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Guinée : L’opposition hausse le ton contre la junte

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Des dizaines de partis parmi les plus représentatifs du pays ont décidé de braver l’interdiction de manifester décrétée par la junte.

Après une période d’observation de plusieurs mois entre les deux camps, ce durcissement de ton signe la fin de la période de grâce dont bénéficiaient les colonels qui avaient chassé Alpha Condé du pouvoir en septembre 2021. Les opposants malmenés sous le régime de l’ancien président avaient placé de gros espoirs dans la volonté proclamée du chef de la junte, le colonel Mamady Doumbouya pour apaiser le pays et fixer un chronogramme raisonnable pour un retour à l’ordre constitutionnel. Neuf mois après, c’est la douche froide dans les QG des partis politiques.

Les partis politiques qui défient la junte sont regroupés au sein du G58, une structure de coordination où ils cohabitent avec le parti du Pr Alpha Condé, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) qu’ils avaient combattu lorsque ce dernier était au pouvoir.

Dans un communiqué au ton virulent que cite l’AFP, le G58 et le RPG préviennent que le pouvoir militaire « sera le seul responsable de la dégradation du climat et de la paix sociale que pourrait connaître notre pays dans les jours à venir ». La rupture, déjà rampante, a été confirmée suite à la décision de la junte de fixer à trois ans la durée de la période de transition. Le G58 et le RPG « désapprouvent avec la plus grande fermeté » cette décision.

Plus globalement, les partis membres du G58 « rejettent l’autoritarisme » du colonel Doumbouya et accusent la junte d’avoir fixé « unilatéralement » la durée de la transition et de chercher à « confisquer le pouvoir ».

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