Tous les articles qui parlent de Afrique de l'Ouest

L'opération, autorisée par la Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria, portera sur « 4,1 milliards d'actions ordinaires au prix de 525 nairas par action, ce qui pourrait permettre de lever environ 2 150 milliards de nairas en cas de souscription intégrale », soit 1,6 milliard de dollars, a indiqué le groupe dans un communiqué publié vendredi 4 septembre. Selon l'entreprise, cette entrée en Bourse « pourrait devenir l'une des plus importantes opérations sur les marchés financiers de l'histoire du Nigeria. »

Le groupe du milliardaire nigérian Aliko Dangote lancera le 14 septembre l'introduction en bourse de Dangote Petroleum Refinery, la société qui exploite sa méga-raffinerie de Lekki, près de Lagos. Objectif affiché : lever 1,6 milliard de dollars pour financer le doublement de sa capacité de production, qui passerait à 1,4 million de barils par jour d'ici à 2028. De quoi détrôner la raffinerie indienne de Jamnagar et faire du site nigérian la plus grande unité de raffinage au monde.

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté la résolution « Correct the Map », portée par le Togo au nom du Groupe africain. Le texte a recueilli 164 voix pour, une contre - celle des États-Unis - et six abstentions.

À l’initiative du Togo, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution appelant à une représentation plus fidèle des proportions réelles des continents sur les cartes. Un vote largement favorable qui remet sur la table les biais de la célèbre projection de Mercator et ouvre un débat sur la manière dont les cartes façonnent les perceptions du monde.

Le Sénégal veut éviter le scénario du défaut. Mardi 1er septembre, Dakar a dévoilé les contours d’un programme de sauvetage négocié avec le Fonds monétaire international (FMI), qui devrait ouvrir la voie à la restructuration de près de 5 milliards de dollars d’eurobonds. Mais pas question, du moins à ce stade, de fermer le robinet des remboursements.

En négociant avec le FMI la restructuration de près de 5 milliards de dollars d’eurobonds, Dakar ouvre une voie encore inédite parmi les pays engagés dans le Cadre commun du G20. Contrairement à la Zambie, au Ghana ou à l’Éthiopie, le Sénégal veut continuer à payer ses créanciers pendant les discussions. Un pari destiné à préserver la confiance des marchés, mais qui pourrait mettre à rude épreuve le dispositif international de restructuration de la dette.

L'analyse systématique de 101 événements diplomatiques, économiques et sécuritaires survenus entre 2010 et 2026 révèle une asymétrie structurelle frappante. Le Maroc maintient un taux de coopération de 100 % avec l'ensemble du bloc sahélien (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad). L'Algérie, de son côté, affiche un taux global de 78 %, plombé par une rupture avec le Mali. Loin d'être un simple affrontement binaire, cette rivalité met en lumière deux modèles d'influence qui se concurrencent.

Longtemps cantonnée aux contentieux frontaliers et à la question du Sahara marocain, la rivalité entre le Maroc et l'Algérie a trouvé dans le Sahel en recomposition un nouveau champ de bataille géopolitique. Face au vide laissé par le retrait français et à la montée en puissance de la Russie, Rabat et Alger déploient des stratégies radicalement différentes. Entre l'offensive économico-diplomatique marocaine et le paradigme sécuritaire historique d'Alger, les États sahéliens apprennent désormais à instrumentaliser cette compétition à leur avantage. Il fut un temps où la rivalité entre le Maroc et l'Algérie se jouait principalement dans les couloirs de l'Union africaine ou sur la ligne de démarcation du Sahara marocain.

Lancés le 6 mai 2026 à Ouagadougou sous le slogan « J'investis pour le Burkina Faso, je souscris pour les générations futures », ces titres avaient pour objectif de mobiliser 125 milliards de FCFA.

C'est une première dans l'histoire financière du Burkina Faso. Ce jeudi 3 septembre 2026, à Abidjan, le Trésor public burkinabè a fait sonner la cloche de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) pour l'admission à la cote de deux emprunts obligataires inédits : les TPBF Diaspora Bonds 6,75 % 2026-2031 et TPBF Diaspora Bonds 6,85 % 2026-2033.

L'annonce a été faite par le président John Dramani Mahama le 16 juillet dernier.​ Cette solution de proximité montre les difficultés que traverse la filière cotonnière ghanéenne.

Le Ghana veut relancer son industrie textile, longtemps l'un des fleurons industriels de l'ex-Gold Coast, mais il lui manque l'essentiel : le coton. Faute d'une production locale suffisante, Accra négocie avec le Bénin, premier producteur africain de l’or blanc, un protocole d'accord destiné à approvisionner l'usine Volta Star Textiles Limited (VSTL) de Juapong, en réhabilitation dans la région de la Volta.

La Banque mondiale renforce son dispositif en Sierra Leone. Annoncée le 1er septembre par l’institution de Bretton Woods, la nomination d’Aissatou Diallo au poste de directrice-pays place une cadre chevronnée aux commandes des opérations du Groupe dans le pays.

La Banque mondiale a choisi une nouvelle figure pour piloter ses opérations en Sierra Leone. La Guinéenne Aissatou Diallo prend la tête d’un portefeuille de près de 1,2 milliard de dollars, avec pour mission de soutenir la croissance, attirer davantage d’investissements privés et s’attaquer aux fragilités persistantes de l’économie sierra-léonaise.

Le nouveau directeur général du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) n'aura pas droit à une longue période d'observation. Installé lundi 31 août à Dakar, Mam Cherno Jallow a immédiatement affiché ses priorités : renforcer les capacités techniques et financières des États membres, mais aussi celles du secrétariat du GIABA.

Dakar, 31 août 2026. Le Gambien Mam Cherno Jallow a officiellement pris la tête du GIABA, le gendarme ouest-africain de la lutte contre le blanchiment de capitaux. Désigné en juillet par les chefs d'État de la CEDEAO, il arrive à un moment stratégique pour l'institution, à l'approche d'un nouveau cycle d'évaluations mutuelles et alors que le périmètre régional vient de s'élargir à nouveau.

Le FMI et le Sénégal sont parvenus à un accord au niveau des services sur ce programme de prêts, a annoncé le Fonds mardi 1er septembre. Dans un communiqué distinct, le ministère sénégalais de l'Économie et des Finances a fait état d'un « cadre commun renforcé » visant à rétablir la « soutenabilité de la dette », sans préciser les mesures envisagées à cet effet. L'annonce n'a pas rassuré les investisseurs : les obligations sénégalaises ont chuté à des niveaux historiquement bas, s'échangeant toutes désormais sous 50 cents pour un dollar ou un euro, soit la moitié de leur valeur nominale.

Le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) ont conclu un accord de principe portant sur un programme de financement de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. En contrepartie, Dakar s'engage à rétablir la soutenabilité de sa dette, après la découverte de plus de 11 milliards de dollars d'emprunts non déclarés sous l'ancienne administration. Un nouveau départ sous haute tension, alors que les marchés sanctionnent déjà lourdement la dette sénégalaise.