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Sahel : 375 millions de dollars de la Banque mondiale pour l’élevage

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Le secteur de l’élevage dans le Sahel, crucial pour la sécurité alimentaire, vient d’avoir un allié de taille. En ce mois de mars 2021 finissant, la Banque mondiale a annoncé un financement de 200 milliards de Fcfa en soutien au secteur pastoral des pays de la vaste zone allant du Sénégal à l’Ouest au Tchad à l’Est, en passant par la Mauritanie, le Mali le Niger et le Burkina Faso.

Confiés à l’Association international de développement (IDA), ces fonds constituent la phase II du projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel, après une première phase au bilan très positif. Les 375 millions de dollars, soit 200 millions de Fcfa permettront de renforcer la santé animale, tout en améliorant l’accès aux ressources naturelles et leur gouvernance.
Pour ce faire, seront mis en place de nouveaux forages et points d’eau accessibles aux 13 millions d’éleveurs que compte ces six principaux pays du Sahel. Il en sera ainsi également concernant les pâturages afin de réduire les conflits liés aux difficultés d’accès aux ressources.
Ainsi, les déplacements pacifiques locaux et transnationaux le long des axes de transhumance seront également définis. Tout ceci devrait permettre d’accroître les revenus d’un secteur qui fait vivre 20 millions de personnes au Sahel. Les 200 milliards iront principalement aux jeunes et aux femmes. 30% au moins des bénéficiaires seront des femmes.
Il convient de signaler que « les restrictions imposées par la pandémie de Covid-19 ont rejailli sur les activités pastorales, induisant une forte hausse des prix du bétail tout en pénalisant les éleveurs par la fermeture des marchés et les limitations de circulation », souligne la Banque mondiale.
En outre, en dépit « des efforts constants des gouvernements et de leurs partenaires, l’insécurité alimentaire et la malnutrition continuent de sévir au Sahel et les systèmes d’élevage pastoral font partie, parmi d’autres leviers, des solutions cruciales pour y remédier, tout en contribuant à l’entretien de vastes pans d’un territoire fragile dans ces régions arides et semi-arides », poursuit la même source.

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