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En marge du sommet d’Abidjan, le Directeur général de la BM explique la stratégie de l’institution pour le continent

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Ce 15 juillet 2021, une quinzaine de dirigeants africains se sont donné rendez-vous à Abidjan avec les responsables de la Banque mondiale. C’est l’occasion pour Axel van Trotsenburg, Directeur général de la Banque mondiale en charge des opérations, explique la stratégie de son groupe pour l’Afrique.

Selon lui, « en pleine pandémie, l’axe d’intervention de l’Association internationale de développement (IDA), l’une des institutions qui forment la Banque mondiale, est double ». Il s’agissait d’une part de « doubler l’aide d’urgence apportée à l’Afrique pour faire face à la crise, notamment en contribuant à renforcer les systèmes de santé et à financer l’acquisition et le déploiement de vaccins ». Et d’autre part, il a fallu approfondir « le soutien aux efforts déployés par les pays dans le cadre de leurs plans pour une reprise forte, verte et inclusive ».

Le Directeur général de la Banque mondiale en charge des opérations insiste sur d’autres mesures prises pour atténuer l’impact de la crise sur les couches les plus vulnérables en mettant à « disposition de manière précoce une très grande partie de l’aide que l’IDA offre sur un cycle de trois ans aux pays les plus pauvres de la planète ». Il s’agit d’une mesure importante pour les pays du continent, vue que « trente-neuf des 74 pays concernés se trouvent en Afrique ».
Ainsi, d’avril 2020 à ce jour, quelque 41 milliards de dollars ont ainsi été mobilisés, en grande partie pour couvrir les besoins sanitaires des pays africains.

45% des financement de la BM

Toujours selon Axel van Trotsenburg, « récemment, la Banque mondiale a également conclu avec l’Équipe spéciale pour l’acquisition de vaccins en Afrique de l’Union africaine (AVATT) un partenariat visant à financer l’achat de vaccins contre le Covid-19 pour pas moins de 400 millions d’Africains. Les démarches sont allées très vite : les premières doses de vaccin devraient être livrées dans les prochaines semaines ».

Il convient de rappeler que l’IDA est, pour les pays africains à faible revenu, la principale source de financement. Elle accorde soit des prêts à long terme sans intérêt soit des dons, le montant de ces derniers ayant dépassé 10 milliards de dollars au cours de l’année écoulée. L’aide de l’IDA permet aux pays de faire face aux effets de la crise et de relever les défis actuels liés au développement à long terme, à la fragilité et au changement climatique.

Selon van Trotsenburg, la part de l’Afrique dans les financements de la Banque mondiale a connu une évolution fulgurante. « Ce niveau d’appui financier n’est pas temporaire. Il représente un changement structurel dans le partenariat entre la Banque mondiale et l’Afrique, dans le cadre duquel le niveau d’engagement de la Banque est passé de 15 % de son programme annuel de prêts il y a 20 ans à 45 % aujourd’hui », explique-t-il. Au cours des cinq dernières années, la Banque mondiale a engagé 106 milliards de dollars en Afrique tout en augmentant ses effectifs dans les pays africains de plus de 40 % ».

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