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Grâce à la raffinerie d'Aliko Dangote à Lagos, la plus grande d'Afrique, le Nigeria est devenu en juin le premier fournisseur de kérosène de l'Europe, devant les États-Unis, avec des exportations record de 466 000 tonnes. Une percée qui intervient alors que l'Europe cherche à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de Washington, sur fond de tensions diplomatiques et de crise au Moyen-Orient.
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La National Oil Corporation (NOC) et le groupe anglo-néerlandais Shell ont engagé des discussions « pour élaborer une stratégie destinée à améliorer l’efficacité du secteur et à mieux exploiter le potentiel gazier du pays », indique un communiqué conjoint publié par les deux parties. La démarche dépasse le cadre des projets sur lesquels est déjà positionné le groupe Shell, elle s’inscrit dans la volonté de Tripoli de reconstruire une industrie énergétique capable d’attirer durablement les investissements.
Après des années d'annonces et de négociations diplomatiques, le mégaprojet de gazoduc reliant le Nigeria au Maroc entre dans une phase décisive. Rabat a engagé des discussions avec l'US EXIM Bank et la Banque mondiale pour réunir les financements nécessaires à cette infrastructure stratégique de 26 milliards de dollars, appelée à redessiner la carte énergétique de l'Afrique de l'Ouest.
Le Nigeria franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de relance du secteur des hydrocarbures. À l'issue de son appel d'offres lancé fin 2025, 37 des 50 blocs pétroliers et gaziers proposés ont été attribués à 31 entreprises, majoritairement nigérianes. Si certains bassins longtemps délaissés ont, pour la première fois, suscité l'intérêt des investisseurs, treize blocs sont restés sans candidat, illustrant les défis persistants de l'exploration dans les zones les moins connues.
Le Caire est en pourparlers avec des majors internationaux de l'énergie, dont Shell, TotalEnergies et BP, des groupes qui cherchent à sécuriser un débouché stratégique. Selon « des sources proches du gouvernement » citées par l’agence Reuters, chaque multinationale s’engagera sur la livraison de 15 à 18 cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) par mois pendant au moins trois ans. La durée de ces accords pourrait s’étaler de trois à cinq ans, mais il reste à finaliser quelques détails.
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