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Fitch a fondé son évaluation sur une dynamique de croissance de l’économie ivoirienne : Après une progression de 6,5% du PIB en 2025, la croissance s’établirait à 6,3% cette année. A ce niveau de performance, fait remarquer Fitch, la Côte d’Ivoire affiche le double du taux médian des pays notés « BB ».

La signature de la Côte d’Ivoire garde une cote élevée sur les marchés financiers internationaux. L'agence de notation financière Fitch Ratings a confirmé la note souveraine de long terme du Trésor à «BB» assortie d’une perspective stable. Ses analystes soulignent «la vigueur de la croissance économique, la qualité de la gestion budgétaire et la résilience du cadre macroéconomique malgré un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques.»

« La Côte d'Ivoire et le Ghana, premiers producteurs mondiaux de cacao, réaffirment leur volonté commune de défendre les intérêts de leurs planteurs et de bâtir ensemble un avenir plus prospère et plus durable pour la filière cacaoyère africaine », écrit le Président Alassane Ouattara sur son compte X.

Face à la volatilité des cours mondiaux et à la pression des marchés occidentaux, la Côte d'Ivoire et le Ghana scellent une alliance historique. En harmonisant leurs prix d'achat et en ouvrant leur coalition à d'autres géants africains, les Présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama transforment l'« Initiative Cacao » en une arme de souveraineté économique. Objectif : imposer un prix juste pour les millions de planteurs qui nourrissent l'industrie mondiale du cacao.

Sur le plan budgétaire, les autorités réaffirment leur volonté de poursuivre la mobilisation des recettes intérieures, la rationalisation des dépenses publiques et la gestion rigoureuse de l’endettement «afin de préserver la soutenabilité des finances de l’Etat.» Parallèlement, la cadence des investissements structurants dans l’infrastructure, les programmes d’adaptation au changement climatique, la mise à niveau des services publics et la lutte contre la pauvreté sera maintenue. Pour le gouvernement, ce sont des leviers essentiels pour améliorer la compétitivité de l’économie.

  Décidément, l’Eléphant ne faiblit pas. Dans les prévisions triennales et de programmation budgétaire présentées mercredi 3 juin en Conseil des ministres, le gouvernement projette une accélération de la croissance avec un taux moyen de 6,8 % sur la période 2027-2029. Abidjan entend «préserver la stabilité macroéconomique, soutenir une croissance durable et garantir l’équilibre des finances publiques.»

Aujourd’hui, 82 % de la population vit à moins de cinq kilomètres d'un centre de santé, contre 66 % en 2011. Sur la même période, l'espérance de vie est passée de 56,8 à 62,3 ans, et le ratio de mortalité maternelle a reculé de 614 décès pour 100 000 naissances vivantes à 153 en 2023, selon les données du ministère.

Pendant des décennies, l’accès à des soins de qualité en Côte d’Ivoire est resté largement concentré à Abidjan. Quinze ans après le lancement d’un vaste plan de modernisation, le pays redessine progressivement sa carte sanitaire, autour de centres régionaux modernisés, d’établissements de proximité réhabilités et de partenariats internationaux. Une évolution qui vise à rapprocher l’offre de soins des populations, au-delà de la seule capitale économique.

Chaque année, en Côte d’Ivoire, des centaines de milliers d’élèves supplémentaires prennent le chemin de l’école. Avec une population dépassant désormais les 30 millions d’habitants et une jeunesse majoritaire, la pression sur le système éducatif s’accentue, notamment dans les zones rurales. Dans ce contexte, l’éducation s’impose comme un axe clé de l’action portée par le Président Alassane Ouattara, en ligne avec l’Objectif de développement durable n°4 (ODD 4) et l’Agenda 2030 de l’ONU.

Présenté le 12 avril 2026 à Abidjan, le projet «Pleins Feux» s’inscrit dans la dynamique de transformation du système éducatif ivoirien impulsée par le Président Alassane Ouattara. Appuyé par des partenaires internationaux, il vise à améliorer le pilotage du système éducatif et à renforcer l’efficacité des politiques publiques pour élever durablement le niveau d’apprentissage.

Ces investissements visent à garantir l'accès universel à l'eau potable et à l'assainissement à 32 millions d'habitants, réduire les inégalités régionales en matière d'accès à l’eau, et préserver et valoriser les quatre grands bassins fluviaux du pays : le Cavally, le Sassandra, le Bandama et la Comoé.

La Côte d'Ivoire a profité des assemblées générales du printemps des institutions de Bretton-Woods -FMI et Banque mondiale- qui se tiennent actuellement à Washington D.C, pour décliner une grosse opération promo de sa stratégie en matière d’eau. Devant un parterre d’institutionnels et d’investisseurs, le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba en VRP de son gouvernement, a présenté l’ambitieux «Pacte national pour l'eau» qui nécessitera 7,5 milliards de dollars, soit 4 175,6 milliards francs CFA dont plus d'1 milliard provenant du secteur privé, à l'horizon 2030.

Longtemps perçue avant tout comme une puissance agricole, la Côte d’Ivoire voit désormais son potentiel minier gagner en visibilité et en crédibilité sur la scène internationale. L’essor du secteur repose à la fois sur l’accélération des découvertes, la montée en compétences des acteurs locaux, l’amélioration du cadre réglementaire et un climat des affaires attractif. Cette dynamique suscite l’intérêt croissant des compagnies minières internationales pour le sous-sol ivoirien.

Ces dernières années, la Côte d’Ivoire a considérablement renforcé  la place du secteur minier dans son économie. Découvertes majeures, arrivée de nouveaux investisseurs, réforme du code minier et structuration progressive de la filière témoignent de l’importance croissante accordée aux ressources extractives dans la stratégie de développement du pays, traditionnellement dominée par l’agriculture.