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Chaque année, c’est la même séquence. Les récoltes arrivent, les marchés débordent, les prix chutent.…
Après des décennies de déclin, Luanda veut remettre le coton sur les rails. Pour reconstruire…
La banque néerlandaise de développement FMO a signé, le 3 septembre 2026, une facilité de fonds de roulement de 20 millions d'euros, soit environ 13,1 milliards de FCFA, au profit d'Ivory Cocoa Products (ICP), l'un des principaux transformateurs de cacao détenus localement en Côte d'Ivoire. D'une durée de quatre ans, l'enveloppe comprend une tranche engagée de 15 millions d'euros et une tranche additionnelle de 5 millions non encore engagée. Objectif : permettre à l'usine de San Pedro de s'approvisionner régulièrement en fèves de qualité, dans un marché mondial toujours marqué par une forte volatilité des cours.
Le Ghana veut relancer son industrie textile, longtemps l'un des fleurons industriels de l'ex-Gold Coast, mais il lui manque l'essentiel : le coton. Faute d'une production locale suffisante, Accra négocie avec le Bénin, premier producteur africain de l’or blanc, un protocole d'accord destiné à approvisionner l'usine Volta Star Textiles Limited (VSTL) de Juapong, en réhabilitation dans la région de la Volta.
Après avoir conquis les pelouses avec les Lions de la Teranga, Sadio Mané veut désormais marquer le terrain économique. À Bambaly, son village natal en Casamance, l'international sénégalais porte un projet agro-industriel de plus de 500 hectares dédié à la production et à la transformation de fruits. Développé par sa société SM10 Agro, le Parc Agro-Industriel de Bambaly ambitionne de traiter jusqu'à 50 000 tonnes par an et de créer quelque 2 500 emplois directs.
L’UEMOA veut accélérer la transformation du secteur agricole régional avec un portefeuille de projets estimé à 6 000 milliards de FCFA, soit environ 10,70 milliards de dollars US, d’ici 2040. Présentée à Bamako lors d’une rencontre avec les autorités maliennes, cette stratégie repose sur trois filières clés : les engrais, le riz et le coton, au cœur des défis de souveraineté alimentaire et industrielle de la région.
L’Afrique produit, mais les fruits de son sol sont encore largement transformés ailleurs. Près de 70 % des exportations agricoles du continent sont constituées de produits bruts, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le cacao en est l’exemple le plus emblématique : la Côte d’Ivoire et le Ghana assurent plus de 60 % de la production mondiale, mais l’essentiel de la transformation reste localisé en Europe. Même logique pour la noix de cajou, dont environ 80 à 90 % des volumes africains sont décortiqués en Asie.
Environ 1,1 milliard de personnes, soit près d’un quart de la population mondiale adulte, considèrent probable l’hypothèse selon laquelle ils pourraient perdre leurs droits sur tout ou partie de leurs terres dans les cinq prochaines années, selon un rapport que viennent de publier l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Coalition internationale pour l’accès à la terre (ILC) et le Centre de Coopération internationale en Recherche agronomique pour le Développement (CIRAD) sur «L’état des régimes fonciers et de la gouvernance des terres.»
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, SWISSAID alerte sur les inégalités persistantes qui frappent les agricultrices. Accès à la terre, sécurité alimentaire, lutte contre les violences et participation politique : malgré leur rôle central dans les systèmes alimentaires, les femmes restent parmi les premières victimes de la faim et de l’exclusion.
Pendant que les grandes puissances économiques — les États-Unis, la Chine et l’Union européenne — s’affrontent pour l’accès aux ressources et aux marchés mondiaux, la République Démocratique du Congo (RDC) reste en marge de cette dynamique. Embourbée dans des querelles politiciennes, des logiques de partage de pouvoir et une corruption chronique, elle semble ignorer l’urgence de mettre à niveau son économie et d’assurer sa place dans les échanges régionaux et internationaux
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![Tribune | Sans maîtrise de l’eau, la souveraineté alimentaire restera un slogan [Par Royking Niba, JOGOO Agriculture] La souveraineté alimentaire est sur toutes les lèvres. Le Sénégal veut réduire ses importations de riz, la Côte d'Ivoire accélère la transformation locale, le Cameroun relance ses filières vivrières. Des objectifs légitimes. Mais quand on regarde de plus près, la question de l'eau agricole reste étrangement absente des plans concrets. Or les chiffres parlent d'eux-mêmes : à peine 6 % des terres cultivées en Afrique subsaharienne sont irriguées. Tout le reste dépend de la pluie. Une pluie qui, avec le dérèglement climatique, arrive de plus en plus tard, tombe de plus en plus fort et s'arrête de plus en plus tôt.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Eau--450x217.jpg)








![Tribune | Diversifier l’économie congolaise : une nécessité stratégique pour échapper à la marginalisation mondiale [Par Willy Lukanga*] La RDC, dotée d’un potentiel exceptionnel, continue de dépendre quasi exclusivement de l’exportation de ses minerais bruts. Cette dépendance est non seulement risquée, mais elle est aussi synonyme de fragilité économique et de perte d’opportunités. Le monde évolue, les marchés s’ouvrent, mais le Congo reste à la traîne.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/04/RD-Congo-450x300.jpg)
