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Olivier Puech de Timar: “le Maroc dans la CEDEAO”, une aubaine

 

Présent en Afrique de l’ouest, le Groupe TIMAR International, acteur marocain des métiers de la logistique, voit en la demande d’adhésion du Maroc à la CEDEAO comme une opportunité, à l’instar de plusieurs entreprises du royaume. Son directeur général, Olivier Puech, en explique les enjeux.

Olivier Puech

AFRIMAG : L’Europe constitue certes le marché le plus important de TIMAR. Mais le groupe compte renforcer son ancrage sur le continent, notamment en Afrique de l’ouest. Avec la perspective de l’adhésion du Maroc à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), pensez-vous que cette intégration est une bonne nouvelle pour votre groupe qui nourrit de grandes ambitions dans cette sous-région africaine ?

Olivier Puech : Effectivement l’adhésion du Maroc à la CEDEAO est une bonne nouvelle pour toutes les entreprises marocaines qui s’intéressent à l’Afrique de l’ouest. Cela va probablement faire progresser, plus que ce n’est déjà le cas, les exportations depuis le Maroc vers les pays de la communauté, et donc augmenter la demande en transport. Pour nous, qui sommes déjà reconnus sur cette destination, ce sera une belle opportunité pour accompagner nos clients dans leur développement et acquérir de nouveaux marchés. Nous attendons aussi que cette adhésion facilite l’exploitation des lignes de transport que nous avons ouvertes et qui, pour l’instant, restent difficiles et peu rentables.

L’activité du Groupe TIMAR vers l’Afrique a connu, depuis son initiation en 2013, une forte progression grâce aux exportations marocaines vers le sud du continent, mais également celles de sociétés étrangères qui ont opté pour implanter leur hub africain au Maroc. Est-ce à dire que si le Maroc intègre la CEDEAO, votre ambition de faire en sorte que l’Afrique puisse peser 30% de votre chiffre d’affaires global, – actuellement de 7%,- à l’horizon 2020, sera réalisé aisément ?

Ce sera un accélérateur certain pour nos ambitions. Mais nous sommes tout de même dans un domaine dont la croissance peut être liée à plusieurs facteurs, surtout en Afrique. Et pour cette raison nous devons toujours maitriser les flux et être attentifs aux indicateurs socio-économiques. La tendance actuelle est bonne et on espère que cela va perdurer mais les flux restent malgré tout faibles et il est peu probable qu’en deux ans on puisse les doubler.

Dans le cadre de sa stratégie d’accompagnement des exportateurs marocains vers l’Afrique de l’ouest, le Groupe TIMAR s’est implanté dans la zone franche logistique de Tanger Med, où il assure le trafic Monde/Afrique. Peut-on dire que vous avez anticipé sur cette adhésion du Maroc à la CEDEAO ?

…Pas sur l’adhésion car nous étions loin d’imaginer ce scénario, mais nous avions anticipé effectivement le développement des flux vers l’Afrique de l’ouest. Le monde Afrique via un hub à Tanger Med débute à peine et il va y avoir encore beaucoup de travail pour convaincre les clients étrangers de gérer les approvisionnements sur l’Afrique à Tanger Med plutôt que via leur hub à Anvers ou Le Havre. C’est un travail de fond qui a commencé chez nous depuis 5 ans et que nous étions presque les seuls à faire avec bien sûr TMSA. Plusieurs client ont maintenant admis l’idée et l’ont mis en place avec ou sans nous et nous espérons bien maintenant un effet boule de neige.

Mais notre souhait est aussi et surtout d’accompagner les exportateurs marocains vers ces marchés difficiles. Nous avons plaisir d’écrire avec eux une nouvelle page du commerce extérieur marocain.

Depuis votre décision de doper votre activité sur l’Afrique de l’ouest, quelles sont les initiatives que vous avez mises en place dans ces pays ?

Depuis notre démarrage sur l’Afrique subsaharienne nous avons parcouru du chemin et acquis beaucoup d’expérience.

Plusieurs initiatives ont été prises et mises en place non seulement dans les pays d’Afrique de l’ouest principalement, mais aussi au Maroc qui reste le siège du groupe, vers lequel toutes les informations convergent.

Nous avons créé un département Afrique au siège, qui supervise l’activité commerciale et opérationnelle de cette ligne. Mais aussi des filiales ouest-africaines.

Localement nous avons des équipes expérimentées dans chacun des pays où nous sommes représentés.

Nous avons une bonne connaissance du marché africain, des réalités et procédures locales. C’est incontestablement une des clés pour vendre ce service et surtout accompagner nos clients.

Où en êtes-vous dans votre ambition de créer de petites unités dans les pays de l’Afrique de l’ouest ?

Les filiales africaines de TIMAR continuent progressivement leur évolution. TIMAR Sénégal, la première née, offre aujourd’hui tous les métiers de la logistique, transport, transit, entreposage, foire et expositions. TIMAR Mali également a connu une belle croissance d’activités. Notamment à travers des flux en transport routier entre le Maroc et le Mali. Notre agence ivoirienne n’a pas encore son agrément de transit à ce jour, mais offre toutes les autres prestations de services. Quant à TIMAR Mauritanie, la dernière-née, cette filiale est au tout début de son histoire avec un avenir très prometteur.

 

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