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Dette africaine: les créanciers privés proposent un traitement au cas par cas

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Au moment où l’actualité financière africaine était marquée par l’insolvabilité de la Zambie qui s’est manifestée la semaine dernière, plusieurs organismes internationaux se penchaient avec les investisseurs internationaux sur les mesures à prendre pour accompagner les pays du continent.

En effet, la Commission économique des Nations-unies pour l’Afrique (CEA) et l’Institut de la finance internationale (IIF) se sont réunis avec les ministres africains des Finances et du Développement et les partenaires, pour discuter du rôle des capitaux privés pendant la crise et la relance post-pandémique.

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L’objectif de cette réunion qui s’est tenue le 1er octobre était justement de discuter du rôle du secteur privé dans le soutien aux pays à faible revenu pendant la crise de Covid-19 et dans la promotion du développement post-pandémique. La résolution la plus importante prise avec les créanciers privés issue de cette rencontre est le traitement au cas par cas de la dette de chaque pays, selon sa situation.

« Aucun pays n’est entré dans la crise avec la même position, et leur situation économique continue de refléter la diversité du continent africain », écrivent les participants. Et d’ajouter : « En conséquence, nous recommandons une approche au cas par cas pour résoudre toute éventuelle insolvabilité comme solution la plus viable ».

En outre, la CEA, l’IIF et les créanciers privés, affirment avoir pris « note des travaux du FMI sur un nouveau cadre de restructuration de la dette qui permettra aux pays désireux de participer d’y participer ». Selon eux, toutes les parties prenantes, y compris les pays débiteurs et le secteur privé, doivent s’asseoir autour d’une table et leurs points de vue pris en considération.

« Nous encourageons vivement une consultation ouverte, inclusive et transparente avec les créanciers privés et les souverains africains alors que des options de réforme sont envisagées dans les initiatives du secteur privé. ainsi que le cadre de restructuration de la dette, et sur la base de la conférence des Nations-unies sur le financement du développement qui vient de s’achever ».

Représentant le secteur privé, l’IIF a aidé à coordonner les points de vue de plus de 100 des plus grands gestionnaires d’actifs, de banques et d’autres institutions financières au monde fournissant des financements privés aux nations et aux entreprises via des euro-obligations, des prêts syndiqués, des financements commerciaux et d’autres structures de crédit à travers le continent africain. Ces investisseurs sont devenus incontournables pour les pays du continent comme pour d’autres marchés émergents, et représentent un total d’actifs sous gestion de plus de 45 000 milliards de dollars.

Cette rencontre fait suite aux réunions des ministres des Finances et du Développement que la CEA a convoquées dans le cadre de son soutien aux États membres sur la crise et s’inscrit dans le cadre d’un dialogue continu entre les secteurs public et privé.

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