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Agroalimentaire. Les défis du secteur sucrier africain passés au crible à Marrakech

La ville de Marrakech a accueilli du 10 au 11 septembre 2015 la Conférence internationale du sucre sous la thématique : « le secteur sucrier africain, quels défis pour l’avenir ? ».

Aziz Akhannouch, ministre marocain de l’Agriculture

Aziz Akhannouch, ministre marocain de l’Agriculture

Organisée par l’Association professionnelle du sucre (APS) en partenariat avec l’Organisation internationale du sucre (OIS), cette manifestation a enregistré la participation de plus de 80 pays. Des sujets majeurs tels que les secteurs sucriers africain et marocain, les perspectives sur les marchés mondiaux du sucre et l’importance du développement durable dans la filière.

Au Maroc, «le secteur sucrier contribue largement à la fois à l’exigence nationale de sécurité alimentaire, à la couverture des besoins du pays et à l’amélioration des conditions de vie de 80.000 familles de producteurs de plantes sucrières», a affirmé dans son allocation d’ouverture, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime. Et d’ajouter : “le secteur sucrier occupe une place stratégique dans l’agriculture marocaine et se positionne parmi les secteurs agro-industriels les plus importants du pays”.

L’Afrique subsaharienne déficitaire en sucre

La production d’Afrique subsaharienne s’établirait à 7,775 millions de tonnes (Mt), en hausse de seulement 1% par rapport à 2014/15, selon OIS. Dans la principale région productrice de cette zone, l’Afrique australe, le temps extrêmement sec a dévasté la récolte 2015/16 (avril-mars). L’Afrique du Sud, premier producteur, a été particulièrement touchée le temps sec s’étant transformé en sécheresse, la pire depuis plus de deux décennies. Selon l’Association africaine du sucre du Sud (SASA), la production tombera à 1,811 Mt, en recul de 15% par rapport à la campagne précédente. De plus, avec les lourdes pertes subies par les agriculteurs au cours de la sécheresse, ils pourraient être contraints de réduire leurs investissements dans les champs de canne à sucre. Toutefois, au Swaziland et au Mozambique, la production devrait modestement augmenter en 2014/15, respectivement de 5% (725 000 tonnes) et de 3% (450 000 tonnes). miste sur la production de l’Ethiopie en 2015/16, les investissements réalisés commençant à porter leurs fruits. Les usines de Tendaho, ArjoDedessa et Kesem d’EthiopianSugar Corporation devraient entrer en production en novembre, ce qui pourrait porter la production à 625.000 tonnes avec une utilisation à moitié des capacités installées.

Toutefois, le recours aux importations pour satisfaire les besoins de consommation représente une lourde charge sur le budget de l’Etat eu égard à une demande en progression continue et à l’instabilité des prix du sucre sur le marché mondial. En Afrique, en 2014, l’économie sucrière représentait 6,4% de la production mondiale évaluée à 1736 millions de tonnes .10, 6% de la consommation mondiale estimée à 1714 millions de tonnes et environ 20% des importations globales et 7% des exportations mondiales du sucre. La production totale du continent est évaluée à environ 11,1 millions de tonnes en 2014. En terme de capacité de production, le Maroc occupe la 3ème place en Afrique avec une capacité totale de 1,65 million de tonnes (capacité globale de traitement de betteraves et de cannes à sucre et de raffinage), derrière l’Afrique du Sud et l’Egypte. La consommation de sucre en Afrique en 2014 est estimée à environ 18,2 millions de tonnes. Les principaux pays consommateurs sont l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Soudan, l’Algérie, le Maroc et le Kenya. L’Afrique est une région déficitaire d’environ 7 millions de tonnes de sucre (voir encadré), dont le niveau d’autosuffisance n’a cessé de se détériorer au cours de ces dernières années. Le taux d’autosuffisance en 2014 est estimé à 61%. Bon nombre des pays africains doivent importer du sucre pour répondre à une partie ou à la totalité de leurs besoins intérieurs. Ce niveau de déficit est expliqué par une production pratiquement stagnante et une forte croissance de la consommation soutenue par l’augmentation des revenus des populations et la disponibilité du sucre sur le marché mondial.

Agriculture Aziz Akhannouch Industrie sucrière

2 commentaires

  1. MUSOKO MBUYI PATRICE

    L’association des consommateurs des produits vivriers en République Démocratique du Congo encourage l’association professionnelle du Sucre et l’organisation internationale du sucre à protéger les consommateurs Africains en produisant du Sucre de qualité.

  2. MUSOKO MBUYI PATRICE

    Nous serons heureux que l’association professionnelle du Sucre travaille en collaboration avec les associations des consommateurs africains afin de trouver des solutions sur les normes africaines du Sucre.

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