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Atlantic Dialogues : Le devenir de l’Afrique vu autrement

La 4ème édition du Forum «Atlantic Dialogues» a eu lieu, du 30 octobre au 1er novembre à Marrakech, avec la participation de quelque 250 éminentes personnalités, acteurs des secteurs public et privé et représentants d’organisations internationales venus d’une cinquantaine de pays d’Afrique, des Amériques, d’Europe et des Caraïbes. Initiée par le think tank Policy Center du Groupe OCP, en collaboration avec le think tank transatlantique «The German Marshall Fund of the United States», «Atlantic Dialogues» a été l’occasion de se pencher sur différentes thématiques d’actualité ayant trait notamment à la sécurité et à la prospérité …

Atlantic DialoguesMarrakech a accueilli durant trois jours, du 30 octobre au 1er novembre derniers, la 4ème édition de «The Atlantic Dialogues», un think tank dont l’objectif est de réunir périodiquement les représentants des pays qui ont en commun le partage de l’Atlantique autour des thèmes de portée majeure. «The Atlantic Dialogues» est le résultat du partenariat entre OCP Policy Center et le German Marshall Fund of the United States» (GMF). Comme à l’accoutumée, cette année encore, «The Atlantic Dialogues» dont l’ambition est de promouvoir le dialogue et le co-développement entre les deux rives de l’Atlantique a accueilli quelque 250 dirigeants venant du privé et du public dont d’anciens chefs d’Etats, de Premiers ministres, de chefs de diplomatie, d’économistes,
de climatologues, d’opérateurs économiques de premier plan, de militants associatifs …

Ont été notamment au centre des débats deux thèmes d’une brulante actualité par les temps qui courent : la prospérité et la sécurité. C’est Lahcen Haddad, ministre marocain du tourisme qui a ouvert la conférence avec un tempo marquant: «la démocratie est bien implémentée si vous avez une classe moyenne bien impliquée dans le processus démocratique. Je pense que la prospérité de la classe moyenne génère plus de création d’emploi, plus de sécurité menant à un système plus démocratique».

Mostafa Terrab, le PDG d’OCP Group, voit la prospérité et la sécurité au sens large dans le soutien aux petits agriculteurs. «Ces derniers, dit-il, devront être au cœur de la révolution verte en Afrique. L’Afrique peut être la solution et non le problème de la question de l’autosuffisance alimentaire au niveau mondial». Contrairement à une certaine idée reçue et selon laquelle le morcellement des terres agricoles a une incidence sur leur rentabilité donc sur la sécurité alimentaire, l’affirmation du patron de l’OCP est corroborée par des faits empiriques. N’est-ce pas ce sont des équipes de l’OCP, leader mondial des phosphates et dérivés, qui sillonnent les champs ou les plantations de maïs, de cacao, de café, de thé, de l’arachide au Mali, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Sénégal et au Kenya pour expliquer d’abord, proposer ensuite aux paysans de l’importance de l’utilisation efficiente des engrais ? Il leur est également conseillé l’étude des sols pour constater leur fertilité. Pareilles actions peuvent constituer une lame de fond pour lutter contre la pauvreté endémique qui accable les paysans africains. Pour l’ancienne candidate péruvienne à la présidence, lutter contre la pauvreté c’est œuvrer pour la sécurité au sens large. «En Amérique du Sud plus de 500 millions d’individus vivent dans la pauvreté», dit-elle. Et ce n’est pas le représentant des Caraïbes qui le démentira dans son intervention : «nous sommes dans une position inconfortable et difficile à cause du changement climatique. Nous n’avons rien d’autre que le soleil et les vacances. Il nous faut trouver autre chose pour créer la prospérité. Le changement climatique est en train de mettre en danger le tourisme. La seule richesse que nous ayons». Trouver des solutions à cette réalité peu amène passe forcément par un transfert de technologies comme la démarche de l’OCP auprès des paysans, la formation, et surtout l’investissement massif des pays émergents et développés du pourtour de l’Atlantique. Et pour capter les investissements directs étrangers, les fameux IDE, il ne suffit pas seulement de partager le bassin atlantique. Il en faut plus pour parvenir. Et c’est là l’essence même des rencontres internationales de haut niveau comme de « The Atlantic Dialogues». En d’autres mots, il s’agira de savoir comment gérer la prospérité, thème fétiche qui englobe tous les substantifs vertueux comme la sécurité, la lutte contre la corruption, l’éducation, la santé, l’intégration économique, la croissance verte… Pour ce faire, les pays du pourtour de l’Atlantique ont besoin des gouvernements clairvoyants. «Il y a des gouvernements faillis pour gérer les ressources naturelles en Amérique du Sud et en Afrique surtout», souligne Jorge Castaneda Gutman, ancien ministre mexicain des Affaires étrangères. Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal et président de l’Institut panafricain de stratégies (IPS) abonde dans le même sens. «Certaines décisions politiques qui sont prises mènent droit au mur. Il faut donc une société civile mûre qui puisse discuter avec le gouvernement pour que les ressources soient utilisées à bon escient», conseille-t-il.

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