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Alors que le système international s'enlise dans ce que certains politologues qualifient de «monde multiplexe» (Achariya A2017) ; une configuration sui generis où la puissance militaire demeure concentrée tandis que la gouvernance mondiale se fragmente, le Maroc s'est progressivement imposé comme un «pivot systémique» de premier ordre.

En relisant un article d’un de mes professeurs feu Abdelhaï LAABI,(Les fonctions internes de la détente dans les systèmes politiques du triangle euro-arabo-africain : l’image oubliée de l’interdépendance Nord-Sud, Etudes internationales n 1 1980), il m’est venu l’idée d’étudier l’impact non pas de la détente mais cette fois des conflits post-guerre en Ukraine sur les acteurs du Sud de la Méditerranée et voir comment des pays comme le Royaume du Maroc naviguent les soubresauts du système international.

Les indicateurs chiffrés confirment ce changement d’échelle. Plus de 1,34 million de spectateurs ont assisté aux 52 rencontres disputées dans neuf stades répartis sur six villes, soit près de 26 000 personnes par match en moyenne. Selon la Confédération africaine de football (CAF), les revenus commerciaux ont progressé de plus de 90 %, portés par la revalorisation des droits télévisés et l’élargissement du portefeuille de sponsors. À la fois plus suivie, plus rentable et plus visible, la CAN marocaine s’impose comme l’édition la plus dense jamais organisée.

«Cette réussite marocaine est aussi une réussite africaine.» En une phrase, le communiqué du Cabinet royal publié au lendemain de la finale a donné le ton : la Coupe d’Afrique des nations organisée au Maroc se veut un jalon continental, et non une simple vitrine nationale. Derrière la formule, un constat largement partagé dans les milieux sportifs et institutionnels africains : la CAN 2026 a fait franchir un seuil à la compétition.

C’est une étape décisive dans le rapprochement entre le «Pays des Hommes intègres» et le Royaume chérifien. Sous la coprésidence de Karamoko Jean Marie Traoré et de Nasser Bourita, chefs respectifs des diplomaties burkinabè et marocaine, la rencontre de Ouagadougou a permis de concrétiser la volonté politique des deux Chefs d’État : dynamiser l’axe Sud-Sud.

Réunis à Ouagadougou ce mercredi 10 décembre 2025, le Burkina Faso et le Royaume du Maroc ont donné un nouveau souffle à leur coopération bilatérale. La 5e session de la Commission mixte s’est conclue par la signature d’une douzaine d’accords couvrant des secteurs clés, allant de la sécurité à la formation, scellant ainsi une amitié vieille de soixante ans.