fbpx

Pétrole : Malabo regrette que l’Africa Oil Week soit délocalisée à Dubai

Pinterest LinkedIn Tumblr +
 
 
Gabriel Obiang Lima ne cache pas sa déception de voir l’Africa Oil Week être organisée ailleurs que sur le continent. Le ministre équato-guinéen des Mines et des hydrocarbures reproche à l’organisateur, en l’occurrence le groupe londonien Hyve, «d’abandonner l’Afrique».
 
C’est un Gabriel Obiang Lima très remonté contre l’Africa Oil Week qui a tenu une réunion ce mardi 11 juin à Malabo au sujet de cette rencontre annuelle que son pays accompagne depuis des années. Il a, dans la foulée annoncé, le retrait de son ministère de l’édition de cette année, prévue à Dubaï. Il a exprimé sa déception quant au fait que les organisateurs de cet évènement qui jouaient un rôle crucial pour l’Afrique, se soient détournés du continent.
 
Il a d’ailleurs promis d’envoyer «une lettre à toutes les compagnies pétrolières internationales (IOCs) et les sociétés de services opérant en Guinée Equatoriale, pour les encourager fortement à ne pas participer à Africa Oil Week à Dubaï». Il appelle, également, «ses collègues ministres et autres acteurs de l’industrie à ne pas prendre part au projet de Dubaï».
Evidemment, le choix d’organiser cet événement hors du continent est loin d’être judicieux, puisque c’est une manière de se désolidariser «du Cap, de l’Afrique du Sud et de l’Afrique», estime Gabriel Obiang Lima. De plus, si l’on sait que beaucoup de pays sur le continent sont en mesure d’organiser l’Africa Oil Week, on peut douter du caractère judicieux de ce choix. D’ailleurs, la Guinée Equatoriale a montré ses capacités à répondre dans un délai très court pour l’organisation d’un  événement beaucoup plus important. En 2015, alors qu’il ne restait que deux mois pour que se tienne la Coupe d’Afrique des Nations, quand l’organisateur d’alors s’est désisté, c’est Malabo qui a pris le relais.
Partager.

Répondre