La spécialiste principale des principes fondamentaux au travail de l’Organisation internationale du travail (OIT), Sophie De Coninck, a déclaré à l’ouverture d’un atelier sur l’extension de la protection sociale, qu’en Afrique, 83% de la population ne bénéficie pas de couverture sociale.
«L’Afrique est la région la plus affectées par le travail des enfants mais également, celle avec la plus faible couverture de protection sociale. En Afrique, 83% de la population ne bénéficie d’aucune protection sociale», a déclaré Sophie De Coninck, jeudi 16 juin 2022 à Abidjan, lors de l’atelier initié dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants.
La protection sociale, un instrument efficace pour réduire le travail des enfants.
Les trois sous-régions affectées par le travail des enfants, à savoir l’Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Est, sont celles qui ont un faible taux de couverture sociale, a-t-elle relevé, indiquant que la protection sociale est l’une des meilleures mesures pour réduire le travail des enfants.
Toutefois, la spécialiste a précisé que «la protection sociale peut aider les familles à faire face aux crises économiques et sanitaires sans avoir recours aux travails des enfants».
C’est donc dans cette optique que l’OIT et l’UNICEF, appuyés par le projet ACCEL Africa et financé par les Pays-Bas, ont réuni les acteurs de la protection sociale avec le Comité intersyndical pour la transition vers l’économie formelle (CITEEF) pour réfléchir sur les bonnes pratiques de lutte contre le travail des enfants à travers des mécanismes de protection sociale, identifier les obstacles et de faire des propositions.
Cet atelier s’est tenu en prélude au forum de dialogue sur l’extension de la protection sociale pour accélérer l’élimination du travail des enfants dans l’économie informelle y compris le secteur agricole en Côte d’Ivoire.





Côte d’Ivoire


![Tribune | : Exploiter l’atout linguistique de l’Afrique pour accélérer son développement économique à l’ère de l’IA [Par Ben Piper (Fondation Gates) et Mamadou Amadou Ly (ARED] Former une main-d'œuvre compétente en IA ne commence pas par apprendre aux enfants à coder dans une langue étrangère. Cela commence par leur apprendre à lire dans leur propre langue. Sur tout le continent, des millions d'enfants, scolarisés, n'acquièrent pas les compétences de base en lecture et en calcul à l'âge de 10 ans, non pas par manque de talent, mais parce qu'ils sont contraints de déchiffrer une langue étrangère avant même de maîtriser la leur. Ce fossé linguistique constitue un frein silencieux à la croissance économique de l'Afrique, empêchant notre jeunesse de développer les bases cognitives nécessaires pour tirer pleinement parti des technologies de pointe](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/PHOTO-2026-07-08-14-35-15-450x178.jpg)


