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Maroc : L’OCP innove encore avec des transactions grâce à la blockchain

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A priori, quand on parle d’engrais on a tendance à l’associer à l’économie classique, très loin de l’univers du Bitcoin ou de la monnaie électronique en général. Pourtant, grâce à sa capacité d’innovation, le leader mondial des engrais, le Marocain OCP, avec ses partenaires, a conclu des transactions portant sur des milliers de tonnes d’engrais grâce à la blockchain, la fameuse technologie du Bitcoin.

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Ce ne sont pas moins de 400 millions de dollars de transactions qui ont été conclus entre le marocain OCP Group, la Banque de commerce et de développement de l’Afrique de l’Est et australe (Trade and Development Bank – TDB) via la technologie blockchain, prouesse réalisée en pleine pandémie du Covid-19.
Quelque 270 millions de dollars US ayant déjà été exécutés, les 130 millions restants devant être exécutés durant les prochains mois.

Une première en Afrique

Les partenaires se sont appuyés sur la technologie blockchain de dltledgers, laquelle permet à toutes les parties prenantes de réaliser la transaction numériquement et de compléter l’opération d’import- export en moins de deux heures. Basée à Singapour, dltledgers est la principale entreprise indépendante de blockchain dans la numérisation des échanges commerciaux et chaînes d’approvisionnement.

« Le Groupe OCP devient ainsi la première entreprise africaine à exécuter une transaction commerciale intra-africaine utilisant la technologie blockchain », souligne le numéro 1 mondial du commerce international d’engrais. Cette transaction a permis de financer l’expédition d’engrais phosphatés du Maroc vers l’Ethiopie.
Une initiative qui s’inscrit dans la stratégie de digitalisation d’OCP Group « visant à contribuer notamment à la réduction du déficit de financement du commerce en Afrique et à stimuler le commerce intra-africain, en particulier dans le secteur des engrais, grâce à l’inclusion digitale », soulignent les responsables de l’entreprise marocaine.

Les transaction classiques prennent 15 jours au lieu de deux heures

Il convient de noter que les transactions faites de manière classique avec des crédits documentaires et autres paperasses sont généralement conclues en trois semaines ou plus, en raison du délai nécessaire aux fournisseurs pour le transfert de documents physiques à l’acheteur via le système bancaire traditionnel. Avec le ralentissement actuel de la logistique mondiale et des chaînes d’approvisionnement, les transactions de financement du commerce peuvent prendre jusqu’à six semaines, en raison de la fermeture des frontières et des aéroports qui continue d’engendrer des retards supplémentaires.

Dans le cas de cette opération, les parties peuvent télécharger, afficher, modifier et valider la documentation dans une blockchain privée, simultanément et en temps réel. Par ailleurs, la technologie blockchain présente de nombreux avantages : une empreinte carbone plus faible, des opérations plus sécurisées grâce aux technologies de cryptage et de vérification, plus de transparence et de traçabilité, et la réduction de risques grâce à l’élimination d’éventuelles erreurs et ambiguïtés dans l’échange et la modification des documents.
Ces transactions sont réalisées alors que le commerce global s’est contracté de 5 à 10% en 2020, par rapport à l’année précédente, parallèlement à la baisse en demande de financement commercial.

Un important partenaire d’OCP Group

Il faut rappeler que TDB est un partenaire fiable du groupe marocain. Elle a facilité plus d’un demi-milliard de dollars en financement du commerce en Éthiopie en 2020, et a soutenu près d’un milliard de dollars en importations d’engrais vers l’Éthiopie et en provenance du Maroc au cours des trois dernières années. Elle permet le financement du commerce en Éthiopie en fournissant des solutions qui aident à répondre aux besoins en devises et permettent l’importation de produits agricoles et énergétiques vitaux…

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