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Les conditions draconiennes de la Banque mondiale à l’Afrique du Sud

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La Banque mondiale est en train de mettre la pression sur l’Afrique du sud pour la réduction de sa masse salariale afin de bénéficier d’un crédit de 2 milliards de dollars. Il faut en plus que les fonds alloués ne servent pas à renflouer les caisses des entreprises publiques faisant face actuellement à d’énormes difficultés. C’est ce qu’a affirmé une source préférant garder l’anonymat à l’agence d’information économique Bloomberg.

Ce sont ces deux conditions posées par la Banque mondiale qui bloquent depuis avril le déblocage de ce crédit essentiel pour le gouvernement sud-africain qui fait face à l’une des crises les plus sévères des cent dernières années.

Au cours des 12 derniers mois, l’Afrique du Sud s’est tournée vers les bailleurs de fonds internationaux, pour la première fois depuis la fin de l’apartheid, faisant ainsi face à une farouche opposition politique. Sauf que sans le concours étranger, le gouvernement aura d’énormes difficultés à surmonter la crise économique aggravée par la pandémie du Covid-19.

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Tito Mboweni, le ministre des Finances, sous pression devant l’état désastreux de certaines entreprises publiques, doit présenter dès demain mercredi 28 octobre son plan de relance économique à moyen terme. Il est obligé d’y prévoir le renflouement de ces entreprises publiques.

Pour le moment, l’Afrique du Sud a emprunté ça et là quelque 5,64 milliards de dollars, au titre de prêts d’urgence pour faire face à l’impact de la crise du nouveau coronavirus. Il y a le milliard de dollars contracté auprès de la New Developpement Bank, la banque des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), les 4,3 milliards de dollars accordés par le Fonds monétaire international, les 310 millions de la Banque africaine de développement. La Banque mondiale, pour sa part, n’a allongé que 50 petits millions, en attendant que ses conditions soient acceptées.

Il convient de noter que beaucoup d’entreprises publiques sud-africaines sont au bord de la faillite, allant de la société d’électricité Eskom à la compagnie de transport aérien South African Airways, en passant par l’Agence nationale pour l’armement. Elles survivent toutes grâce au soutien permanent du trésor public.

La Banque mondiale est disposée à prêter directement à Eskom quelque 3,5 milliards de dollars, cependant elle exige que les fonds servent à financer surtout des équipements qui respectent l’environnement et non pour construire d’autres centrales à charbon.

 

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