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Sénégal : Risques sur l’économie à cause de la crise politique

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Une mini-révolution politique est en cours au Sénégal, après l’affaire d’accusation de viol, d’insurrection et de troubles à l’ordre public contre l’opposant au régime du président Macky Sall, le député Ousmane Sonko.

Le pays a connu quatre jours de perturbation de l’activité économique à cause de troubles et des violences. Tout le monde craint le syndrome ivoirien. Du mercredi 3 mars, date de l’arrestation d’Ousmane Sonko au samedi 6 mars, les violences dans les principales villes de ce pays paisible d’Afrique de l’Ouest ont mené à l’arrêt de pan entier de l’économie.

En effet, plusieurs magasins notamment les grandes surfaces ont été contraints à l’arrêt, quand ils n’ont pas été purement et simplement pillés par les émeutiers. Principale victime des attaques, les supermarchés Auchan, en raison de l’origine française des capitaux. En effet, aux yeux des manifestants, il fallait toucher aux intérêts de la France considérée, à tort ou à raison, comme le principal soutien du président sénégalais Macky Sall. Au total 14 magasins de l’enseigne ont été attaqués, dont 11 entièrement pillés. Pour un groupe qui emploie 1700 collaborateurs au pays de la Teranga et qui travaille avec 500 fournisseurs locaux, l’impact sur l’économie peut être lourd.

Les attaques ont également touché les stations-services Total pour les mêmes raisons que Auchan. Sauf que les modèles économiques de ces deux groupes français ne sont pas les mêmes. En effet, Total fonctionne suivant un régime de franchise, pour la plupart des stations dont les capitaux sont détenus localement par des Sénégalais. Alors qu’Auchan a choisi de détenir lui-même son réseau de distribution. 

Sur l’autoroute Dakar-Aéroport de Diass, une concession gérée par Eiffage, pendant trois jours, les receveurs ont déserté les points de péage pour des raisons de sécurité. De plus, la plupart des entreprises gérées par des Français ont préféré fermer temporairement afin d’éviter des pillages ou d’échapper à des menaces.

Mais au-delà de l’impact direct sur les entreprises françaises, l’économie sénégalaise a été très perturbée à cause des scènes de guérilla urbaine dans les principale ville. Par exemple, la société Dakar Dem Dikk qui assure le transport par autobus à l’intérieur de la capitale, mais également avec les villes dans les régions, a préféré le chômage que de risquer de voir ses véhicules détruits ou brûlés par les manifestants.

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