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Mali : Management de la Canam, migration en cours vers un régime universel.

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Nommé en avril 2021, le médecin général de brigade, Boubacar Dembélé, a imprimé sa marque. En sus d’importantes réformes conduites en un an de mandat,  il met sur orbite le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) au Mali.

Dès sa prise de fonction en janvier 2021, le général de brigade Boubacar Dembélé a rendu visite à ses prédécesseurs. Plusieurs représentations régionales de l’Institut national de la protection sociale (Inps) et la Caisse malienne de sécurité sociale (Cmss) l’ont vu défiler afin de prendre la température.  

Les difficultés subsistaient, notamment le retrait timide des cartes Amo, le non démarrage de la liquidation des feuilles de soins via le nouveau logiciel « Activ Premium », les problèmes de connexion internet, l’absence de bornes de mise à jour et de kits d’enrôlement.

Le dirigeant de la Canam mettra l’accent sur la lutte contr

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Les locaux de la Canam à Bamako

la fraude en ces termes : « nous avons tous intérêt à lutter contre la fraude qui est en train de gangrener l’Assurance maladie obligatoire. Aussi avec le nouveau progiciel « Activ Premium », nombre de problèmes (délais de remboursement des factures, de fermeture et d’ouverture de droit, de liquidation de feuilles de soins) trouveront une solution ».

C’est ce qui explique la relecture des textes afin de revoir les attributions de la Canam qui seront validées par le parlement du Cnt et adoptées par le gouvernement de transition.

Après concertations,  Boubacar Dembélé a décidé d’étendre l’Assurance maladie obligatoire (Amo) vu qu’elle ne couvrait que les fonctionnaires et les administrations parapubliques.

C’est dans le but de permettre aux couches vulnérables d’accéder aux soins de santé efficace, que le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) voit le jour.

La mise en place en 2009 de l’Assurance maladie obligatoire et du Régime d’assistance médicale (Ramed), respectivement pour les fonctionnaires, les travailleurs, les députés, les retraités et leurs ayants droits d’une part, et les indigents et autres bénéficiaires de droit d’autre part, a permis au Mali d’amorcer un système de couverture maladie basé sur la solidarité et la mutualisation du risque pour certaines catégories de la population. Il en est de même pour les garanties offertes par les mutuelles de santé et diverses formes de « gratuités légales ».

En 2021, l’Amo, le Ramed, la mutualité et les sociétés d’assurances privées couvrent environ 5 911 360 personnes sur une population estimée à 21 112 000 habitants,  soit 28% de la population totale. Par conséquent, plus de 15 200 640 personnes ne bénéficient d’aucun système d’assurance maladie.

Donc, l’institution d’un Régime d’assurance maladie universelle vise à assurer l’accessibilité des soins de santé à l’ensemble de la population.

La gestion du Ramu est confiée à la Caisse nationale d’assurance maladie qui pourra déléguer, certaines attributions à des structures comme l’Agence nationale d’assistance médicale, l’Union technique de la mutualité qui seront érigées en Organismes gestionnaires délégués (OGD) comme le sont actuellement la Cmss et l’Inps.

 

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