fbpx

Pétrole : Mise en garde de la Russie d’un baril à 300 dollars en cas d’embargo

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Pour impacter négativement le régime russe, Américains et Européens discutent les voies et moyens de renforcer davantage les sanctions en ciblant notamment le pétrole et le gaz. Gare à l’effet boomerang d’une telle décision

Les Occidentaux vont-ils mettre en place un embargo sur le pétrole russe ? Discutée par l’UE et les Etats-Unis, la mesure pourrait avoir de lourdes conséquences, avertit la Russie. « Il est tout à fait évident que le refus d’acheter le pétrole russe va aboutir à des conséquences catastrophiques pour le marché mondial », a déclaré le vice-Premier ministre russe, chargé de l’Énergie, Alexandre Novak. « La flambée des prix risque d’être imprévisible et d’atteindre plus de 300 dollars pour un baril, voire plus », a-t-il affirmé, cité par les agences de presse russes.

Selon Alexandre Novak, il est impossible de remplacer rapidement les livraisons du pétrole russe vers le marché européen par celles d’une source alternative. « Cela prendra plusieurs années et ce sera bien plus cher pour les consommateurs européens qui seront les victimes principales d’un tel scénario », a-t-il averti. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a frôlé dimanche les 140 dollars vers 23h00 GMT, proche de son record absolu de 147,50 dollars atteint en juillet 2008.

Idem pour le gaz ?

La déclaration d’Alexandre Novak intervient alors que des sanctions sur les hydrocarbures russes en représailles à l’intervention militaire russe en Ukraine sont actuellement discutées par les États-Unis et l’Union européenne, les Occidentaux ayant déjà pris une série de lourdes sanctions économiques contre Moscou ces derniers jours. La Russie est « préoccupée » par les discussions sur un éventuel embargo sur son pétrole, qui « sapent les fondements du marché, créent des incertitudes et aboutissent à un préjudice important pour les consommateurs », selon Alexandre Novak.

Après la reconnaissance par Moscou de l’indépendance des territoires séparatistes de l’Est ukrainien en février, les Occidentaux ont également gelé le gazoduc Nord Stream II reliant la Russie à l’Allemagne. « Nous avons tout à fait le droit de prendre une décision similaire et de mettre notre embargo sur les livraisons de gaz via le gazoduc Nord Stream I » qui achemine du gaz russe vers l’Europe et qui est rempli actuellement « à 100% », a indiqué Alexandre Novak. « Mais nous n’avons pas pris une telle décision pour le moment (…). Bien que les hommes politiques européens nous poussent à cela avec leurs déclarations et accusations », a-t-il souligné.

Avec Capital

Partager.

Répondre