Dernières nouvelles
Accueil » A la une » Commerce. Afrique-Etats-Unis : Une rallonge de dix ans pour l’AGOA

Commerce. Afrique-Etats-Unis : Une rallonge de dix ans pour l’AGOA

L’AGOA (AfricanGrowth and OpportunityAct), cette loi américaine qui permet à plusieurs produits en provenance d’une quarantaine de pays d’Afrique subsaharienne de bénéficier d’un accès préférentiel au marché du pays de l’Oncle Sam, a été prorogé de 10 ans supplémentaires.

African Growth and Opportunity ActLe Président Obama a promulgué lundi 29 juin 2015 la loi relative à cette extension jusqu’à fin septembre 2025. Bonne nouvelle pour les 39 pays d’Afrique subsaharienne (sur 49 États dans la région) qui bénéficient des préférences commerciales accordées dans le cadre de la loi AGOA. En effet, le Président américain Barack Obama a signé le 29 juin le renouvellement jusqu’en 2025 de l’AfricanGrowth and OpportunityAct (AGOA). Cette loi américaine adoptée en 2000 exempte de droits de douanes un ensemble de produits en provenance d’Afrique subsaharienne. Elle arrivait à expiration en septembre 2015. Sa prorogation a été finalement autorisée à une très large majorité par le Sénat et la Chambre des représentants américains. Le Président américain a en effet apposé sa signature sur le texte de loi lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à la Maison Blanche le lundi 29 juin 2015. Le texte de loi, précise un communiqué, fait provision pour des mesures incitatives afin que les pays bénéficiaires puissent adopter des politiques de bonne gouvernance favorisant la croissance, la protection des droits de l’homme ainsi que les droits des travailleurs. Le texte de loi offre à l’administration américaine le droit d’enlever, de suspendre ou de limiter les bénéfices si un des pays concernés ne se conforme pas aux critères d’éligibilité. D’ailleurs, dans ce document,MichaelFroman, le représentant américain au Commerce s’est déclaré satisfait : «la loi AGOA est la pierre angulaire de notre relation commerciale avec l’Afrique depuis 15 ans». Rappelant que ces préférences commerciales accordées aux pays subsahariens sont dépendantes de certains critères tels que le respect de l’État de droit, des droits des travailleurs et des droits de l’homme, Michael Froman a souligné que «l’amélioration et le renouvellement de la loi AGOA pour une période de 10 ans, la plus longue jamais atteinte dans l’histoire du programme, favorisera la bonne gouvernance ainsi que la mise en place de politiques favorables à la croissance et au développement, notamment dans le domaine des droits sociaux et des droits de l’homme, tout en apportant aux producteurs africains, aux acheteurs américains et aux investisseurs l’assurance de stabilité dont ils ont besoin ». Malgré le soutien quasi-unanime que le renouvellement de la loi AGOA a reçu du Congrès des États-Unis, ce programme fait face à de sévères critiques. Celles-ci concernent principalement son efficacité et la non-réciprocité des préférences commerciales. Si les échanges commerciaux entre les États-Unis et les pays bénéficiaires de l’AGOA ont doublé entre 2001 et 2014, ils restent assez faibles: 50 milliards de dollars en 2014, soit bien moins que le pic de 100 milliards de dollars atteint en 2008 et moins du tiers des 170 milliards de dollars échangés entre la Chine et les pays d’Afrique subsaharienne en 2013.

AGOA Barack Obama

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*