Tous les articles qui parlent de Bola Ahmed Tinubu

Pour le patron de la Réserve fédérale nigériane, la transmission différée des mesures de resserrement monétaire précédentes, la stabilité durable du taux de change et l'amélioration de l'approvisionnement alimentaire ont permis de contenir les pressions inflationnistes. L'inflation a ralenti à 15,10 % en glissement annuel en janvier 2026. C’est 2,5 fois moins qu’en 2024.

Après avoir remporté la bataille contre l’inflation galopante, la banque centrale du Nigeria - Central Bank of Nigeria (CBN)- continue sa stratégie d’assouplissement monétaire. Elle a abaissé son taux directeur de 50 points de base, à 26,5%. Son gouverneur, Olayemi Cardoso, justifie la décision : «la décision du Comité de politique monétaire s'est fondée sur une évaluation équilibrée des risques pesant sur les perspectives, qui laissent penser que la trajectoire désinflationniste actuelle se poursuivrait.»

Présentée comme une mesure de «justice économique,» la réforme ambitionne de réorganiser le millefeuille des circuits financiers régissant la répartition des revenus pétroliers, un sujet très sensible chez le géant ouest-africain. La structure de collecte et de redistribution des revenus pétroliers fait l'objet de critiques récurrentes : elle est accusée d'entretenir une opacité budgétaire, en plus de son inefficience administrative et des pertes de recettes pour le budget fédéral et les Etats fédérés.

Abuja annonce une énième réforme visant à lutter contre les déperditions et les détournements de la rente pétrolière du pays. Dans un communiqué, le Président Bola Ahmed Tinubu a annoncé la signature d'un décret pour mettre fin aux mécanismes de prélèvements multiples qui réduisaient, selon lui, les ressources réellement versées au budget fédéral.

La semaine dernière, dans la capitale libérienne, les gouverneurs des banques centrales de douze pays de la CEDEAO ont remis sur la table le dossier, maintes fois repoussé, de la monnaie unique ouest-africaine. Objectif affiché : 2027. Cette relance s’inscrit dans le prolongement du sommet d’Abuja de décembre 2025, où les chefs d’État avaient réaffirmé leur volonté d’accélérer la convergence budgétaire et monétaire. Mais derrière cet affichage volontariste, une phrase du communiqué de la présidence nigériane a profondément rebattu les cartes.

Réunis à Monrovia, les gouverneurs des banques centrales ouest-africaines ont relancé le projet d’Eco avec un calendrier ambitieux fixé à 2027. Mais une inflexion majeure se dessine : la première phase pourrait exclure les pays de l’UEMOA. Un scénario qui bouleverse l’équilibre historique du chantier monétaire et ravive les tensions entre impératif économique et ambition politique.

L’opposition, menée par le Peoples Democratic Party (PDP), accuse l’exécutif de privilégier la recherche de recettes au détriment du bien-être de la population. Dans un communiqué publié mardi 30 décembre, le parti dénonce ce qu’il qualifie d’«insertions illégales» dans la version finale du texte promulgué, par rapport à celle adoptée par l’Assemblée nationale. A en croire le PDP, des dispositions pourtant retirées lors des débats parlementaires auraient réapparu dans la version du texte officiellement publié. 

La réforme fiscale voulue par le Président Bola Ahmed Tinubu suscite toujours des controverses, voire des débats politiques houleux. Malgré les critiques et les appels à la suspension, le chef de l’Etat nigérian ne reculera pas. Il a confirmé l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2026 du nouveau «Tax Act,» une loi présentée par Abuja comme «essentielle pour renforcer les finances publiques du pays.»