Le projet de cession de la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie entre dans la phase de finalisation. Son actionnaire de référence, BNP Paribas, va céder la totalité de sa participation au groupe financier Sunu fondé par le sénégalais Pathé Dione.
Le groupe BNP Paribas accélère le processus de cession de ses 54,11 % de parts détenues dans sa filiale sénégalaise, la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Sénégal (Bicis). L’accord ne précise pas le montant de la transaction. A travers cette opération, BNP Paribas qui est détenu à 41,5 % par des investisseurs institutionnels européens (au 31 décembre 2021), poursuit ainsi la réduction de sa voilure en Afrique.
Si l’opération est approuvée par les autorités réglementaires, le groupe bancaire français ne serait plus actif que dans quelques marchés stratégiques sur le continent, dont la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, la Namibie et le Botswana, pour l’Afrique subsaharienne, l’Algérie et le Maroc, pour le Maghreb.
Les actions cédées par BNP Paribas seront rachetées par le groupe de services financier Sunu, fondé par l’homme d’affaires sénégalais Pathé Dione en 1998. «Notre premier objectif est d’offrir des solutions financières complètes avec un réseau de banques et de sociétés d’assurances plus proche des entreprises et des populations. La Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Sénégal est une belle opportunité de réaliser cette ambition au Sénégal et dans la sous-région», a commenté Pathé Dione, rapporte l’agence Ecofin.
En décidant de racheter la Bicis, le groupe Sunu qui est déjà présent dans 17 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, avec une trentaine de sociétés, dont des compagnies d’assurance, se renforcera sur le marché sénégalais où il est présent via une compagnie d’assurance et une microfinance. L’opération représente également la première incursion du groupe Sunu sur le marché bancaire sénégalais.
Le tour de table de la Bicis est composé de BNP Paribas (54,11 % de parts), l’Etat sénégalais (24,89 %) et le reste des actions étaient détenues par diverses entités.

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