La Côte d’Ivoire mobilise les fonds dont elle a besoin pour faire face à la propagation du coronavirus au sein de sa population. Elle a pour cela créé quatre fonds spéciaux d’urgence afin de soutenir chaque frange de ses contribuables.
La Banque nationale d’investissement (BNI) a été retenue pour accueillir ces quatre fonds.
La BNI, une banque sur le fil. Les quatre banques publiques ivoiriennes que sont la Banque populaire de Côte d’ivoire (ancienne Caisse Nationale des Caisses d’Épargne), la Banque de l’Habitat de Côte d’ivoire (BHCI), Versus Bank et la Banque Nationale d’Investissement (BNI), ainsi que la Caisse de Dépôts et de Consignations étaient au coude à coude pour accueillir les quatre fonds dédiés à la lutte contre la pandémie du coronavirus. Mais c’est finalement la BNI qui a été choisie pour gérer cette importante manne financière.
En effet ces quatre fonds se composent d’un fonds de solidarité (170 milliards de FCFA), d’un fonds de soutien aux grandes entreprises (100 milliards FCFA), d’un fonds de soutien aux PME (150 milliards FCFA) et d’un fonds de soutien au secteur informel (100 milliards FCFA), soit en tout 520 milliards FCFA, environ 794 millions d’euros. Pour le Directeur général de la BNI Youssouf Fadiga : «Je suis heureux d’apporter ma contribution à cette lutte qui nous concerne tous et j’en mesure toute la portée. Je puis vous assurer que ces fonds seront gérés scrupuleusement et iront à tous leurs bénéficiaires».
La Banque nationale d’investissement a marqué les esprits en mars 2020 en offrant un chèque de 50 millions FCFA à l’État ivoirien dans sa lutte contre la pandémie du coronavirus à travers la régie spéciale Covid. Mais en réalité, la BNI peine toujours à se relever des récentes difficultés qu’elle a traversées. En effet, il aura fallu l’année dernière un sauvetage de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) pour lui éviter la faillite. Cette dernière était alors entrée dans le capital de la BNI à hauteur de 19,16%. Ces fonds viennent donc comme une véritable bouffée d’oxygène pour une banque dont la gestion n’est toujours pas assainie du fait des investissements risqués de sa filiale BNI Gestion.
Il faut rappeler que l’État ivoirien a également reçu le 18 avril dernier deux décaissements d’urgence du FMI d’un montant total de 886,2 millions de dollars US toujours dans la lutte contre la pandémie du Coronavirus.





Côte d’Ivoire



![Éclairage | Les investissements étrangers au Maroc et le cadre de garantie des transferts : le dispositif de la convertibilité à terme – Partie III [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] Dans cette troisième partie, nous présentons les modalités pratiques de transfert des produits de cession ou de liquidation des investissements étrangers au Maroc dont le financement en devise n'a pu être justifié conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Nous rappelons que la garantie de transfert est légalement et automatiquement acquise aux investissements étrangers dont le financement : • est effectué réellement en devise et dont le justificatif est présenté à la banque lors de la réalisation du transfert (revenus ou produits de cession de l'investissement) ; • est effectué en dirhams convertibles (à l'origine) ou d'après le mécanisme de la convertibilité à terme.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Or-450x253.jpg)
![Édito | Aviation : les futurs majors aériens [Par Jean-Louis Baroux] Et pourtant, qu'on le veuille ou non, le transport aérien continue à croître. Il n'est qu'à songer aux quelque 20 000 appareils actuellement en commande, en rappelant que la valeur moyenne d'un avion moderne est de 100 millions de dollars. Les chiffres sont vertigineux, et l'on voit mal comment ils pourraient être supportés uniquement par les pays qui ont jusqu'à présent fait la prospérité de ce secteur.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Inde-Chine--450x230.jpg)
