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Ethiopie : une nouvelle étape dans la construction du Grand barrage de la Renaissance (GERD)

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Sur le chantier du GERD, un réservoir de 79 milliards de m3, soit près de deux fois la capacité du barrage des Trois Gorges en Chine, considéré comme le plus grand aménagement hydroélectrique au monde, avec une capacité installée de 22 500 MW, les préparatifs d’un test de production d’électricité sont terminés, selon l’hebdomadaire français Capital, citant une source au sein du gouvernement éthiopien.

Si cette information n’a pas encore été officiellement confirmée par Addis-Abeba, elle corrobore les récentes déclarations de Sileshi Bekele, le négociateur en chef et conseiller pour les fleuves transfrontaliers et le GERD au cabinet du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed. 
Sur son compte Twitter, l’ancien ministre éthiopien de l’Eau et de l’Irrigation a indiqué que le GERD livrerait son premier MW en cinq semaines. Dans un premier temps, les deux premières tranches de la centrale seront mises en service, avec une capacité installée de 700 MW. Une fois pleinement opérationnel, le barrage aura une capacité de 5 250 MW, soit près du double de la capacité installée d’un pays comme le Kenya (2 819 MW).

Des progrès malgré les tensions avec les voisins 

Mais la réalisation de ce mégaprojet entièrement financé par l’argent du contribuable éthiopien est vivement contestée par les voisins de l’Éthiopie, notamment l’Égypte et le Soudan. Ces pays, situés dans le bassin du Nil, dépendent du plus grand fleuve du continent africain pour leur approvisionnement en eau, leur irrigation et leur production d’électricité.  Les autorités soudanaises et égyptiennes estiment que le projet hydroélectrique situé en territoire éthiopien affecte leur sécurité.
La mise en place de ce projet hydroélectrique irrite particulièrement l’Egypte, qui a déjà porté le problème devant plusieurs instances internationales, dont la Ligue arabe, qui a condamné il y a quelques mois les agissements d’Addis-Abeba.
Fin 2021, le chef de l’Etat de la RD du Congo Félix Tshisekedi, avant de céder son titre de Président de l’Union africaine au Président Macky Sall, du Sénégal, a tenté d’amener les trois belligérants à poursuivre les pourparlers, sans succès. L’une des pierres d’achoppement des négociations est le rythme de remplissage du GERD. L’Égypte et le Soudan proposent une période de remplissage de 15 ans. L’Éthiopie prévoit de remplir son barrage dans sept ans. Le problème a également été renvoyé au Conseil de sécurité des Nations unies, qui veut éviter une escalade militaire entre les trois pays.
Pour mémoire, le GERD disposera d’un réservoir de 79 milliards de m3, soit près de deux fois la capacité du barrage des Trois Gorges (45,3 milliards de m3) en Chine, considéré comme le plus grand aménagement hydroélectrique au monde, avec une capacité installée de 22 500 MW.

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Un commentaire

  1. Moi je dis bravo à l’Ethiopie, l’Afrique a besoins d’électricité et ce n’est pas négociable, n’en déplaise à certains.

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