Les 49 soldats ivoiriens détenus depuis plus d’un mois à Bamako et accusés par la junte au pouvoir au Mali d’être des «mercenaires», ce que nie Abidjan, ont été inculpés pour «tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat» et écroués, a révélé dimanche 14 août de plusieurs sources judiciaires citées par Radio France Internationale (RFI).
«Les 49 militaires ivoiriens ont été inculpés vendredi pour « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat et mis sous mandat de dépôt», a déclaré à l’AFP une source judiciaire malienne proche du dossier, rapporte RFI. Par ailleurs, un proche collaborateur du procureur a confirmé l’information à l’AFP.
Cette évolution marque en effet une escalade dans les relations déjà tendues entre Bamako et Abidjan. Elle sanctionne par ailleurs l’échec de la tentative de médiation que le Togo avait initiée pour arriver à une solution diplomatique de cette crise.
Fin de non-recevoir à l’extradition des barons du régime IBK
La junte de Bamako exigeait que le gouvernement ivoirien exprime des regrets et lui livre des personnalités qui avaient travaillé avec le régime d’Ibrahim Boubacar Keita (IBK) réfugiées en Côte d’Ivoire. Une demande à laquelle les autorités ivoiriennes avaient opposé une fin de non-recevoir. Les colonels de Bamako en veulent à Abidjan qu’ils soupçonnent d’avoir été à la pointe des sanctions décrétées par la Cédéao à l’égard de la junte, des sanctions levées après que les militaires maliens ont accepté le chronogramme de retour des civils au pouvoir.


![Tribune | Diplomatie migratoire et interdépendance asymétrique entre les deux rives de la Méditerranée [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ces dernières semaines, on a observé des tensions inhabituelles dans les relations maroco-espagnoles, que nous espérons n'être qu'un orage d'été sans lendemain, notamment les démonstrations de force et les manœuvres militaires à Sébta occupée, le projet de loi d'octroi de la nationalité espagnole aux Marocains nés dans les provinces du Sud avant 1977, et surtout la gestion de la crise migratoire à Sébta orchestrée par des acteurs non étatiques invisibles, identiques à ceux qui avaient déclenché le printemps arabe via les médias sociaux et la guerre hybride.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Migrants--320x168.jpg)


Côte d’Ivoire
Mali




![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
