Tous les articles qui parlent de Emmanuel Macron

Le compte à rebours est lancé. En dévoilant, le 20 juillet, sa nouvelle feuille de route industrielle, Eramet anticipe le changement de paradigme imposé par le Gabon. Le pays, deuxième producteur mondial de manganèse, entend mettre fin aux exportations de minerai brut à partir de 2029 afin de capter une plus grande part de la valeur ajoutée générée par ses ressources minières.

À l'approche de l'interdiction des exportations de minerai brut annoncée par Libreville pour 2029, Eramet rebat ses cartes au Gabon. Le groupe français prévoit d'investir dans trois nouvelles unités de transformation du manganèse afin de renforcer sa présence industrielle et de s'ouvrir un accès à un marché encore embryonnaire mais stratégique : les matériaux destinés aux batteries des véhicules électriques.

Le timing ne doit rien au hasard. À peine un mois après la polémique née de l'exclusion de l'Afrique du Sud du sommet du G7 organisé en France, Cyril Ramaphosa a effectué, du 10 au 12 juillet, une visite officielle destinée à remettre les relations franco-sud-africaines sur de nouveaux rails.

Un mois après les tensions provoquées par l'absence de Pretoria au sommet du G7 organisé en France, Emmanuel Macron et Cyril Ramaphosa ont choisi de relancer leur partenariat. Au terme d'une visite officielle de trois jours à Paris du numéro 1 sud-africain, les deux dirigeants ont signé un nouvel accord stratégique, renforcé leur coopération économique et affiché une convergence sur les grands dossiers internationaux. Une séquence diplomatique qui marque un net réchauffement entre les deux capitales.

Le gouvernement burkinabè a officiellement annoncé, vendredi, la rupture de ses relations diplomatiques avec la République française, avec effet immédiat à compter du 26 juin 2026. L'annonce a été faite dans un communiqué signé par le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo.

Le Burkina Faso a annoncé, vendredi 26 juin 2026, la rupture de ses relations diplomatiques avec la France. Les autorités burkinabè justifient cette décision par une dégradation profonde des rapports entre les deux pays, accusant Paris d'ingérence, de soutien à des réseaux hostiles et de nourrir des ambitions néocoloniales. Une décision sans précédent qui marque une nouvelle étape dans l'éloignement entre Ouagadougou et son ancien partenaire historique.

Après trois jours de discussions, le sommet du G7, qui s’est achevé le 17 juin, a débouché sur une nouvelle déclaration consacrée aux minerais critiques. Réunis à Évian, les dirigeants de la France, de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, aux côtés de plusieurs partenaires dont l’Australie, ont affiché leur volonté de réduire leur dépendance aux chaînes d’approvisionnement dominées par la Chine.

En quête d’indépendance face à la domination chinoise sur les minerais critiques, les pays du G7 viennent de dévoiler une stratégie ambitieuse de sécurisation des approvisionnements. Derrière cette nouvelle feuille de route se dessinent des opportunités majeures, mais aussi des défis de taille pour les producteurs africains, désormais au cœur de la bataille mondiale des ressources.

À cette occasion, Emmanuel Macron a annoncé un investissement de 700 millions d’euros porté par le groupe CMA CGM au Kenya. L’accord prévoit notamment le développement d’un terminal portuaire stratégique à Mombasa capable d’accueillir des porte-conteneurs de nouvelle génération, afin d’accompagner la croissance des échanges commerciaux en Afrique de l’Est et centrale.

En marge de l’Africa Forward Summit organisé à Nairobi, Rodolphe Saadé a signé un accord de partenariat stratégique avec le gouvernement kényan afin de renforcer la coopération autour des infrastructures de transport, de logistique et des capacités portuaires du pays. La signature s’est tenue en présence d'Emmanuel Macron et de William Ruto.

La Russie multiplie depuis plusieurs années les initiatives politiques et sécuritaires en Afrique, cherchant à s’imposer comme un partenaire alternatif aux puissances occidentales. Pourtant, cette stratégie d’influence ne se traduit pas, selon la diplomatie française, par un engagement économique tangible.

À Bruxelles, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a livré une charge frontale contre le rôle économique de la Russie en Afrique. Derrière les ambitions affichées de Vladimir Poutine, Paris estime que l’impact réel de Moscou sur le développement du continent reste marginal, loin derrière celui de l’Union européenne.