- USA-Canada | Négociations tarifaires : Washington s’attaque au français, Ottawa rompt les pourparlers
- Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris]
- Sénégal | 100 km de bitume, 738 millions de dollars : que va changer l’autoroute du Bassin arachidier ?
- Afrique du Sud | Banques : après trente ans de règne, Standard Bank perd la conservation du plus grand fonds de pension d’Afrique
- USA | Trump désavoué par la justice : une juge américaine fait sauter le gel des visas pour 75 pays
- Négociations commerciales | Droits de douane : frappé par les surtaxes de Trump, le Canada de Mark Carney accélère son découplage des États-Unis
- Rwanda | Finance climat : Kigali accueillera en octobre le sommet des marchés africains du carbone
- Royaume-Uni | Crédit privé : Ninety One boucle un fonds africain de 404 millions de dollars
Tous les articles qui parlent de Ousmane Sonko
Une mission du Fonds monétaire international (FMI) séjourne à Dakar du 19 août au 1er septembre pour relancer les discussions sur un nouvel accord de financement. Le contexte est tendu : dette publique proche de 132 % du produit intérieur brut (PIB), service de la dette attendu à un niveau record en 2026 et notations souveraines en territoire spéculatif. Pour le gouvernement sénégalais, l'enjeu dépasse la seule conclusion d'un programme : il s'agit de restaurer une crédibilité financière ébranlée par la révélation, en 2024, d'un endettement largement supérieur aux chiffres officiels de l'ancienne administration.
Le partenariat entre Dakar et la Banque mondiale franchit une nouvelle étape. Reçu mercredi, 5 août par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Diagana, vice-président de l'institution pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, a annoncé une enveloppe de 340 milliards de francs CFA, soit environ 598,40 millions de dollars US, destinée à soutenir les secteurs stratégiques du pays. Cette décision traduit la confiance renouvelée de la Banque mondiale dans les réformes engagées par les nouvelles autorités sénégalaises.
Alors que le Sénégal tente de restaurer la confiance de ses créanciers après la révélation d'une « dette cachée » de plus de 13 milliards de dollars US, la Banque africaine de développement (BAD) vient d'approuver un financement de 20 milliards de FCFA. Un appui destiné à accélérer les réformes budgétaires et à renforcer la mobilisation des recettes, dans un contexte où Dakar cherche à éviter un défaut de paiement.
En contestant la procédure ayant conduit à l'adoption de la révision constitutionnelle par l'Assemblée nationale, Bassirou Diomaye Faye ouvre un nouveau chapitre de la crise institutionnelle. Le chef de l'État choisit désormais le terrain juridique pour tenter d'enrayer une réforme qui cristallise les tensions avec la majorité parlementaire.
Le Sénégal traverse en 2026 l’une des périodes les plus délicates de son histoire politique récente. Au moment où l’économie devait entrer dans une nouvelle phase portée par l’exploitation du pétrole et du gaz, la rupture ouverte entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a fait émerger une crise de gouvernance dont les conséquences dépassent largement le champ politique. Désormais, la consolidation budgétaire est confrontée à un risque supplémentaire : celui d’une paralysie institutionnelle susceptible d’éroder la confiance des investisseurs, de ralentir les réformes et de renchérir le coût du financement de l’État.
Face aux exigences du Document de programmation budgétaire (DPBEP) pour la période 2027-2029, la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) engage une transformation en profondeur du Code général des Impôts. Objectif : maximiser les ressources internes à travers six chantiers stratégiques allant de la fiscalité numérique à la traque du foncier non exploité, tout en jouant la carte de la transition numérique.
Adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, la réforme constitutionnelle portée par le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes ouvre un nouveau chapitre institutionnel au Sénégal. Création d’une Cour constitutionnelle, renforcement du contrôle parlementaire, limitation du cumul des fonctions politiques et inscription de nouveaux droits fondamentaux : le texte ambitionne de rééquilibrer les pouvoirs. Mais au-delà de l’architecture institutionnelle, cette révision intervient dans un contexte de recomposition politique qui pourrait redessiner les rapports de force à l’approche des prochaines échéances électorales.
Trois semaines après avoir été limogé de la Primature, le désormais président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko s’est confié à RFI et France 24. S'il écarte toute rupture avec le président Bassirou Diomaye Faye, il assume des divergences et tape du poing sur les dossiers de la dette et des lois sociétales.
Une mission du FMI est attendue à Dakar la semaine prochaine pour discuter des besoins de financement et des priorités de réforme dans le cadre de la demande du gouvernement pour un nouveau programme d'assistance du Fonds.
Au Sénégal, la fracture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ex-Premier ministre Ousmane Sonko s’accentue, après la formation d’un nouveau gouvernement sans l’aval du chef du Pastef. Entre appels au dialogue, démonstrations de force institutionnelle et lectures divergentes de la Constitution, le duo au cœur de la victoire de 2024 semble désormais engagé dans une rivalité politique ouverte, sous le regard attentif des analystes.
La newsletter AFRIMAG
Recevez gratuitement la revue des publications Afrimag directement dans votre Email !

![Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Avant de pousser l'analyse, il convient de préciser, fût-ce sommairement, les contours de la notion de faute détachable des fonctions de dirigeant. Cette notion trouve son origine dans la pratique administrative, dans la mesure où elle permet de dissocier la responsabilité de l'agent public de celle de son administration. En droit privé, elle n'a pas de définition légale : c'est la jurisprudence qui l'a caractérisée, avec certaines similitudes avec la faute de gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Conseil--320x160.jpg)












