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Cette annonce marque la conclusion de plusieurs années de négociations impliquant treize pays membres de la Cédéao. Le projet est, il est vrai, d'une envergure sans précédent. Long de 6.900 kilomètres, le gazoduc reliera les côtes du Nigeria à celles du Maroc en longeant la façade atlantique du Continent, à travers un tracé hybride combinant des segments sous-marins et terrestres.

Le gigantesque projet d’un gazoduc de 25 milliards de dollars, reliant le Nigeria au Maroc pour approvisionner les marchés européens en GNL (gaz naturel liquéfié), prend forme, rapporte notre confrère Sika Finance s’appuyant sur les déclarations de la directrice générale de l’Office national (marocain) des Hydrocarbures du Maroc (Onhym). En effet, Abuja et Rabat s'apprêtent à poser la toute dernière pierre juridique de ce projet aux dimensions titanesques. Un accord intergouvernemental portant sur la construction de ce gazoduc dont le coût est estimé à 25 milliards de dollars, sera signé cette année, confirme Amina Benkhadra.

Longtemps perçue avant tout comme une puissance agricole, la Côte d’Ivoire voit désormais son potentiel minier gagner en visibilité et en crédibilité sur la scène internationale. L’essor du secteur repose à la fois sur l’accélération des découvertes, la montée en compétences des acteurs locaux, l’amélioration du cadre réglementaire et un climat des affaires attractif. Cette dynamique suscite l’intérêt croissant des compagnies minières internationales pour le sous-sol ivoirien.

Ces dernières années, la Côte d’Ivoire a considérablement renforcé  la place du secteur minier dans son économie. Découvertes majeures, arrivée de nouveaux investisseurs, réforme du code minier et structuration progressive de la filière témoignent de l’importance croissante accordée aux ressources extractives dans la stratégie de développement du pays, traditionnellement dominée par l’agriculture.

Pendant la campagne électorale, la colistière du candidat Romuald Wadagni, Mariam Chabi Talata, avait prononcé une phrase qui résonne désormais comme une prophétie. Évoquant un village de sa commune baptisé Petit Paris, elle déclarait : "À l'époque, ils disaient qu'ils aimeraient devenir comme Paris.

Alors que le Bénin attend les premiers résultats officiels de la présidentielle du 12 avril 2026, une tendance forte se dégage des premières observations de terrain  : les populations se sont fortement mobilisées, surprenant les observateurs après la faible participation aux législatives de janvier 2026. Une participation élevée qui s’explique par une campagne menée tambour battant sur le terrain et l’absence de problèmes logistiques.

À Gogounou, dans le département de l’Alibori, les cours d’écoles ont connu leur plus forte affluence aux toutes premières heures de la matinée. Dans cette région septentrionale où le pastoralisme rythme le quotidien, l’objectif premier des habitants était de devancer la montée des températures. « Je suis venu m’aligner depuis 6h30. Avec le soleil qui frappe vite ici, il vaut mieux voter à la fraîche. Comme il n’y a pas d’activité au champ aujourd’hui, je vais juste rentrer m’occuper de mes bêtes à la maison », explique Orou, éleveur, l’index marqué par l’encre indélébile.

À la mi-journée de ce dimanche 12 avril, le scrutin présidentiel se déroule dans le calme à travers le pays. Nos envoyés spéciaux font état d'une participation notable depuis l'ouverture des bureaux de vote, avec une dynamique particulièrement marquée dans les départements ruraux. De Gogounou (Alibori) à Dogbo (Couffo) en passant par Zagnanado (Zou), observation d'une matinée électorale rythmée par les habitudes locales.

L’heure était à l’évaluation et à la prospective au cœur de la capitale burkinabè. Cette session ordinaire du Comité de pilotage n’était pas qu’une simple formalité administrative, mais un véritable conseil de guerre économique. Le rapport de mise en œuvre au 31 décembre 2025 révèle des avancées significatives, prouvant que malgré les défis sécuritaires et géopolitiques, la machine des réformes ne grippe pas.

Réuni ce vendredi 10 avril 2026 à Ouagadougou, le Comité de pilotage du climat des affaires, sous l’égide du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a tracé les nouveaux sillons d’une économie burkinabè plus agile et compétitive. Entre digitalisation massive et réformes structurelles, le pays des Hommes intègres affiche l’ambition de transformer l’environnement des affaires en un levier de souveraineté nationale.

L’actuel ministre des Finances a promis d'aller «encore plus loin» dans la transformation du pays, tandis que son seul rival est resté très discret, rapporte l’AFP. Pour prendre sa suite, Talon a adoubé Romuald Wadagni, l’argentier du pays, qui bénéficie du soutien des deux principaux partis de la majorité présidentielle. Son seul adversaire, l'opposant dit «modéré», Paul Hounkpè, a mené une campagne presque invisible, avec quelques déplacements en province mais a tenu très peu de grands meetings.

La campagne présidentielle s'achève ce vendredi 10 avril avec plusieurs meetings avant le scrutin de ce dimanche dont les résultats seraient sans suspense tant le candidat porté par la majorité sortante, Romuald Wadagni, 49 ans, est donné largement favori. Le Bénin élit son président dans 48 heures après 10 ans de gouvernance de Patrice Talon, qui passe la main conformément à la Constitution.

L’opération a été structurée par la banque d’investissement panafricaine Verdant avec les conseils juridiques du cabinet Sullivan, basé à Londres et du cabinet JLD & MB, basé à Accra. La mine d'or de Bogoso-Prestea est l'une des plus importantes en Afrique de l'Ouest avec une production cumulée de 9 millions d'onces d'or depuis sa création. Heath Goldfields a procédé à la première coulée d'or sur le site en février 2026, marquant ainsi la reprise de la production après deux ans d'arrêt.

Le négociant mondial de matières premières Trafigura, d’origine néerlandaise mais dont le siège est basé à Singapour, a conclu un accord avec la firme ghanéenne Heath Goldfields portant sur l’acquisition de 700.000 onces d’or provenant de la mine d’or de Bogoso-Prestea, située à l’ouest du Ghana, ont déclaré les deux parties dans un communiqué jeudi 9 avril. Parallèlement à cette opération, Trafigura accorde à son partenaire un emprunt de 65 millions de dollars afin de soutenir la reprise de l’exploitation du minerai oxydé de la mine. Aux termes de l'accord, le négociant singapourien agira en tant qu'acheteur de l'or doré produit à l'usine de traitement de Bogoso-Prestea, les livraisons devant commencer dès cette année.