Tous les articles qui parlent de Alassane Ouattara

Depuis 2023, la Côte d'Ivoire était engagée avec le FMI dans un double dispositif : un programme économique classique et une Facilité pour la résilience et la durabilité, consacrée aux enjeux climatiques. Au total, quelque 4,8 milliards de dollars ont été mobilisés en trois ans. Le pays conclut cette sixième et dernière évaluation sur un franc succès en ayant respecté l'intégralité de ses critères de performance.

Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, le 24 juin, un décaissement d'environ 832,8 millions de dollars (un peu plus de 467 milliards de FCFA) en faveur de la Côte d'Ivoire, au terme de la sixième revue de ses programmes. Ce versement couronne trois années d'engagements tenus par Abidjan. L'achèvement réussi de ce programme ouvre désormais une nouvelle phase stratégique pour le pays, résolument tournée vers l'investissement d'envergure et la mise en œuvre opérationnelle de son Plan national de développement (PND) 2026-2030.

Les États-Unis franchissent une nouvelle étape dans leur offensive numérique en Côte d’Ivoire. En visite à Abidjan les 15 et 16 juillet, le Secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines, Frank R. Garcia, a annoncé que le gouvernement ivoirien avait accordé son autorisation définitive à Starlink pour commercialiser ses services d’internet haut débit dans le pays.

À l’occasion de sa première tournée africaine depuis sa prise de fonctions, le Secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, Frank R. Garcia, a dévoilé à Abidjan une série d’accords stratégiques dans les secteurs du numérique, de la santé, de l’éducation et de la logistique. Une séquence qui illustre la volonté des États-Unis de renforcer leur présence économique en Côte d’Ivoire, à travers plusieurs centaines de millions de dollars d’investissements.

Les pays africains riches en minéraux critiques et plusieurs partenaires au développement se sont retrouvés vendredi 10 juillet à Abidjan lors d’une conférence ministérielle destinée à redéfinir la place de l’Afrique dans l’économie mondiale des ressources stratégiques.

Réunis à Abidjan, les pays africains producteurs de minéraux critiques et leurs partenaires au développement ont affiché une ambition commune : faire des ressources stratégiques du continent un véritable moteur de transformation économique, industrielle et sociale. Au cœur des débats, la création de valeur locale, le financement du développement et l’émergence de chaînes de valeur régionales capables de répondre à la demande mondiale en pleine explosion.

Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire

Face à la croissance démographique, le Grand Abidjan fait l'objet d'une réorganisation structurelle majeure. Entre grands chantiers d'infrastructures et programmes de logements, les autorités ivoiriennes déploient une stratégie sectorielle visant à instaurer une planification urbaine plus moderne, ordonnée et sécurisée à l'horizon 2030.

Fitch a fondé son évaluation sur une dynamique de croissance de l’économie ivoirienne : Après une progression de 6,5% du PIB en 2025, la croissance s’établirait à 6,3% cette année. A ce niveau de performance, fait remarquer Fitch, la Côte d’Ivoire affiche le double du taux médian des pays notés « BB ».

La signature de la Côte d’Ivoire garde une cote élevée sur les marchés financiers internationaux. L'agence de notation financière Fitch Ratings a confirmé la note souveraine de long terme du Trésor à «BB» assortie d’une perspective stable. Ses analystes soulignent «la vigueur de la croissance économique, la qualité de la gestion budgétaire et la résilience du cadre macroéconomique malgré un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques.»

« La Côte d'Ivoire et le Ghana, premiers producteurs mondiaux de cacao, réaffirment leur volonté commune de défendre les intérêts de leurs planteurs et de bâtir ensemble un avenir plus prospère et plus durable pour la filière cacaoyère africaine », écrit le Président Alassane Ouattara sur son compte X.

Face à la volatilité des cours mondiaux et à la pression des marchés occidentaux, la Côte d'Ivoire et le Ghana scellent une alliance historique. En harmonisant leurs prix d'achat et en ouvrant leur coalition à d'autres géants africains, les Présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama transforment l'« Initiative Cacao » en une arme de souveraineté économique. Objectif : imposer un prix juste pour les millions de planteurs qui nourrissent l'industrie mondiale du cacao.

Sur le plan budgétaire, les autorités réaffirment leur volonté de poursuivre la mobilisation des recettes intérieures, la rationalisation des dépenses publiques et la gestion rigoureuse de l’endettement «afin de préserver la soutenabilité des finances de l’Etat.» Parallèlement, la cadence des investissements structurants dans l’infrastructure, les programmes d’adaptation au changement climatique, la mise à niveau des services publics et la lutte contre la pauvreté sera maintenue. Pour le gouvernement, ce sont des leviers essentiels pour améliorer la compétitivité de l’économie.

  Décidément, l’Eléphant ne faiblit pas. Dans les prévisions triennales et de programmation budgétaire présentées mercredi 3 juin en Conseil des ministres, le gouvernement projette une accélération de la croissance avec un taux moyen de 6,8 % sur la période 2027-2029. Abidjan entend «préserver la stabilité macroéconomique, soutenir une croissance durable et garantir l’équilibre des finances publiques.»

Aujourd’hui, 82 % de la population vit à moins de cinq kilomètres d'un centre de santé, contre 66 % en 2011. Sur la même période, l'espérance de vie est passée de 56,8 à 62,3 ans, et le ratio de mortalité maternelle a reculé de 614 décès pour 100 000 naissances vivantes à 153 en 2023, selon les données du ministère.

Pendant des décennies, l’accès à des soins de qualité en Côte d’Ivoire est resté largement concentré à Abidjan. Quinze ans après le lancement d’un vaste plan de modernisation, le pays redessine progressivement sa carte sanitaire, autour de centres régionaux modernisés, d’établissements de proximité réhabilités et de partenariats internationaux. Une évolution qui vise à rapprocher l’offre de soins des populations, au-delà de la seule capitale économique.