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L'annonce a été faite par le président John Dramani Mahama le 16 juillet dernier.​ Cette solution de proximité montre les difficultés que traverse la filière cotonnière ghanéenne.

Le Ghana veut relancer son industrie textile, longtemps l'un des fleurons industriels de l'ex-Gold Coast, mais il lui manque l'essentiel : le coton. Faute d'une production locale suffisante, Accra négocie avec le Bénin, premier producteur africain de l’or blanc, un protocole d'accord destiné à approvisionner l'usine Volta Star Textiles Limited (VSTL) de Juapong, en réhabilitation dans la région de la Volta.

Le chantier se prépare à quelques kilomètres de Bambaly, dans la région de Sédhiou. Le Parc Agro-Industriel doit s'étendre sur plus de 500 hectares dans la zone de Boudhié Mar, à environ cinq kilomètres du village natal de l'ancien attaquant des Lions de la Teranga.

Après avoir conquis les pelouses avec les Lions de la Teranga, Sadio Mané veut désormais marquer le terrain économique. À Bambaly, son village natal en Casamance, l'international sénégalais porte un projet agro-industriel de plus de 500 hectares dédié à la production et à la transformation de fruits. Développé par sa société SM10 Agro, le Parc Agro-Industriel de Bambaly ambitionne de traiter jusqu'à 50 000 tonnes par an et de créer quelque 2 500 emplois directs.

À l’horizon 2040, l’UEMOA ambitionne de mobiliser un vaste portefeuille d’investissements destiné à structurer durablement les chaînes de valeur agricoles. L’initiative, présentée le 1er juin 2026 à Bamako, s’inscrit dans un «livre blanc» actuellement promu auprès des États membres.

L’UEMOA veut accélérer la transformation du secteur agricole régional avec un portefeuille de projets estimé à 6 000 milliards de FCFA, soit environ 10,70 milliards de dollars US, d’ici 2040.  Présentée à Bamako lors d’une rencontre avec les autorités maliennes, cette stratégie repose sur trois filières clés : les engrais, le riz et le coton, au cœur des défis de souveraineté alimentaire et industrielle de la région.

Cette structure crée un paradoxe bien documenté. Plusieurs pays africains importent des produits alimentaires transformés issus de cultures qu’ils produisent eux-mêmes. Selon la Banque africaine de développement, la facture des importations alimentaires dépasse 50 milliards de dollars par an et pourrait atteindre 110 milliards d’ici la fin de la décennie. Au-delà du commerce, c’est un enjeu industriel : faible transformation signifie faible captation de valeur, peu d’emplois qualifiés et une dépendance accrue aux chocs extérieurs.

L’Afrique produit, mais les fruits de son sol sont encore largement transformés ailleurs. Près de 70 % des exportations agricoles du continent sont constituées de produits bruts, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le cacao en est l’exemple le plus emblématique : la Côte d’Ivoire et le Ghana assurent plus de 60 % de la production mondiale, mais l’essentiel de la transformation reste localisé en Europe. Même logique pour la noix de cajou, dont environ 80 à 90 % des volumes africains sont décortiqués en Asie.

Selon ses auteurs, ce rapport est le premier état des lieux mondial complet de la question foncière détaillant les modalités de détention, utilisation et gouvernance des terres.   Les Etats sont propriétaires de plus de 64% des terres dans le monde, même si ce chiffre englobe des terres sous régime coutumier pour lesquelles il existe des droits reconnus mais pas de titre formel de propriété.

Environ 1,1 milliard de personnes, soit près d’un quart de la population mondiale adulte, considèrent probable l’hypothèse selon laquelle ils pourraient perdre leurs droits sur tout ou partie de leurs terres dans les cinq prochaines années, selon un rapport que viennent de publier l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Coalition internationale pour l’accès à la terre (ILC) et le Centre de Coopération internationale en Recherche agronomique pour le Développement (CIRAD) sur «L’état des régimes fonciers et de la gouvernance des terres.»

Dans de nombreuses régions du monde, et particulièrement dans les zones rurales, les femmes constituent la colonne vertébrale de l’agriculture. Elles sèment, cultivent, récoltent et transforment les aliments qui nourrissent des millions de personnes. Pourtant, paradoxalement, elles figurent parmi les premières touchées par la faim.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, SWISSAID alerte sur les inégalités persistantes qui frappent les agricultrices. Accès à la terre, sécurité alimentaire, lutte contre les violences et participation politique : malgré leur rôle central dans les systèmes alimentaires, les femmes restent parmi les premières victimes de la faim et de l’exclusion.

La RDC, dotée d’un potentiel exceptionnel, continue de dépendre quasi exclusivement de l’exportation de ses minerais bruts. Cette dépendance est non seulement risquée, mais elle est aussi synonyme de fragilité économique et de perte d’opportunités. Le monde évolue, les marchés s’ouvrent, mais le Congo reste à la traîne.

Pendant que les grandes puissances économiques — les États-Unis, la Chine et l’Union européenne — s’affrontent pour l’accès aux ressources et aux marchés mondiaux, la République Démocratique du Congo (RDC) reste en marge de cette dynamique. Embourbée dans des querelles politiciennes, des logiques de partage de pouvoir et une corruption chronique, elle semble ignorer l’urgence de mettre à niveau son économie et d’assurer sa place dans les échanges régionaux et internationaux

À l’aube de ce nouveau quart de siècle, l’avenir semble à la fois imprécis et plein de possibilités. Devons-nous alors accepter son illisibilité ? Il serait facile de sombrer dans le pessimisme, surtout face aux crises géopolitiques et climatiques actuelles.

La 31e édition du Déméter, intitulée "Nourrir 2050 : de la fiction à la réalité", est désormais disponible. Cette publication incontournable dans le domaine de la géopolitique agricole et agroalimentaire nous plonge dans une réflexion sur l’avenir de l’agriculture et de l’alimentation. À travers cette nouvelle édition, les fictions alimentaires dialoguent avec les réalités agricoles, explorant différents scénarios pour les années à venir

«Appelons toutes les parties prenantes à respecter et promouvoir de la même manière le Code international de conduite sur la gestion des pesticides, en reconnaissant la nécessité d'efforts de coopération entre les organismes gouvernementaux et réglementaires, l'industrie des pesticides, les organisations internationales, les commerçants, l'industrie alimentaire, les utilisateurs de produits et les groupes d'intérêt public», indique le communiqué de Corplife.

Le Code de conduite (ICoC), régi par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est un instrument volontaire couvrant l'ensemble du cycle de vie des pesticides, depuis la recherche et le développement, la fabrication et l'utilisation, jusqu'à l’élimination et le traitement en toute sécurité des déchets.

Le projet d’une durée cinq ans sera mis en œuvre dans les régions de Dakar, Diourbel, Fatick, Louga, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Sédhiou, Thiès et Ziguinchor. Au moins 32 000 personnes, impliquées dans les chaînes de valeur de l’élevage profiteront directement du projet parmi lesquelles 16 000 femmes et jeunes. En outre, 950 000 personnes (dont 51 % de femmes) bénéficieront indirectement de la mise en œuvre du projet.

La première phase du Programme national de développement intégré de l’élevage au Sénégal (PNDIES-P1) pour développer les chaînes de valeur lait, viande et miel, a réuni ses différents partenaires lors d’un atelier le 28 mai dernier à Dakar. Il s’agit du ministère de l'Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l'élevage du Sénégal, de la Banque africaine de développement (BAD), de la Banque islamique de développement (BID) et de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).