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Le Sénégal s’engage dans une nouvelle séquence constitutionnelle. Réunis en séance plénière le 22 juin, les députés ont adopté en première lecture la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution, à l’initiative du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes.

Adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, la réforme constitutionnelle portée par le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes ouvre un nouveau chapitre institutionnel au Sénégal. Création d’une Cour constitutionnelle, renforcement du contrôle parlementaire, limitation du cumul des fonctions politiques et inscription de nouveaux droits fondamentaux : le texte ambitionne de rééquilibrer les pouvoirs. Mais au-delà de l’architecture institutionnelle, cette révision intervient dans un contexte de recomposition politique qui pourrait redessiner les rapports de force à l’approche des prochaines échéances électorales.

Trois semaines après avoir été limogé de la Primature, le désormais président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko s’est confié à RFI et France 24. S'il écarte toute rupture avec le président Bassirou Diomaye Faye, il assume des divergences et tape du poing sur les dossiers de la dette et des lois sociétales.

La crise politique prend une nouvelle dimension à Dakar. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a franchi un cap en nommant un nouveau gouvernement de 30 membres sans l’assentiment de son ancien allié et Premier ministre limogé, Ousmane Sonko.

Au Sénégal, la fracture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ex-Premier ministre Ousmane Sonko s’accentue, après la formation d’un nouveau gouvernement sans l’aval du chef du Pastef. Entre appels au dialogue, démonstrations de force institutionnelle et lectures divergentes de la Constitution, le duo au cœur de la victoire de 2024 semble désormais engagé dans une rivalité politique ouverte, sous le regard attentif des analystes.

Malgré cette menace qui pourrait s’avérer insoutenable pour les finances publiques, le ministre des Finances Cheikh Diba a déclaré que le Premier ministre avait rejeté, dès le départ, toute idée de hausse de prix du carburant à la pompe afin de relâcher la pression sur le budget de l’Etat.

C’est devant le Parlement que le ministre des Finances, Cheikh Diba, a mis en garde ce vendredi 22 mai contre l’explosion des dépenses de soutien aux prix des carburants. Sur un ton solennel, l’argentier du pays a révélé que la facture des subventions pourrait dépasser et de loin, les crédits prévus dans le budget 2026 pour atteindre 2 milliards de dollars si les cours du baril du pétrole atteignent 115 dollars en faisant allusion à la guerre contre l'Iran. Ce niveau représenterait environ un cinquième du budget total, a renchéri le Premier ministre Ousmane Sonko.