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Le nouveau directeur général du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) n'aura pas droit à une longue période d'observation. Installé lundi 31 août à Dakar, Mam Cherno Jallow a immédiatement affiché ses priorités : renforcer les capacités techniques et financières des États membres, mais aussi celles du secrétariat du GIABA.

Dakar, 31 août 2026. Le Gambien Mam Cherno Jallow a officiellement pris la tête du GIABA, le gendarme ouest-africain de la lutte contre le blanchiment de capitaux. Désigné en juillet par les chefs d'État de la CEDEAO, il arrive à un moment stratégique pour l'institution, à l'approche d'un nouveau cycle d'évaluations mutuelles et alors que le périmètre régional vient de s'élargir à nouveau.

En 2025, la Commission bancaire de l’UMOA a nettement musclé son dispositif de surveillance. Injonctions, blâmes et sanctions pécuniaires ont bondi en un an, alors même que le nombre de missions de vérification est resté quasiment stable. Un durcissement qui traduit la volonté du régulateur de resserrer l’étau autour des établissements financiers de la région.

En 2025, la Commission bancaire de l’UMOA a nettement musclé son dispositif de surveillance. Injonctions, blâmes et sanctions pécuniaires ont bondi en un an, alors même que le nombre de missions de vérification est resté quasiment stable. Un durcissement qui traduit la volonté du régulateur de resserrer l’étau autour des établissements financiers de la région.

Le classement des principales banques de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a connu plusieurs bouleversements en 2025. Sur les 135 établissements bancaires recensés dans la zone, la Société Générale Côte d’Ivoire conserve la tête avec un total bilan de 3 783,4 milliards de FCFA (6,7 milliards de dollars) à fin décembre 2025.

Le paysage bancaire ouest-africain se recompose. Selon le rapport annuel 2025 de la Commission bancaire de l’UMOA, la Société Générale Côte d’Ivoire reste la première banque de l’Union par le total bilan. Mais derrière elle, la Banque nationale d’investissement (BNI) signe une spectaculaire progression et ravit la deuxième place à NSIA Banque Côte d’Ivoire. Autre fait marquant : la BIIC fait son entrée dans le top 10, tandis que Société Générale Sénégal en sort.

Depuis le 15 août, les automobilistes sénégalais paient 990 francs CFA le litre de super, contre 755 francs pour le gasoil. À Niamey, le même litre d’essence ne coûte que 499 francs. Entre les deux capitales de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), l’écart est désormais spectaculaire : le prix du super varie presque du simple au double.

De Dakar à Niamey, le prix de l’essence varie désormais presque du simple au double. Alors que le baril de Brent s’approche des 93 dollars, les États de l’UEMOA se retrouvent pris entre la nécessité de contenir l’inflation et celle de préserver des finances publiques déjà sous tension. Une équation qui pourrait annoncer de nouvelles hausses à la pompe.

Les montants donnent la mesure du phénomène. Les dépôts et emprunts des établissements de crédit ont atteint 56 200,20 milliards de FCFA - environ 85,82 milliards d’euros- à fin 2025. Dans le même temps, les crédits à la clientèle se sont établis à 38 731,60milliards de FCFA ​.

En 2025, les banques et établissements financiers de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) ont collecté des ressources à un rythme près de trois fois supérieur à celui des crédits accordés à leur clientèle. Selon le rapport annuel 2025 de la Commission bancaire de l’UMOA, les dépôts et emprunts ont progressé de 16 %, contre 5,5 % pour les crédits. Un décalage qui souligne la difficulté du système bancaire régional à transformer une épargne abondante en financement de l’économie.

Pensée pour une génération ultra-connectée, la nouvelle offre "PACK SMART START" ambitionne de familiariser les adolescents avec les services financiers numériques dès le plus jeune âge. À travers cette initiative, Banque Atlantique et Wizall Money entendent conjuguer innovation, éducation financière et contrôle parental, tout en préparant l'avenir de la bancarisation dans l'espace UEMOA.

Dans l’ensemble, les perspectives économiques demeurent favorables dans l’Union, avec une croissance attendue à 6,1% en 2026 et à 6,2% en 2027, après 6,6% en 2025, relève la Banque centrale. « Cette évolution résulte du dynamisme des industries extractives et manufacturières, des activités commerciales et des services ainsi que les bonnes perspectives de la campagne agricole 2026/2027 », explique la BCEAO. 

Dans son Rapport sur la Politique monétaire dans l’UMOA, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) projette un dynamisme de la croissance et la contraction de l’inflation dans la sous-région. Le taux de croissance du PIB réel de l’UEMOA s’établirait à 6,2% au deuxième trimestre 2026, après une performance de 6,1% au trimestre précédent. Ce tableau clinique est plutôt exceptionnel et ce, malgré les risques liés aux tensions au Moyen-Orient.

La BCEAO franchit une nouvelle étape dans son rapprochement avec le PAPSS. Depuis Dakar, où se tiennent les derniers arbitrages, l'institution finalise les accords qui permettront le lancement d'une phase pilote de six mois réunissant plus de 80 banques commerciales de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) s'apprête à lancer une phase pilote de six mois avec le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS). Plus de 80 banques commerciales de l'UEMOA participeront à l'expérimentation, tandis que la BCEAO choisit, pour l'heure, de rester en retrait. Une approche prudente qui contraste avec l'adhésion pleine et entière récemment actée par la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC).