Tous les articles qui parlent de Union Africaine

L'Union africaine place la santé au sommet de son agenda politique. Réunis à Accra les 21 et 22 juillet, les dirigeants du continent entendent transformer les engagements en décisions concrètes pour accélérer la lutte contre les grandes urgences sanitaires.

Chefs d'État, ministres de la Santé et partenaires internationaux se réunissent les 21 et 22 juillet à Accra pour un Sommet extraordinaire de l'Union africaine. Au cœur des débats : l'élimination du sida d'ici à 2030, la réduction de la mortalité maternelle et l'affirmation d'une souveraineté sanitaire africaine face à la dépendance aux financements extérieurs.

Le déficit énorme africain vis-à-vis de la Chine réside moins dans les barrières douanières que dans la faiblesse des capacités industrielles africaines et le manque de transformation locale des ressources naturelles.

Au premier semestre 2026, les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont franchi un nouveau cap, dépassant les 200 milliards de dollars. Derrière cette performance record se cache toutefois une réalité moins reluisante : le déficit commercial du continent avec son premier partenaire commercial continue de se creuser, révélant la persistance de déséquilibres structurels que les mesures tarifaires de Pékin peinent encore à corriger.

La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) rejoint officiellement le Système de paiement et de règlement panafricain (PAPSS), une plateforme développée par Afreximbank en partenariat avec l'Union africaine (UA) pour faciliter les paiements transfrontaliers en monnaies locales à travers l'Afrique.

La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) franchit une étape stratégique en intégrant le Système de paiement et de règlement panafricain (PAPSS). Cette adhésion ouvre la voie à des transactions transfrontalières plus rapides, moins coûteuses et réalisées directement en monnaies africaines, renforçant ainsi l'intégration financière et commerciale du continent.

3,2 milliards de dollars. Après un net recul en 2023 et 2024, les levées de fonds dans les start-up africaines ont rebondi de 40 % en 2025, selon le bilan annuel de The Big Deal. Sans retrouver les sommets de 2021 et 2022 (4,4 et 4,6 milliards de dollars), 2025 figure sur le podium des meilleures années enregistrées. « L’Afrique est sortie de deux années de funding squeeze (« gel des investissements », NDLR).

Après deux années de reflux, les levées de fonds des start-up africaines sont reparties à la hausse en 2025. Avec 82 % des financements captés, le « Big Four » (Afrique du Sud, Égypte, Kenya et Nigeria) reste hégémonique. Mais d’autres écosystèmes tech attractifs émergent : Sénégal, Bénin, Ghana, Maroc, Côte d’Ivoire… Portés notamment par la création d’un fonds panafricain de 60 milliards de dollars dédié à l’IA, la tendance pourrait se poursuivre en 2026, selon l’homme d’affaires Sidi Mohamed Kagnassi.

Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.

Le Royaume du Maroc est plus que jamais à l'avant-garde de la stabilité africaine et de la lutte contre la violence des groupes fanatiques et séparatistes. En effet, à quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du monde, le Maroc enchaîne trois événements qui disent long sur son rôle dans la sécurité du continent. Les 9 et 10 juin, El Jadida accueille une réunion de la plateforme de Marrakech (réseau antiterroriste africain) coorganisée par le Maroc et l'UNOCT. Le 10 juin, le think tank PCNS dévoile en avant-première son rapport annuel sur la géopolitique de l'Afrique 2026. Enfin, les 11 et 12 juin, Rabat organise la 10ᵉ édition de l'APSACO 2026, conférence majeure sur la paix et la sécurité en Afrique. Ces rendez-vous rapprochés ne tombent pas par hasard !

Le Premier ministre sortant, dont le parti a axé sa campagne sur le bilan économique du gouvernement, a déclaré que « d'autres progrès sont à venir », alors qu'il votait dans sa ville natale de Beshasha, dans la région d'Oromia.

Il n’y a quasiment pas de suspens sur l’issue du double scrutin, législatif et régional, qui a commencé ce lundi 1er juin en Ethiopie. Le Parti de la Prospérité du Premier ministre Abiy Ahmed, devrait largement l’emporter selon le pronostic des analystes politiques et ce, malgré d'importants troubles qui secouent une grande partie du pays. Plus de 50 millions de personnes sont inscrites sur les listes électorales, mais dans la région du Tigré, à nouveau en ébullition, il n’y aura pas d’élection en raison des « conditions défavorables », selon l’instance officielle d’organisation des élections.  Les résultats sont attendus d'ici le 11 juin.

C’est une performance qui redessine la carte industrielle du continent. Pour la première fois depuis la création de l’Indice de l’industrialisation en Afrique, le Maroc s’impose comme la première puissance industrielle africaine, devant l’Afrique du Sud, longtemps considérée comme la référence en la matière.

Porté par une stratégie de modernisation industrielle et une diversification réussie de ses exportations, le Maroc devient en 2024 le pays le plus industrialisé du continent africain. Une première historique qui marque un tournant majeur dans la hiérarchie économique africaine, selon l’Indice de l’industrialisation en Afrique 2025 publié par la Banque africaine de développement (BAD), l’Union africaine (UA) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

Face aux médias, le président du Groupe de la BAD, Sidi Ould Tah et le ministre congolais de l’Économie, Ludovic Ngatsé, ont dressé un bilan particulièrement positif de ces cinq jours de tractations de haut niveau. Cette édition 2026 marque un tournant important avec l’adoption formelle des nouvelles orientations stratégiques destinées à remodeler le paysage économique africain.

Le rideau est tombé ce 29 mai sur les Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD). Dans un contexte mondial sous tension, l’institution panafricaine et le gouvernement congolais affichent leur satisfaction après avoir entériné une feuille de route historique qui a pour objectif d’accélérer la transformation locale des ressources et moderniser l’architecture financière du continent.

C’est un discours de rupture qui fera date dans les annales de la finance panafricaine. Réunis au Centre international de conférences de Kintélé à Brazzaville, les gouverneurs et partenaires du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont assisté à un véritable manifeste pour l’autodétermination financière du continent.

À l’ouverture des travaux de la 61e édition des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, son président, Sidi Ould Tah, a bousculé les codes. Face aux chefs d’État et aux décideurs réunis en République du Congo, il a appelé à une rupture doctrinale : l’Afrique doit cesser de quémander l’aide internationale pour enfin mobiliser sa propre épargne et imposer sa souveraineté économique.