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Sassou ou l’équation d’une nation prospère et solidaire

Le dimanche 20 mars 2016, les Congolais se rendront aux urnes pour désigner celui à qui ils voudraient confier leur destinée pour les cinq prochaines années. Parmi la dizaine des candidats dans le starting-block, le Président sortant, Denis Sassou Nguesso fait figure de favori à bien d’égards.

Par Saad E.Benabdallah

Saad E BenabdallahCe qui était annoncé comme le scrutin présidentiel de tous les dangers par des alchimistes et fétichistes du «Congo vers le chaos avec la nouvelle candidature de Sassou» tend à être une des élections les plus animées au regard des forces en présence. Disons-le, ce rendez-vous électoral a failli rompre la cohésion sociale du peuple congolais tant les oiseaux de mauvais augure surfaient sur des violences préélectorales depuis que la proposition d’une révision constitutionnelle avait été faite à travers l’organisation d’un référendum. Comme une poussée d’Archimède, les adeptes de la négation trop habitués à infantiliser la capacité des Africains à choisir eux-mêmes leurs dirigeants ont tenté de divertir les Congolais par des théories de limitations des mandats présidentiels dans le dessein de privilégier les querelles politiciennes au détriment des débats autour des progrès socioéconomiques. A l’évidence, les Congolais n’ont pas voulu humer de ce parfum de marché de dupes. Eux qui ont déjà souffert le martyr de la violence politique aux premières heures de l’ouverture démocratique savent mieux que quiconque qu’il n’y a que la voie des urnes qui vaille.

Heureux de renouer avec la vie constitutionnelle normale après l’épisode fratricide des années 98, les Congolais avaient été si fiers de Sassou Nguesso, le précurseur du multipartisme, qu’ils l’ont adoubé à la faveur de la présidentielle de mars 2002. Depuis lors, il ne cesse de ratatiner ses opposants aux différents scrutins présidentiels qui jusque-là, n’arrivent pas à proposer à leurs concitoyens de projet de société à la hauteur des attentes. C’est donc bien trop facile de nos jours de parler de la longévité du président sortant au pouvoir et de lui exiger de se mettre hors-jeu pour donner « plus de chances » aux autres concurrents. Alternance oui, mais surtout par la voie des urnes. Que l’on évite alors les solutions de raccourcis qui empêchent les possibilités de choix du peuple.

C’est là tout l’intérêt du scrutin du 20 mars prochain qui prend un sens à nul autre pareil car beaucoup de gens s’accrochent plus aux apparences qu’aux faits. Dès lors que la légitimité est conférée par le peuple par l’intermédiaire de la voie des urnes, aucune autre considération ne devrait être de mise à moins de vouloir instaurer une polémique bien inutile. Candidat à sa propre succession, Denis Sassou Nguesso n’est peut-être pas un messie, mais il peut se targuer d’être celui-là même qui a «réinventé» la démocratie en privilégiant la concertation, en favorisant une culture du développement qui prend en compte les aspirations légitimes du plus grand nombre des Congolais.

Nouvelle candidature, nouvelle vision

Est-il le meilleur candidat en 2016 ? L’on peut répondre par l’affirmative puisque, même ses plus farouches adversaires ne se donnent aucune chance! Par ailleurs, on peut ne pas être satisfait des résultats atteints jusque-là, mais il est indéniable que le pays a fait d’énormes progrès sur plusieurs chantiers de développement. C’est en tout cas avec un bilan bien fourni que le président sortant va à la conquête d’un nouveau bail de cinq ans. On le sait, le Congo est de nos jours sur la voie du progrès et Sassou Nguessone cache pas son ambition de construire davantage une nation forte, prospère et solidaire avec une foi et une confiance inébranlable en l’avenir. La lutte contre le chômage et le sous-emploi des jeunes, la formation et le renforcement des capacités, le renforcement des services sociaux de base et autres infrastructures, voilà quelques-unes des actions que le président-candidat compte mettre en œuvre pour l’édification d’un Congo émergent. C’est dire que la dimension sociale occupera une place prépondérante dans son prochain mandat avec ces axes qui, in fine, assurent l’amélioration du bien-être humain.

Il va s’agir de traduire concrètement en acquis, les fruits de la croissance afin de ne pas démériter des générations futures et de laisser une trace indélébile dans l’Histoire. Le peuple congolais qui a démontré en deux décennies qu’il n’avait que faire des chimères des politiciens d’opérette qui ont de plus en plus le destin de feuilles mortes, n’hésiterait sans doute pas à faire chemin une fois encore avec Sassou Nguesso pour des conquêtes plus larges qui devront consolider les performances économiques et approfondir la démocratie.

Assurément, il n’y aura pas de place pour la polémique politicienne encore moins pour répondre aux donneurs de leçons qui n’ont pourtant que les menaces à la bouche tout en feignant ne pas se rendre compte qu’ils usurpent des rôles qui ne sont pas les leurs. Ainsi sur les réformes institutionnelles et économiques qui ont été promises, certains en sont toujours aux injures qui montrent à l’évidence leur incapacité à vivre les principes de base de la démocratie à travers un négationnisme primaire consistant à dénier au peuple le droit le choisir et en parlant en ses lieu et place.

Bioexpress
  • Saad E.Benabdallah, d’abord par son parcours académique : Seton Hall University aux Etats Unis (business et commerce international), académie diplomatique de Vienne en Autriche (diplomatie et relations internationales) et cycle court de l’ENA de Paris où il s’est spécialisé en négociations. Il est ensuite passé par la banque d’affaires américaine, Merryl Lynch. Enfin, par la diplomatie internationale à l’ONU.
  • Influenceur et homme de réseaux, il joue aujourd’hui le rôle de sherpa auprès de décideurs africains et moyen-orientaux. Il est aidé en cela par sa culture anglo-saxonne, francophone et arabophone. Saad E.Benabdallah ne cesse de parcourir le monde, ce qui lui donne une approche pragmatique sur les approches macroéconomiques dont il a une bonne connaissance…
  • Bref, un stratège qui nous aide à analyser et identifier les opportunités, les financements, les défis mais aussi les risques de l’ouverture sur l’Afrique.

Denis Sassou Nguesso Politique Saad E.Benabdallah

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