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Transports & logistique
Par temps calme, le transport aérien s’est très bien accommodé du fameux « Yield Management » dont l’objectif est de maximiser les recettes de chaque vol en faisant varier les tarifs au jour le jour si ce n’est à la minute. Certes il comporte des excès que nous avons souvent dénoncés, mais reconnaissons que, dans l’ensemble ce concept a permis de faire voyager de nouvelles couches de clientèles, de remplir les vols, parfois trop, et d’assurer une meilleure rentabilité aux transporteurs. Mais lorsque la géopolitique amène de fortes perturbations, le même outil se retourne contre ses utilisateurs.
Le projet ferroviaire du TransGuinéen franchit une nouvelle étape décisive. Avec le lancement des premières gares et des trains déjà disponibles, la Compagnie du TransGuinéen accélère la transformation du transport national, même si des défis majeurs subsistent.
Face aux défis géopolitiques et économiques de la sous-région, une petite révolution vient de s’opérer sur les routes ouest-africaines. Grâce à l’initiative du géant AfricaGlobal Logistics (AGL) et à une coopération douanière inédite, un corridor multimodal relie désormais la Côte d’Ivoire au Mali, en transitant par le Burkina Faso. Un pari stratégique qui promet de transformer durablement le commerce entre Abidjan et Bamako.
Il semble bien que les planètes ne soient plus alignées devant le transport aérien. Celui-ci avait bien redressé la tête à la suite du désastre du Covid dont il faut bien rappeler qu’il avait mis à bas tout ce secteur d’activité et dont on ne pensait pas qu’il s’en relèverait avant une dizaine d’années. Le contraire est arrivé. En un an les flux de trafic avaient été rétablis, et le chiffre d’affaires était reparti à la hausse, tiré par une forte augmentation des tarifs bien acceptée par les passagers. Et puis, petit à petit la situation s’est dégradée et ce, pour de multiples causes, dont chacune pourrait être gérable mais dont l’accumulation entraine une certaine morosité.
L’ère de la sécurité maritime garantie par le seul droit international est révolue. Comme l’ont…
On s’y était trop habitués. La pression du public, une concurrence effrénée entre les transporteurs, les formidables avancées technologiques, l’arrivée en force des « low costs » et le trop fameux « yield management » ont entraîné une baisse quasi constante des tarifs aériens surtout à partir du milieu des années 1990. Et on s’y était habitué à tel point qu’il était impossible d’imaginer les prix que payaient les passagers dans les années 1970 qui ont vu l’apparition du transport de masse avec l’arrivée des très gros porteurs. Eh bien, cette époque est révolue au moins pour un certain nombre d’années
Nairobi a relancé jeudi 19 mars un gigantesque projet d'extension de son réseau ferroviaire. Le chemin de fer reliant le port de Mombasa à l’Ouganda, estimé à plusieurs milliards de dollars, avait été interrompu pendant six ans après que Pékin a bloqué les décaissements financiers, arrêtant de facto les travaux de construction. La China Road and Bridge Corporation (CRBC) est le maître d'œuvre principal du chantier
Édito | Aviation commerciale : guerre du Golfe, les gagnants et les perdants [Par Jean-Louis Baroux]
Les premiers perdants sont évidemment les populations des pays concernés, victimes innocentes de bombardements. On ne peut pas oublier que ce conflit a déjà fait plus de 2.000 morts répartis dans tous les camps. Pris au piège, les habitants n’ont d’autre ressource que de fuir ou faire le dos rond en espérant la fin de leur cauchemar
L’offensive puissante et constante des promoteurs de l’écologie a fait effet d’un épouvantail sur le transport aérien qui, fort injustement attaqué, a cherché des parades quitte à modifier en profondeur certains aspects de cette activité, comme, par exemple l’arrêt de la baisse des tarifs. Toutes les mesures prises, ne sont d’ailleurs pas sans intérêt car plus ce secteur d’activité répondra aux critères de bonne conduite écologique et plus il sera rentable. Cela nécessite néanmoins de colossaux investissements qui ne feront leur plein effet qu’à très long terme, tout en étant financés à court terme. On ne fera pas l’économie d’augmentations de tarifs pour financer les recherches si complexes. Mais les contraintes subies par les opérateurs ne sont sensibles que très progressivement. Un autre facteur est beaucoup plus pénalisant : c’est la géopolitique.
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![Édito | Le piège du « Yield Management » [Par Jean-Louis Baroux] Ceux-ci alléchés par des tarifs attractifs à la condition d’acheter leurs billets très longtemps à l’avance, souvent plusieurs mois, se retrouvent piégés en cas d’annulations de vols, voire de cessation d’opérer entre des destinations.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Hh-1-450x185.jpg.webp)



![Édito | Changements en série à la tête des compagnies aériennes [Par Jean-Louis Baroux] Cela a commencé en décembre 2025 par le remplacement surprise du Président de Qatar Airways, le fameux Al Baker, par le patron de l'aéroport international Hamad (HIA), Hamad Ali Al-Khaler. On ne sait pas quelles raisons ont poussé à la démission forcée de celui qui avait fait de Qatar Airways un acteur majeur non seulement dans sa zone, mais bien dans le monde entier.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Hamad-Ali--320x180.webp)
![Édito | La corruption une maladie du transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] J’ai relevé quelques exemples parmi les faits jugés et publiés, qui d’ailleurs ne correspondent qu’à une toute petite minorité des délits de corruption dont la plupart resteront impunis. Voilà le cas de l’ancien président de Sri Lankan Airlines, Kapila Chandrasena, condamné à la prison pour avoir sollicité de la part du constructeur 16 millions de dollars en échange de l’achat de 6 A330 et de 4 A350 dont la valeur totale est de 2,5 milliards de dollars. Il n’a finalement reçu que 1,45 millions de dollars et il s’est fait pincer.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Avion-320x165.jpg.webp)
![Édito | Guerre du Golfe : mauvaise passe pour le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] La première et la plus importante, pour le moment, est la guerre du Golfe dont les conséquences négatives sont immédiates : allongement du temps de vol entre l’Europe et l’Asie et brusque augmentation du prix du baril dont le montant était stabilisé aux alentours de 70 dollars et qui est monté autour des 100 dollars avec des pointes à près de 120 dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/03/Champs-petroliferes-bombardes-dans-le-Golfe-persique--320x123.webp)

![Edito | Aviation commerciale : stop à la baisse des tarifs aériens [Par Jean-Louis Baroux] Il serait plus honnête, disons le mot, d’afficher directement le nouveau tarif plutôt que de maintenir les accroches promotionnelles. C’est tout de même prendre les consommateurs pour des gogos. Cette pratique est d’autant plus curieuse que la plupart des transporteurs crient avant d’avoir mal. Les plus importants d’entre eux pratiquent le « hedging » qui consiste à se protéger des aléas en achetant leur carburant longtemps à l’avance.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/03/Avion--320x154.jpg.webp)

![Édito | Aviation commerciale : guerre du Golfe, les gagnants et les perdants [Par Jean-Louis Baroux] Le transport aérien et son corollaire le tourisme sont également deux des secteurs d’activité les plus touchés, mais il y des nuances et parmi les protagonistes il y a aussi des gagnants.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/03/Dubai-1-1-320x174.jpg.webp)
![Edito | La géopolitique, principale incertitude pour le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Elle vient de se rappeler à notre bon souvenir depuis l’extension du conflit au Moyen-Orient. Brutalement le trafic aérien dans la région a été mis à l’arrêt presque complet. Il faut dire que les avions civils peuvent représenter des cibles de choix alors qu’ils sont dans l’incapacité de se défendre et que les aéroports constituent des infrastructures importantes, parfaitement localisées et qu’il suffit d’un seul impact, même sur un parking, pour les mettre à l’arrêt.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/03/Dubai--320x180.jpg.webp)
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