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Les relations entre le Maroc et l'Union européenne ont évolué d'un simple accord commercial en 1969 à un partenariat stratégique multidimensionnel ; l'accord d'association de 1996 (en vigueur en 2000) a posé les bases, renforcées par l'intégration du Maroc dans la Politique européenne de voisinage en 2004 et l'obtention du statut avancé en 2008, qui a reconnu le Maroc comme un « partenaire privilégié » visant à favoriser la convergence réglementaire et à renforcer la coopération en matière de sécurité et de migration.

Depuis le déclenchement de la crise migratoire de Sebta, il y a environ six semaines, la scène politique espagnole s'est focalisée sur ce sujet, devenu le centre des débats, des manchettes de journaux et un enjeu électoral instrumentalisé par la droite et l'extrême droite afin de faire tomber la coalition conduite par le parti socialiste de Pedro Sánchez. Toutefois, ce qui a pris de court plusieurs observateurs, c'est la tournure qu'ont pris les événements, car l'affaire a été européanisée et la coalition de droite au Parlement européen a saisi cette aubaine pour fragiliser le gouvernement Sánchez et prendre sa revanche sur le Maroc, qui lui a essuyé plusieurs revers, notamment au sujet de l'affaire du Sahara marocain et l'inclusion des produits originaires de ces provinces dans l'accord de libre-échange et l'accord de pêche.

Derrière ces flux, des profils jeunes, diplômés et à hauts revenus, en quête d'une fiscalité plus douce et d'une stabilité politique que leurs pays ne leur garantissent plus.

Quatre millions. C'est le nombre de ressortissants de pays occidentaux ayant fait leurs valises en 2024, selon une analyse de l'hebdomadaire britannique The Economist. Le phénomène, fondé sur les données de 31 pays hors États-Unis, progresse de 20 % par rapport à l'avant-pandémie de Covid-19. La Suède enregistre une hausse de 60 %, le Canada de 34 %, la Nouvelle-Zélande de 29 %, et l'Italie connaît ce que le magazine qualifie de « boom de l'émigration vers l'étranger. »

Malgré la menace des risques inflationnistes, la BCE estime que la situation reste encore maîtrisable : « l’incertitude demeure élevée et l’incidence inflationniste du choc énergétique ne s’est pas encore totalement matérialisée ». Les perspectives d’évolution des prix de l'énergie, bien que très volatiles, sont actuellement proches du scénario de référence des projections établies en juin dernier et largement supérieures aux niveaux observés avant le début du conflit au Moyen-Orient.

Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé ce jeudi 23 juillet, de laisser inchangés les trois taux d’intérêt directeurs de la Banque. Les taux d’intérêt de la facilité de dépôt, des opérations principales de refinancement et de la facilité de prêt marginal resteront inchangés, à respectivement 2,25 %, 2,40 % et 2,65 %.

C'était l'époque où les transporteurs nationaux : Air France, Lufthansa, British Airways, Alitalia, SAS, KLM et j'en passe avaient développé le premier réseau international mondial, loin devant même les États-Unis largement concentrés sur leur espace domestique. Les temps ont bien changé. Les opérateurs traditionnels n'ont pas su gérer l'arrivée des transporteurs « low costs » dans lesquels ils ont vu des ennemis au lieu de les considérer comme de fantastiques développeurs de marché.

On peut se poser la question au vu des contraintes imposées par l'Union européenne mais également directement par les États européens à leur transport aérien. Il est loin le temps où cette activité faisait la fierté du continent. Entre les années 1960 et 1980, les compagnies européennes représentaient le fleuron du Vieux Continent qui était en train de se reconstruire après avoir passé des siècles à des luttes internes qui ont été jusqu'à presque le détruire.

Longtemps liées par l’histoire, la géographie et des intérêts économiques convergents, l’Afrique et l’Europe pourraient entrer dans une nouvelle ère de coopération. Dans une étude publiée début mai 2026 et intitulée Strengthening the Africa-Europe Corridor : Strategic Imperative in a Multipolar World, le cabinet Boston Consulting Group (BCG) estime que les échanges entre les deux continents pourraient atteindre près de 1 000 milliards de dollars d’ici 2035, contre 545 milliards en 2024.

En abandonnant une relation commerciale classique au profit d’une logique de «co-production», l’Afrique et l’Europe pourraient quasiment doubler leurs échanges en dix ans. Selon un rapport du BCG, cette alliance stratégique, fondée sur des chaînes de valeur intégrées, pourrait transformer les deux continents en partenaires industriels majeurs dans un monde de plus en plus multipolaire.

Epine dorsale silencieuse de l'économie mondiale, les infrastructures sous-marines (câbles de données, gazoducs, pipelines) assurent le transport de plus de 99 % du trafic internet et de 22 billions de dollars de transactions financières par jour de travail (Lionel Yee Singapore CIL Conference 2025), tout en formant le socle de la transition énergétique vers l'hydrogène vert et l'éolien offshore.

Nous assistons de nos jours à des changements majeurs non seulement au niveau des équilibres des forces au niveau mondial mais aussi à l’utilisation d’armes hybrides par certains acteurs étatiques, nous avons déjà passé en revue les armes géoéconomiques et géopolitiques de toutes sortes dans des articles précédents dans ce site. Cet article se penche sur les menaces qui pèsent sur les infrastructures sous-marines et/ou en offshore et le danger que cela représente pour la sécurité et la quête de la souveraineté numérique et énergétique.

On peut légitimement s’interroger sur le bien fondé de ces condamnations. En quoi une entente entre des compagnies aériennes, parfois concurrentes pourrait-elle affecter la bonne marche de ce secteur d’activité ? Que je sache, Air France et KLM ainsi que Martinair font partie du même groupe capitalistique et il est tout de même raisonnable d’essayer d’améliorer la rentabilité de l’ensemble. Au lieu de cela, il va devoir débourser 340 millions d’euros. Pour le bénéfice de qui ?

Surprise, la semaine dernière, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) à condamné en dernière instance, après 16 ans de procédures, un (soi-disant) cartel de compagnies aériennes, pour entente sur les prix de service dans le secteur du fret aérien. Cela concerne entre autres Air France, KLM et leur filiale Martinair, mais aussi British Airways ou Singapore Airlines. Et le montant des amendes n’est pas anodin : 183 millions d’euros pour Air France, 127 pour KLM par exemple