines et de la géologie, a entrepris un vaste programme de réformes pour redynamiser le secteur. Cela s’est traduit par la modernisation et la mise en ligne du cadastre minier consultable sur le site http://guinee.cadastreminier.org

Afin d’accroitre la transparence, accélérer le traitement et faciliter l’obtention des permis et autorisations pour les projets miniers, le ministère a établi un guichet unique doté d’un portail internet portant sur plus de 100 permis et autorisations diverses.

Pour faire face à l’épineuse question des infrastructures connexes aux mines, un schéma directeur de développement a été élaboré et est en cours de mise en œuvre. C’est dans ce cadre que le ministère à travers l’Agence nationale d’aménagement des infrastructures minières conduit actuellement un processus de mutualisation qui implique les projets miniers intégrés dans le corridor nord-ouest de la région de Boké.

Pour accroitre la connaissance du portefeuille minier riche et varié de la Guinée, le gouvernement a aussi relancé la recherche géologique à l’échelle 1/100 000ème.

Enfin, nous sommes engagés à faire du secteur un levier de transformation économique et un outil de développement de contenu local. Nous avons entamé entre autres la réorganisation de l’exploitation artisanale pour favoriser l’émergence de producteurs nationaux et accroitre les retombés de ce sous-secteur. En outre, le ministère, respectivement en collaboration avec le PNUD et la Banque mondiale, a élaboré la politique de responsabilité sociétale et la politique de promotion du contenu local dans le secteur minier, gage d’un développement durable du secteur.

Quelle est aujourd’hui la part des mines dans la création de richesse en Guinée et comment le gouvernement compte-t-il la renforcer ?

Le secteur minier contribue à hauteur de 20-25% des revenus de l’Etat, 15% du PIB et 80% des recettes d’exportation. Ces chiffres démontrent la capacité de mobilisation économique du secteur et sa part dans la création de richesse en Guinée. Le gouvernement fait du secteur minier un catalyseur de la croissance en faveur des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie, les NTIC, les infrastructures, la santé et l’éducation. Pour renforcer le secteur minier, le gouvernement continue la mise en place de réformes et pratiques de bonne gouvernance, de mutualisation des infrastructures minières, de renforcement des capacités locales et pour une distribution équitable des bénéfices.

Abdoulaye MAGASSOUBA Mines

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