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Marie-Axelle Gautier, Directrice de l’Impact Sociétal et des Droits Humains et Co-presidente de WoMen@eramet

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L’ambition du groupe minier et métallurgique Eramet est on ne peut plus clair : “repenser” son modèle d’engagement pour une prise de participation plus active au développement économique et social de ses territoires d’implantation, notamment en Afrique. Pour sa PDG, Christel Bories, l’objectif est de s’arroger le rôle de “catalyseur du développement local” pour satisfaire aux nouvelles exigences de la raison d’être même de l’entreprise : “celle de devenir de la référence de la transformation responsable des ressources minérales de la Terre, pour le bien-vivre-ensemble”. Décryptage !

Être une entreprise citoyenne et contributive

 

AFRIMAG : Le Groupe Eramet va partager son expérience dans le cadre du Sommet africain sur l’Engagement Sociétal des 7 et 8 juillet 2021. Pourquoi l’engagement sociétal est-il si important pour Eramet ?

Marie-Axelle Gautier, Directrice de l’Impact Societal et des Droits Humains et Co-presidente de WoMen@eramet

Marie-Axelle Gautier, Directrice de l’Impact Societal et des Droits Humains et Co-presidente de WoMen@eramet

Marie-Axelle Gautier : En 2018, Eramet a revu son modèle stratégique et a intégré au cœur de sa stratégie d’être une entreprise engagée, citoyenne et contributive. Cette volonté s’est renforcée au cours des années en faisant de son engagement sociétal un axe fort de sa vision d’entreprise. Cette nécessité nous a été rappelée récemment par la crise sanitaire mondiale.

En tant qu’acteur majeur de l’industrie minière et métallurgique, Eramet se place inévitablement et consciemment en première ligne. En adoptant dans ses statuts sa raison d’être en mai 2021, celle de devenir de la référence de la transformation responsable des ressources minérales de la Terre, pour le bien vivre ensemble, Eramet s’engage à placer la responsabilité sociétale dans toutes ses décisions et dans chacun de ses projets. C’est un engagement fort qui nourrit nos actions au quotidien.

C’est à ce titre que le Groupe a souhaité participer au Sommet africain sur l’Engagement Sociétal, pour partager son expérience et témoigner de ses actions sociétales, par le biais de ses filiales : Comilog et Setrag au Gabon, GCO au Sénégal mais aussi au Cameroun où Eracam a débuté des activités d’exploration dans les sables minéralisés.

Quels sont les engagements d’Eramet en termes de RSE sur le continent africain ? Cet engagement diffère-t-il d’un pays d’implantation d’Eramet à un autre ?

Chaque localisation a des priorités de développement différentes. Cependant, les fondamentaux RSE du Groupe Eramet ne diffèrent pas d’un territoire d’implantation à un autre. Nous sommes très attachés à ce que les standards internationaux que nous avons en référence soient strictement appliqués quelle que soit l’implantation. L’excellence opérationnelle de la relation communautaire en matière de dialogue et la recherche systématique d’un impact positif auprès des populations locales doivent, par exemple, constituées une des marques de fabrique du Groupe Eramet.

Eramet est présent sur le continent africain depuis de nombreuses années avec un ancrage très fort au Gabon, mais également au Sénégal et depuis peu au Cameroun. Cet ancrage nous a permis de développer un modèle sociétal robuste tourné vers la santé et la jeunesse. L’axe Jeunesse est depuis devenu un fil conducteur pour l’ensemble de nos implantations. Il est d’ailleurs clairement identifié dans notre feuille de route RSE. Cependant, cet engagement aujourd’hui n’est plus suffisant, car nous ne pourrons pas donner un emploi à tous les jeunes qui vivent à proximité de nos implantations, que ce soit en Afrique ou ailleurs. Il faut donc repenser le modèle d’engagement. C’est pourquoi, nous souhaitons développer un nouvel axe, celui de la diversification économique autour de nos sites. Nous ambitionnons d’être un catalyseur du développement local, un point d’appui auprès des populations locales pour développer un tissu économique pérenne et durable qui ne soit pas forcément lié à l’activité minière. Dans cette perspective, nous sommes en train d’adapter nos programmes vers le développement de l’activité agropastorale au Gabon notamment, à travers de petits projets pilotes directement avec des coopératives et associations locales. Le fonds RSE récemment créé entre l’Etat gabonais et Comilog illustre cette volonté en consacrant une part importante dans les années à venir au développement de la diversification économique locale.

Aujourd’hui, où en est Eramet par rapport à sa feuille de route RSE ?

Eramet a mis en place en 2018 une feuille de route RSE, articulée en 13 objectifs concrets à atteindre d’ici 2023. Tous les objectifs présentent des indicateurs chiffrés et mesurables à court terme afin de donner des éléments de preuve de nos engagements. La feuille de route RSE est alignée avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) définis par les Nations-Unies et constitue un programme précis qui guide le Groupe dans la concrétisation de ses ambitions sociétales et environnementales.

Aujourd’hui, nous sommes à mi-parcours et l’avancement est tout à fait en ligne avec les objectifs. Plusieurs cibles ont d’ailleurs dépassé leur jalon annuel en 2020, comme les objectifs de valorisation des matériaux, à travers le plan d’action économie circulaire et la réduction de l’empreinte énergie et climat. Nous allons poursuivre nos efforts sur l’ensemble des objectifs.

 

Des réalisations et des chiffres

En 2020, dans les territoires hôtes, plus de 30 000 personnes ont bénéficié des actions sociétales engagées par le Groupe en faveur de la jeunesse et des infrastructures essentielles comme l’accès à l’eau, pour un total de plus de 21 millions d’euros. L’année a été marquée par la création de deux fonds RSE avec l’Etat gabonais destinés à financer de nouveaux programmes de développement au profit des populations locales et supportés par Eramet et sa filiale Comilog. Cela illustre la vision de partenaire local du développement des territoires qui anime Eramet.

Les filiales d’Eramet ont également contribué au développement économique de leurs zones d’implantation en réalisant 911 millions d’euros d’achats locaux de biens et de services et en versant près de     353 millions d’euros de masse salariale sur ces territoires.

Au total, l’entreprise a contribué à hauteur d’1,4 milliard d’euros à l’économie des territoires, dont plus de 143 millions d’euros au travers du paiement de taxes, impôts et dividendes aux gouvernements.  

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