Mostafa Madbouli, Premier ministre d’Egypte
Après plusieurs mois de négociations, le Fonds monétaire international (FMI) et Le Caire sont parvenus jeudi 27 octobre à un accord sur un programme de financement de 3 milliards de dollars.
Ce programme s’étalera sur une période de 46 mois. L’accord intervient après une dévaluation de 15% de la livre égyptienne, qui constituait l’une des conditions requises par le Fonds pour l’approbation d’un programme de financement en faveur du Caire.
Le FMI avait annoncé, le 19 septembre dernier, un achèvement imminent des négociations qu’il menait avec l’Egypte sur un nouveau programme de financement destiné à soutenir l’économie de ce pays aux prises avec de fortes pressions financières liées aux conséquences de la guerre en Ukraine.
Alors que les investisseurs étrangers ont retiré 20 milliards de dollars du marché de la dette égyptien depuis le début du conflit russo-ukrainien, le pays le plus peuplé du monde arabe doit faire face à l’explosion des factures d’importation de produits alimentaires et de carburant. Goldman Sachs a estimé, dans une analyse publiée en août dernier, que l’Egypte a besoin de 15 milliards de dollars pour répondre à ses besoins de financement au cours des trois prochaines années.
Le Caire avait déjà fait appel au FMI à trois reprises ces dernières années, empruntant 12 milliards de dollars en 2016 au titre du mécanisme élargi de crédit, 2,8 milliards au titre d’instruments de financement rapide en 2020, et 5,2 milliards de dollars au titre d’un accord de confirmation la même année.


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