Tous les articles qui parlent de Assimi Goita

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, s'est rendu à Bamako, mardi 28 juillet, pour une visite d'amitié et de travail à l'invitation de son homologue malien, Assimi Goïta. Au cœur des échanges : la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans le Sahel et la nécessité de renforcer la coopération régionale face à la menace terroriste.

À peine investi de la présidence en exercice de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye multiplie les initiatives diplomatiques. En déplacement à Bamako pour une visite de 24 heures, le chef de l'État sénégalais a affiché sa volonté de resserrer les liens avec le Mali d'Assimi Goïta autour des enjeux sécuritaires, économiques et de l'intégration régionale, dans un contexte marqué par les profondes recompositions du Sahel.

Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Cour pénale internationale (CPI) prendra officiellement effet en juin 2027, conformément aux dispositions du Statut de Rome. L'information ressort de documents des Nations unies consultés jeudi par l'AFP.

Un an après avoir officiellement notifié leur retrait, le Mali, le Burkina Faso et le Niger quitteront définitivement la Cour pénale internationale (CPI) en juin 2027. Les trois régimes militaires dénoncent une institution « politisée » et « néocoloniale », tandis que la justice internationale et les organisations de défense des droits humains redoutent un recul majeur dans la lutte contre l'impunité.

Concrètement, la décision de l'agence de notation va se traduire par une hausse de la prime de risque adossée aux émissions du Trésor malien et aux établissements publics. Cette révision à la baisse des perspectives du risque souverain du Mali est sans surprise. Elle reflète les inquiétudes de l'agence face à « la dégradation de l'environnement sécuritaire et aux conséquences potentielles sur la stabilité de l'État et sa capacité à honorer ses engagements auprès des créanciers ».

L'agence de notation financière américaine Moody's a abaissé, samedi 29 mai, la perspective de la note souveraine du Mali de « stable » à « négative », tout en confirmant sa note d'émetteur à long terme en devises locale et étrangère à Caa2, une catégorie d'emprunteurs à très haut risque, à deux crans du défaut de paiement.

Depuis le lundi 4 mai, le Général Assimi Goïta assure les fonctions de ministre de la Défense et des Anciens combattants, selon un décret lu sur les antennes de la télévision nationale, ORTM. Cette décision intervient neuf jours après la mort du Général Sadio Camara, 47 ans, architecte du rapprochement entre Bamako et Moscou, tué devant sa résidence de Kati, la ville-caserne proche de la capitale.

Le président de la Transition, le Général Assimi Goïta cumule désormais ses fonctions de chef de l’Etat avec celles de ministre de la Défense, dix jours après la mort de son ministre et numéro deux de la junte, le Général Sadio Camara, tué lors des attaques du 25 avril dernier. Certains observateurs à Bamako soulignent que dans les faits, l’essentiel des attributions de ce ministère étaient déjà assurées par un comité restreint autour du Président de la Transition. La chasse aux « traîtres » et aux « infiltrés » s’accélère.

La revendication du groupe séparatiste Front de libération de l’Azawad constitue un nouveau revers pour la junte au pouvoir au Mali, qui a perdu le contrôle de la grande ville de Kidal plus tôt dans la semaine, dans le cadre d’attaques ayant coûté la vie au ministre malien de la Défense, Sadio Camara.

Certains officiers militaires au Mali ont collaboré avec des djihadistes et des séparatistes qui ont récemment lancé leur plus vaste vague d’attaques depuis plus d’une décennie dans ce pays en proie au conflit, ont indiqué les autorités tard vendredi. De leur côté, les combattants séparatistes ont affirmé plus tôt dans la journée avoir pris le contrôle d’un camp militaire stratégique dans la ville septentrionale de Tessalit, après le retrait de l’armée malienne et de ses alliés russes.