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Sécurité alimentaire : Le colonel Assimi Goïta du Mali sur le front anti-prévarication

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Le président de la Transition malienne a accusé réception d’un rapport qui fait mention d’une gestion hasardeuse des fonds portant sur la sécurité alimentaire. Un dossier qu’il entend suivre de bout en bout.

Deux départements sont au banc des accusés : l’hôtel des Finances et le département de l’Industrie et du Commerce. Ils sont indexés de subventions indues de denrées alimentaires au profit d’un opérateur économique. 

Des données émises par le rapport du Vérificateur général de la république qui fait un gros plan sur le fonds débloqué par le gouvernement pour réduire l’impact du Covid-19 sur les populations vulnérables. Ce dossier qui met en cause le Premier ministre d’alors, n’a pas fini de révéler tous ses secrets. Et pour cause, le même ancien Premier ministre occupait le portefeuille des Finances durant la période de 2020.

Les deux ministères sont accusés d’avoir indument ordonné une dépense au profit d’un opérateur économique dont l’identité et le nom de sa société n’apparaissent pas dans le même rapport. Ainsi, en dépit de la politique de subvention de l’Etat par le biais du Commissariat à la Sécurité alimentaire, l’argentier du Mali durant cette période a ordonné par lettre confidentielle n°00609/MEF-SG du 19 mai 2020, sur demande de son homologue de l’Industrie et du Commerce, suivant lettre n°0055/MIC-SG du 11 mai 2020, une prise en charge des surcoûts liés à la vente de produits alimentaires à Kidal et à Ménaka sur 3 mois, en riposte à la Covid-19. 

Seulement, Kidal et Ménaka avaient déjà bénéficié de plusieurs tonnes de céréales au même titre que les autres régions, dans le plan de riposte au coronavirus.

Irrégularité

L’irrégularité constatée est que la subvention fut réglée avant la réalisation des ventes. L’opérateur économique n’a pas été en mesure de fournir la preuve de l’effectivité de la réalisation des ventes aux prix subventionnés dans les régions de Kidal et Ménaka. Dans ce dossier aux relents de gestion calamiteuse, plusieurs structures publiques, parapubliques, des CHU,  hôpitaux, etc. sont concernés.

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 50,733 milliards de FCFA. Le rapport relatif aux différents manquements à l’orthodoxie financière constatés est aux mains du Procureur chargé du Pôle économique et financier. 

Un total de 22 dossiers, transmis au procureur anti-corruption par le numéro 1 malien qui entend suivre de près sans interférence au nom du respect de la séparation des pouvoirs.

 

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