Tous les articles qui parlent de Bassirou Diomaye Faye

Lazard est connu pour être l’un des grands spécialistes mondiaux des restructurations de dettes souveraines. Et il a une expérience africaine plutôt solide. Le cabinet a conseillé entre autres, la Zambie et le Ghana dans la gestion de leurs crises de dette, ainsi que le Tchad et le Mozambique. Sa réputation dans ce domaine suffit donc à alimenter les spéculations dans le microcosme dakarois sur les options étudiées par le gouvernement, qu’il s’agisse d’un rééchelonnement, d’un reprofilage ou d’une restructuration plus large.

Le Sénégal s’apprêterait à confier à la Banque d’affaires Lazard un rôle de conseiller financier sur sa dette souveraine, selon plusieurs sources proches du dossier citées par les agences Bloomberg et Reuters. L’arrivée attendue de la banque d’affaires renforce les anticipations d’un réaménagement de la dette sénégalaise, mais son mandat exact n’est pas encore établi.

« Dans le cadre des consultations et visites que j'ai entreprises en rapport avec ma candidature au poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, je me rendrai au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026. Je remercie vivement SEM le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, pour l'entretien que nous aurons à cette occasion. J'exprime ma profonde gratitude aux Sénégalaises et Sénégalais pour leur soutien et leur encouragement depuis l'annonce de ma candidature », a écrit Macky Sall.

Installé au Maroc depuis son départ du pouvoir il y a deux ans et demi, l'ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, sera reçu le 17 juillet prochain par son successeur, Bassirou Diomaye Faye. Selon une note publiée par Macky Sall sur les réseaux sociaux, cette audience chez le chef de l'État sénégalais s'inscrit dans le cadre de sa candidature pour le poste de secrétaire général des Nations unies.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a annoncé son intention de créer un parti politique chargé de rassembler les forces qui soutiennent son action. Cette décision a été dévoilée à l'issue d'une rencontre de près de quatre heures avec les 306 maires de la Coalition Diomaye Président, réunis au Palais de la République.

À l'heure où les tensions avec Ousmane Sonko redessinent les équilibres du pouvoir, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye accélère sa stratégie politique. En annonçant la création d'un parti destiné à fédérer ses soutiens, le chef de l'État sénégalais amorce une nouvelle étape de la recomposition du paysage politique, sur fond de bras de fer autour de la réforme constitutionnelle.

Les fondamentaux des finances publiques demeurent fragiles. La dette publique reste élevée, oscillant autour de 75 à 80 % du PIB selon les dernières estimations, tandis que le déficit budgétaire continue d’évoluer entre 5 et 6 % du PIB. Les besoins annuels de financement dépassent 2 500 milliards de FCFA, dans un environnement international marqué par des taux d’intérêt durablement élevés. Le service de la dette absorbe désormais près du quart des recettes fiscales, réduisant considérablement les capacités de l’État à financer ses priorités économiques et sociales.

Le Sénégal traverse en 2026 l’une des périodes les plus délicates de son histoire politique récente. Au moment où l’économie devait entrer dans une nouvelle phase portée par l’exploitation du pétrole et du gaz, la rupture ouverte entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a fait émerger une crise de gouvernance dont les conséquences dépassent largement le champ politique. Désormais, la consolidation budgétaire est confrontée à un risque supplémentaire : celui d’une paralysie institutionnelle susceptible d’éroder la confiance des investisseurs, de ralentir les réformes et de renchérir le coût du financement de l’État.

La trajectoire financière du Sénégal pour les prochaines années est claire : le pays doit financer son développement en s’appuyant d’abord sur ses propres forces. Pour consolider durablement ses performances budgétaires sur l’horizon 2027-2029, l’exécutif a choisi de ne pas simplement jouer sur le curseur des taux d’imposition. C’est une refonte globale de l’assiette, de la gouvernance administrative et des outils de contrôle qui s’amorce à travers six réformes clés.

Face aux exigences du Document de programmation budgétaire (DPBEP) pour la période 2027-2029, la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) engage une transformation en profondeur du Code général des Impôts. Objectif : maximiser les ressources internes à travers six chantiers stratégiques allant de la fiscalité numérique à la traque du foncier non exploité, tout en jouant la carte de la transition numérique.

Le Sénégal s’engage dans une nouvelle séquence constitutionnelle. Réunis en séance plénière le 22 juin, les députés ont adopté en première lecture la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution, à l’initiative du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes.

Adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, la réforme constitutionnelle portée par le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes ouvre un nouveau chapitre institutionnel au Sénégal. Création d’une Cour constitutionnelle, renforcement du contrôle parlementaire, limitation du cumul des fonctions politiques et inscription de nouveaux droits fondamentaux : le texte ambitionne de rééquilibrer les pouvoirs. Mais au-delà de l’architecture institutionnelle, cette révision intervient dans un contexte de recomposition politique qui pourrait redessiner les rapports de force à l’approche des prochaines échéances électorales.

Les experts du FMI saluent l’engagement continu des autorités ainsi que leur volonté de remédier aux vulnérabilités budgétaires, en poursuivant des réformes visant à renforcer la gestion des finances publiques, la gouvernance budgétaire et la transparence. Entre les lignes, l’Institution de Bretton-Woods est satisfaite du réalisme et de la flexibilité des autorités sénégalaises qui laissent toutes les options ouvertes pour le traitement de la dette, y compris la restructuration.

Au terme d’une très attendue mission à Dakar dont l’objet était d’évaluer la situation économique du pays et poursuivre les échanges avec le gouvernement sur l’explosif dossier de la dette, une équipe d’experts du FMI conduite par Mercedes Vera Martin, a publié un communiqué lundi 22 juin. Derrière un langage diplomatique et lissé, se cachent quelques messages subliminaux.   

Le président guinéen a promulgué, le 13 juin, un décret ratifiant l’Accord-cadre et l’Accord de mandat signés avec la Banque islamique de développement (BID). Cette formalité institutionnelle permet de finaliser les mécanismes de financement du corridor routier régional reliant la Guinée au Sénégal.

La Guinée franchit une étape majeure dans la réalisation du corridor routier reliant son territoire au Sénégal. Après la ratification d’accords conclus avec la Banque islamique de développement, le financement du projet est désormais consolidé, ouvrant la voie à l’aménagement d’un axe appelé à renforcer l’intégration économique et logistique de la sous-région.