Les grands entretiens Afrimag

4. Impacts observés dans les pays pilotes Kenya - IBLI (International Livestock Insurance) +500 000 éleveurs protégés Réduction de 25 % de la mortalité animale Hausse de 36 % des investissements dans le bétail (achat d’aliments, soins vétérinaires).

Pour Abdou Dassouli, Ceo et fondateur d’Imtiaz Capital, la santé publique est au cœur des priorités nationales. Entre généralisation de la couverture médicale, défis structurels et essor de la santé numérique, il plaide pour un modèle africain intégré, fondé sur l’innovation, la prévention et la solidarité régionale.

Dans cet entretien accordé a AFRIMAG, Lova Rinel Rajaoarinelina éclaire sur le renoncement de l’Afrique du Sud à l’arme nucléaire durant les années 1990, pour des raisons objectives et stratégiques, alors qu’elle aurait pu garder cette arme de dissuasion. Quant à l’Ukraine, en renonçant à ses armes nucléaires, elle croyait en la puissance du droit international et la qualité de la signature des puissances mondiales.

Juriste de formation, Lova Rinel Rajaoarinelina a travaillé plusieurs années à Madagascar auprès du Président de la République, notamment sur les enjeux énergétiques mais également sur l’industrie et les secteurs régaliens comme la défense et la sécurité. Forte de cette expérience, elle rejoint le Compréhensive Test Ban Treaty Organisation (CTBTO) puis la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), et se spécialise sur les enjeux géopolitiques de l’énergie et de la dissuasion nucléaire. Elle est l’auteure de plusieurs publications sur ces sujets. En France, elle est aujourd’hui membre du collège de la Commission de régulation de l’énergie. Dans cet entretien accordé a AFRIMAG, Lova Rinel Rajaoarinelina éclaire sur le renoncement de l’Afrique du Sud à l’arme nucléaire durant les années 1990, pour des raisons objectives et stratégiques, alors qu’elle aurait pu garder cette arme de dissuasion. Quant à l’Ukraine, en renonçant à ses armes nucléaires, elle croyait en la puissance du droit international et la qualité de la signature des puissances mondiales. Or, il n’en fut rien avec le délitement des valeurs qui ont contribué relativement à la paix ces 80 dernières années. Un entretien instructif !

Alexandru-Victor Andrei : Je suis directeur du Carrefour des Acteurs Sociaux - pôle énergie. Le CAS qui est un cercle de réflexion promouvant l'offre énergétique française en Europe et à l'international. Notre mission : fédérer les acteurs clés du secteur, organiser des événements et favoriser les coopérations pour un avenir énergétique durable. Nous mettons en avant les compétences françaises dans l'énergie via divers événements et opportunités de coopération. Parmi nos réalisations : conférences avec des dirigeants renommés comme MM. Bernard Fontana (PDG d'EDF) et François Gauché (Framatome Healthcare), collaborations avec Framatome Space, le CNES et ArianeEspace sur le nucléaire spatial, ainsi que des webinaires réguliers avec des spécialistes. Le CAS coopère avec institutions académiques, entreprises énergétiques et organisations internationales pour renforcer son impact et promouvoir l'offre française à l'international.

Statisticien, responsable de la division statistique électricité et gaz au ministère de l’Aménagement du territoire, de la Transition écologique (MTES France), enseignant à l’Université Paris Dauphine. Dans cet entretien, Alexandru-Victor Andre apporte force argumentaire en faveur de l’énergie nucléaire civile pour le développement de l’Afrique

La grande majorité des minerais de l’est du pays sont évacués en contrebande vers l’Ouganda, le Rwanda et dans une moindre mesure le Burundi, par voie lacustre, par la terre ferme ou par avion. Le lac Kivu et ses petites îles ainsi que les zones montagneuses constituent un terrain propice à̀ la contrebande. On estime que 90 % de l’or artisanal sort en contrebande de la RD Congo Son exportation frauduleuse est relativement facile ; les négociants peuvent dissimuler le minerai et le transporter en secret. L’or est ensuite fondu et recyclé de nombreuses fois, ce qui rend difficile l’identification

Alors que des discussions s’ouvrent entre Kinshasa et Washington sur la sécurisation des minerais critiques, Pierre Jacquemot, ancien ambassadeur de France, alerte sur les racines profondes du chaos qui gangrène l’est de la RDC. Dans un entretien sans détour, il pointe la complicité des voisins, les dérives des groupes armés, le manque d’éthique des firmes technologiques, l’échec des mécanismes de certification… et la responsabilité des grandes puissances et multinationales dans une guerre silencieuse aux enjeux géopolitiques majeurs. Décryptage.

Alors que le cinquième Sommet Finance in Common (FiCS) s'apprête à réunir, du 26 au 28 février 2025, les banques publiques de développement à Cape Town, Adama Mariko, Directeur adjoint pour la mobilisation, les partenariats et la communication du Groupe AFD, décrypte les défis et opportunités de cette alliance mondiale. Innovation financière, inclusion, transition numérique et infrastructures durables : comment ces institutions inconnues du grand public façonnent-elles l'avenir du financement du développement ?

Alors que le cinquième Sommet Finance in Common (FiCS) s'apprête à réunir, du 26 au 28 février 2025, les banques publiques de développement à Cape Town, Adama Mariko, Directeur adjoint pour la mobilisation, les partenariats et la communication du Groupe AFD, décrypte les défis et opportunités de cette alliance mondiale. Innovation financière, inclusion, transition numérique et infrastructures durables : comment ces institutions inconnues du grand public façonnent-elles l'avenir du financement du développement ?

Ahmadou Bakayoko : Notre présence lors de ce SIREXE vise d’une part à montrer aux Ivoiriens et aux partenaires extérieurs les acquis et les réalisations de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité, et d’autre part, de rencontrer d’autres experts afin de partager nos différentes expériences dans des métiers spécifiques et de conclure des partenariats. Nous insistons également sur la mise en valeur du savoir-faire et des talents ivoiriens.

En dépit des nombreux gisements de pétrole qui lui assureront sans doute une sécurité énergétique confortable dans les années à venir, la Côte d’Ivoire affiche des ambitions nobles en matière d’énergies renouvelables. Entretien avec Ahmadou Bakayoko, Directeur général de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE), à l’occasion du Salon International des Ressources Extractives et Energétiques (SIREXE).

On peut toutefois souligner, l’engagement de Jean-Noël Barrot nouveau ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et celui de son nouveau Secrétaire d’État en charge de la Francophonie et des Partenariats Internationaux Thani Mohamed-Soilihi qui a su prendre ses fonctions dans des délais très brefs et assumer ses missions avec conviction. En définitive, c’est un peu un rendez-vous manqué avec les Français. Peut-être ne fallait-il pas avoir dans la même séquence des élections primordiales pour le pays, des Jeux olympiques et paralympiques, le Sommet de la Francophonie et le projet de réouverture de la Cathédrale Notre Dame ?

Le XIXe Sommet de la Francophonie avait lieu à Paris et Villers-Cotterêts en France en fin de semaine dernière en présence de plusieurs dizaines de chefs d’Etat et de Gouvernement de pays membres. Que faut-il retenir concrètement de ce rendez-vous et des événements associés. Le point de vue de l’essayiste et élu local français, Gilles Djéyaramane.

«Indiscutablement, l'implication des États-Unis dans les affaires congolaises a toujours été liée à un objectif de garantir l'accès aux minéraux critiques,» a déclaré Frédéric Mousseau, co-auteur du rapport et directeur des politiques à l'Oakland Institute. «L'accord de ‘paix’ intervient après des décennies de formation, conseil et soutien américains à des armées étrangères et mouvements rebelles, et à un moment où le Rwanda et son bras armé, le M23, ont étendu leur contrôle territorial dans l'est de la RDC. Il s'agit d'un accord gagnant-perdant qui favorise les intérêts miniers américains et offre une prime au Rwanda pour des décennies de pillage des ressources congolaises.»

L’Etat du Congo, les groupes miniers internationaux, les occidentaux, notamment les Américains, sont brocardés par l’ONG américaine Oakland Institute. Leur tort : l’exploitation abusive et massive de la République démocratique du Congo au détriment des peuples autochtones. Ce sont les grandes conclusions du rapport sans ambages que vient de produire l’ONG américaine. Entretien avec Frédéric Mousseau, l’un des dirigeants du groupe de réflexion progressiste, Oakland Institute, basé en Californie