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Portée par une récolte exceptionnelle et une demande internationale soutenue, la filière tunisienne de l'huile d'olive connaît une envolée spectaculaire. En seulement huit mois de la campagne 2025/2026, les exportations ont généré 1,48 milliard de dollars. Un record qui conforte le poids stratégique de l'oléiculture dans l'économie tunisienne, tout en posant une question cruciale : comment convertir ce succès commercial en davantage de valeur ajoutée ?
Le Ghana s'attend à un nouveau décrochage de sa production de cacao lors de la prochaine campagne, un scénario qui risque de prolonger les tensions sur le marché mondial alors que la filière traverse une tempête chez les deux premiers producteurs de la fève (Côte d’Ivoire et Ghana). Selon les prévisions du Conseil ghanéen du cacao (Cocobod), la récolte de la campagne 2026-2027 devrait baisser d'au moins 16 %, conséquence de mauvaises conditions climatiques, de maladies persistantes et de la dégradation des plantations. Ce sont autant de revenus en moins pour les petits agriculteurs de la filière.
Alors que les tensions géopolitiques continuent de secouer le marché mondial des fertilisants, le Ghana accélère sa quête d'autonomie. L'entreprise Omanbapa AgriTech va investir 10 millions de dollars dans une usine de fabrication d'engrais organiques destinée à réduire la dépendance du pays aux intrants importés, tout en valorisant les résidus agricoles. Un pari industriel qui s'inscrit dans un contexte de forte hausse attendue des prix des engrais chimiques.
Le gestionnaire de fonds international SEAF poursuit son engagement en faveur du secteur privé sénégalais. Basé à Washington, le groupe vient de conclure son troisième investissement au Sénégal dans le cadre du fonds Oyass Capital. Une enveloppe de 1,3 milliard de FCFA (2,2 millions de dollars) est destinée à accompagner l'expansion de La Ripaille, acteur majeur de la filière avicole, à travers un ambitieux projet de diversification.
Les États-Unis intensifient leur présence commerciale en Afrique de l’Ouest. En septembre 2026, Accra accueillera une mission agroindustrielle de grande envergure destinée à promouvoir les produits agricoles américains auprès des acheteurs de la sous-région. Une initiative qui intervient dans un contexte d’incertitudes autour de l’avenir de l’AGOA et de pressions croissantes pour ouvrir davantage les marchés africains aux exportations américaines.
L’Égypte s’impose plus que jamais comme un marché stratégique pour Coca-Cola. Coca-Cola Hellenic Bottling Company (HBC), l’un des plus importants embouteilleurs du groupe américain dans le monde, prévoit d’y injecter 1,28 milliard de dollars entre 2026 et 2030 afin de renforcer ses capacités industrielles et consolider sa présence dans le pays. Cette annonce s’inscrit dans une dynamique plus large d’expansion du système Coca-Cola sur les grands marchés africains.
Le groupe singapourien Wilmar International et le conglomérat nigérian Tropical General Investments (TGI) franchissent une nouvelle étape stratégique en Afrique de l’Ouest. Les deux acteurs ont conclu un accord en vue de créer une coentreprise regroupant leurs activités agroalimentaires au Nigeria et au Bénin. Objectif : bâtir une plateforme intégrée couvrant toute la chaîne de valeur alimentaire et conquérir un marché estimé à plus de 12 milliards de dollars.
L’élan de l’excellent début de campagne cacao à l’export, 1 million de tonnes déjà écoulées dans le cadre de contrats pour la récolte 2026-27, pourrait être contrarié par le phénomène climatique El Niño attendu en juillet, s’inquiètent les professionnels de la filière et les négociants sur le marché des commodities agricoles. En effet, afin de réguler les stocks, le Conseil du Café et du Cacao (CCC), basé à Abidjan, a également relevé sa prime sur les ventes supplémentaires de zéro à 135 dollars par tonne au-dessus du prix à terme, selon des sources sectorielles citées par Reuters.
Pendant que l’attention se concentre souvent sur les fintechs ou l’intelligence artificielle, une autre transformation…
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![Éclairage | FarmUp : et si la prochaine révolution agricole africaine venait des données … [Par Sylvestre Afery] Dans une grande partie des exploitations agricoles africaines, les décisions continuent souvent de reposer sur l’expérience, l’observation ou des suivis informels. Historique des soins vétérinaires, dépenses, ventes, suivi du cheptel ou performances des exploitations restent rarement centralisés dans des systèmes structurés.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Farm-up-320x166.jpg)


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