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Près de deux Africains sur trois (65 %) estiment que leurs gouvernements devraient financer le développement national à partir des ressources internes, même si cela implique une augmentation des impôts et des taxes. À l’inverse, seuls 30 % des personnes interrogées privilégient le recours aux financements extérieurs, selon un rapport publié en juin par le réseau panafricain de recherche Afrobarometer.

Une large majorité d’Africains souhaite que le développement de leur pays repose d’abord sur les ressources nationales, quitte à supporter une pression fiscale plus importante. C’est l’un des principaux enseignements d’une enquête d’Afrobarometer, qui révèle également une volonté croissante de limiter l’influence des bailleurs de fonds sur les choix économiques, politiques et démocratiques des États.

La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) franchit une étape majeure de son évolution avec l'entrée du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) dans son capital. Approuvée le 17 juin 2026 à Abidjan par le Conseil d'administration de la BAD, cette prise de participation de 30 millions de dollars marque la première ouverture du capital de la BIDC à une institution internationale de financement du développement.

La Banque africaine de développement (BAD) devient le premier investisseur institutionnel international au capital de la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Cette opération historique, accompagnée d'une ligne de crédit de 70 millions de dollars, renforce les capacités financières de l'institution régionale et ouvre une nouvelle étape dans son ambition de financer la transformation économique de l'Afrique de l'Ouest.

Pendant longtemps, les politiques agricoles africaines ont principalement été pensées sous l'angle de la production. Produire davantage. Étendre les surfaces cultivées. Accroître les rendements. Or le véritable défi africain n'est plus uniquement celui de la production agricole. Il est celui de l'organisation des chaînes de valeur. Dans ce contexte, une notion devient absolument centrale : l'agrégation.

L'Afrique possède près de 60 % des terres arables non exploitées de la planète. Pourtant, le continent continue d'importer massivement des produits alimentaires transformés, demeure exposé à la volatilité des marchés internationaux et voit une partie considérable de la valeur créée par ses ressources agricoles captée hors de ses territoires. Ce paradoxe n'est pas seulement économique : il est stratégique, social, politique et géopolitique.

La station deviendra la deuxième plus importante unité de production d’eau de Bujumbura, avec une capacité de 120 000 mètres cubes. Elle vise à répondre au déficit chronique d’approvisionnement en eau potable dans la capitale économique et ses environs. Le financement du projet repose principalement sur un appui de la Banque mondiale, qui mobilise 80 millions de dollars, tandis que l’Etat burundais apporte 10 millions de dollars.

Confronté à une fracture structurelle ville-campagne en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, le Burundi se fixe quinze ans afin d’assurer une couverture totale de la population et d’améliorer ses conditions de vie. Le projet de construction d’une station de pompage, de 90 millions de dollars, lancé en grande mercredi 17 juin par le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye, fait partie de ce qui est présenté à Bujumbura (ndlr : la capitale économique du pays, Gitega étant devenue la capitale administrative) comme un des plus grands chantiers à caractère social du pays. La station de pompage d’eau est située à Nyabugete, dans la province de Bujumbura.

Le président guinéen a promulgué, le 13 juin, un décret ratifiant l’Accord-cadre et l’Accord de mandat signés avec la Banque islamique de développement (BID). Cette formalité institutionnelle permet de finaliser les mécanismes de financement du corridor routier régional reliant la Guinée au Sénégal.

La Guinée franchit une étape majeure dans la réalisation du corridor routier reliant son territoire au Sénégal. Après la ratification d’accords conclus avec la Banque islamique de développement, le financement du projet est désormais consolidé, ouvrant la voie à l’aménagement d’un axe appelé à renforcer l’intégration économique et logistique de la sous-région.

Cette montée de fièvre survient après un nouveau round de négociations durant lequel le gouvernement éthiopien a présenté une nouvelle offre sur les conditions de la restructuration, qui a été aussitôt rejetée par les détenteurs des euro-obligations. « La proposition révisée n'offre pas de solution de restructuration consensuelle viable », a souligné le comité, tout en indiquant qu’il reste « ouvert à l'examen de solutions alternatives.»

Le comité des détenteurs des euro-obligations de l’Ethiopie a annoncé, lundi 1er juin, que certains de ses membres envisagent de saisir la justice pour faire valoir leurs droits après le blocage des négociations sur les conditions financières de la restructuration d’un eurobond de 1 milliard de dollars, sur lequel Addis-Abeba avait fait défaut en décembre 2023.