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Le déficit commercial de l’Afrique avec la Chine s’est fortement aggravé au cours des quatre premiers mois de 2026. Selon les données publiées le 8 mai par l’administration générale des douanes chinoises, il a atteint 36,8 milliards de dollars entre janvier et avril, soit une hausse de 48,27 % par rapport à la même période en 2025.

Portés par une offensive exportatrice chinoise sans précédent, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont fortement progressé au cours des quatre premiers mois de 2026. Mais derrière cette dynamique se cache un déséquilibre grandissant : le déficit commercial africain avec Pékin s’est envolé de plus de 48 %, alimentant les inquiétudes sur la dépendance du continent aux produits manufacturés chinois.

C’est un séisme douanier dont les répliques se feront sentir de Johannesburg au Caire. Le gouvernement chinois a officiellement annoncé une mesure appropriée : l’accès en franchise de droits pour les produits originaires de la quasi-totalité du continent africain. En levant ces barrières tarifaires, Pékin ne se contente pas de faire un geste diplomatique, il semble redessiner les contours de la mondialisation pour la décennie à venir.

A partir de ce 1er mai 2026, c’est l’exemption des droits de douane pour les produits originaires d’Afrique à destination de la Chine. Pékin a, en effet, décidé de supprimer les droits de douane pour 52 pays africains. Une décision stratégique qui vise à corriger un déséquilibre commercial tout en scellant l’influence de l’empire du Milieu sur le continent. L’Eswatini et l’Érythrée sont sous embargo de Pékin. Et pour cause : ces deux pays de l’Afrique australe et de l’Est maintiennent encore des relations diplomatiques avec Taïwan.

L'Eswatini, petit Etat d'Afrique australe, est l'un des douze pays dans le monde, et le seul en Afrique, à entretenir des relations diplomatiques officielles avec Taïwan, territoire revendiqué par la Chine. Le président taïwanais était attendu mercredi 22 avril à Eswatini pour les célébrations du 40ème anniversaire de l'accession au trône du roi Mswati III. La Chine, qui entretient des liens économiques et politiques étroits avec le continent africain, considère Taïwan comme l'une de ses provinces, et lui conteste le droit de se qualifier de pays.

Le président taïwanais Lai Ching-te, a déclaré ce mardi 21 avril, avoir annulé son voyage prévu cette semaine en Eswatini en accusant Pékin d’exercer des pressions sur trois Etats africains pour qu'ils révoquent l'autorisation de survol de leur territoire par son avion. Le Secrétaire général du bureau présidentiel, Pan Meng-an, a révélé que les Seychelles, Maurice et Madagascar avaient unilatéralement révoqué sans préavis, les autorisations de vol permettant à l'avion présidentiel de survoler leur territoire lors de son voyage. «La véritable raison était la pression intense exercée par les autorités chinoises, y compris la coercition économique», a-t-il accusé lors d'une conférence de presse à Taipei.

La Russie progresse sur le terrain diplomatique et militaire en Afrique, mais dans l’opinion publique, l’adhésion reste limitée.

Malgré un retour diplomatique et sécuritaire remarqué sur le Continent, la Russie peine à convaincre les opinions publiques africaines. Selon une enquête du réseau Afrobarometer, Moscou arrive loin derrière la Chine, les États-Unis et l’Union européenne en termes d’image. Les perceptions varient toutefois fortement selon les pays et les régions

Dans un message adressé aux chefs d’État africains réunis pour le 39ᵉ sommet annuel de l’Union africaine, le Président chinois Xi Jinping a confirmé l’entrée en vigueur, dès le 1er mai 2026, d’un traitement à tarif zéro pour tous les pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin. Seul l’Eswatini, dernier allié de Taïwan sur le continent, est exclu du dispositif

À partir du 1er mai 2026, la Chine supprimera les droits de douane sur l’ensemble des importations en provenance de 53 pays africains. Annoncée par le Président Xi Jinping himself lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, cette décision marque un tournant commercial majeur, aux implications économiques et géostratégiques considérables