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On peut légitimement s’interroger sur le bien fondé de ces condamnations. En quoi une entente entre des compagnies aériennes, parfois concurrentes pourrait-elle affecter la bonne marche de ce secteur d’activité ? Que je sache, Air France et KLM ainsi que Martinair font partie du même groupe capitalistique et il est tout de même raisonnable d’essayer d’améliorer la rentabilité de l’ensemble. Au lieu de cela, il va devoir débourser 340 millions d’euros. Pour le bénéfice de qui ?

Surprise, la semaine dernière, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) à condamné en dernière instance, après 16 ans de procédures, un (soi-disant) cartel de compagnies aériennes, pour entente sur les prix de service dans le secteur du fret aérien. Cela concerne entre autres Air France, KLM et leur filiale Martinair, mais aussi British Airways ou Singapore Airlines. Et le montant des amendes n’est pas anodin : 183 millions d’euros pour Air France, 127 pour KLM par exemple

La Commission, qui négocie la politique commerciale au nom des 27 Etats membres de l'Union européenne, a déclaré que Washington devait apporter une «clarté totale» sur les mesures qu'il entendait prendre suite à la décision de justice. En attendant, le Parlement européen a voté, ce lundi 23 février, la suspension de l’application de l’accord conclu l’année dernière avec l’administration Trump.

La Commission européenne a exigé que Washington respecte les termes d'un accord commercial UE-Etats-Unis conclu l'année dernière, après que la Cour suprême américaine a invalidé les droits de douane mondiaux de Donald Trump et que ce dernier a réagi en imposant une nouvelle taxe de 15% sur tous les produits

Les géants américains montrent quelques signes de faiblesse. Le résultat net de Delta Air Lines est en baisse de 5% à 3,8 milliards de dollars tout de même, celui de United Airlines est  annoncé en hausse de 6%, mais American Airlines voit le sien s’effondrer de 87% à seulement 111 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 54 milliards de dollars, soit le double de celui du groupe Air France/KLM.

Les résultats financiers de 2025 sont en train de tomber et ils donnent une bonne idée de l’évolution du secteur. Les compagnies aériennes européennes se tirent à leur avantage de cette dernière année alors que les géants américains restent un peu à la peine. Au total l’année 2025 n’aura pas été si mauvaise, aidée en cela par un coût du pétrole resté raisonnable autour des 67 dollars le baril en moyenne. Rappelons que, en 2010, les analystes l’attendaient à 200 dollars ! Comme quoi, faire des prévisions surtout à long terme reste un exercice périlleux

Selon nos confrères, la patronne de la BCE serait pressentie pour prendre la tête du WEF, le célèbre Forum économique de Davos. Hasard ou pas, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a annoncé qu’il quittera ses fonctions cet été.

Abuja annonce une énième réforme visant à lutter contre les déperditions et les détournements de la rente pétrolière du pays. Dans un communiqué, le Président Bola Ahmed Tinubu a annoncé la signature d'un décret pour mettre fin aux mécanismes de prélèvements multiples qui réduisaient, selon lui, les ressources réellement versées au budget fédéral.

Lors de son intervention au BAR (Board of Airlines Representatives) de la France, Wille Walsh le Directeur général de IATA a pointé les difficultés auxquelles ce secteur d’activité doit faire face, difficultés qui pourraient être surmontées avec un peu de bonne volonté.

Quelle meilleure reconnaissance du transport aérien que son succès et sa croissance constante depuis sa renaissance en fin de la deuxième guerre mondiale. Il a atteint 5 milliards de passagers, 1.000 milliards de dollars de chiffre d’affaires, autour de 20.000 avions en service et chaque nouvelle version est plus performante que la précédente, et des perspectives toujours optimistes en dépit des nombreux obstacles qui jalonnent son parcours.

L’Allemagne, avec son réarmement massif, sa souveraineté industrielle et son rôle central dans l’aide militaire et financière à l’Ukraine, s’affirme comme le pivot de l’Europe continentale. Sa position géographique, démographique et économique, associée à une proximité stratégique et culturelle avec les États-Unis d’Amérique, lui permet de combler le vide laissé par un Royaume-Uni sorti de l’Union européenne et par une France dont l’impéritie stratégique et économique a laissé le pays désarmé face aux enjeux du nouveau millénaire, au risque d’un jugement sévère de l’histoire.

La guerre en Ukraine et la recomposition mondiale des puissances mettent l’Europe face à une vérité incontournable : la puissance ne se décrète pas, elle se structure et se défend. Comme le soulignait Pierre-Marie Gallois, pionnier de la réflexion stratégique française, la France ne peut se contenter de ressources militaires et diplomatiques : elles doivent être traduites en vision et en action politique.