Tous les articles qui parlent de Union Africaine

Port-Louis s’apprête à devenir le centre de gravité d’une nouvelle bataille financière africaine. Retenue comme juridiction principale après une sélection menée sous l’égide du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), Maurice accueillera le siège d’AfCRA. L’Union africaine avait confirmé ce choix en février, tout en ouvrant la porte à d’autres implantations régionales.

Le 7 octobre, à Maurice, l’Union africaine donnera officiellement naissance à l’African Credit Rating Agency. Derrière cette nouvelle agence de notation, le continent veut corriger ce qu’il considère comme une mauvaise évaluation de son risque. Mais pour convaincre les marchés, AfCRA devra surtout démontrer qu’elle sait dire non aux États.

Comment transformer la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en marché réellement opérationnel ? Dans un rapport publié ce vendredi 28 août à Addis-Abeba, intitulé Integrating Africa : From Threads to Hubs, la Banque mondiale trace une feuille de route : passer de simples liens commerciaux à de véritables pôles de production régionaux.

Un sommet voulu par le président angolais João Lourenço, « champion de l'UA pour la paix et la réconciliation » depuis 2022, dans un pays qui multiplie les initiatives de médiation, notamment dans l'est de la République démocratique du Congo.

Luanda a accueilli, les 29 et 30 août, la 21e session extraordinaire de la Conférence de l'Union africaine (UA), entièrement consacrée au renforcement des mécanismes continentaux de prévention et de résolution des conflits. À la clôture des travaux, dimanche 30 août, les chefs d'État et de gouvernement ont lancé un appel pressant à renforcer les contributions au Fonds de la paix, l'instrument censé donner au continent les moyens financiers de gérer ses crises sans attendre les bailleurs extérieurs.

À quelques encablures de ces discours, la réalité est moins flatteuse. L'Afrique vue de Washington, en cet été 2026, tient du paradoxe : courtisée pour ses minerais critiques et citée comme un eldorado démographique, elle est frappée sans ménagement dès qu'elle exporte ses textiles ou ses avocats. Voilà où en est la diplomatie économique américaine sur le continent : l'America First appliqué avec constance, parfois avec brutalité.

De la terrasse du Kennedy Center, on aperçoit le dôme du Capitole. À quelques rues de là, au Département d'État, on répète que l'Afrique est « la prochaine grande opportunité commerciale du monde. » Neuf des vingt économies les plus dynamiques de la planète sont africaines ; d'ici 2050, un humain sur quatre le sera aussi. Puissance d'achat projetée : plus de 16 000 milliards de dollars. Des chiffres que les planificateurs de l'administration Trump récitent comme une antienne.

Le chiffre résume le problème. En une génération, la part de la France dans le commerce africain est tombée de 15 % à 7,5 %, rappelle l'auteur. Une érosion qu'il refuse d'attribuer à la concurrence chinoise, turque ou indienne : pour lui, elle procède d'abord d'erreurs françaises accumulées. Paternalisme persistant, héritage mémoriel mal traité, engagements militaires dans l'impasse, politique d'aide épuisée et, au bout du compte, absence de récit positif capable de fonder une relation nouvelle.

Trente ans de terrain sur le continent n'ont laissé à Pascal Lorot aucun doute : le fossé entre l'Afrique réelle et l'image qu'en gardent les élites françaises s'est creusé au point de devenir béant. Dans Adieu Afrique. Histoire d'une rupture fatale (éditions Fayard), l'essayiste livre un diagnostic sévère de l'éloignement franco-africain, tout en refusant de considérer cette rupture comme définitive. Sa conviction : il reste possible de renouer, à condition de passer d'une relation de tutelle à un partenariat entre égaux.

Originaire de Pondichéry (Pondichéry est un territoire de la « Fédération Indienne ») et ayant grandi en Côte d’Ivoire, c’est très clairement un grand moment d’émotion et une intense satisfaction à titre personnel.  L’engagement de soldats indiens issus de l’artillerie dans le défilé et la présence du ministre d’Etat en charge des Affaires extérieures et à l’Environnement, aux Forêts et au Changement climatique, Kirti Vardhan Singh, sont des marqueurs forts du renforcement des liens entre les deux pays. Cette célébration traduit incontestablement un rapprochement des visions stratégiques de leurs  dirigeants.

Ce vendredi 7 août 2026, la Côte d’Ivoire célébrait le 66e anniversaire de son indépendance.  A l’occasion du désormais traditionnel défilé dont le thème 2026 était « Forces de Défense et de Sécurité, au service de la paix, de l'unité et du développement », elle accueillait plusieurs nations amies notamment le Bénin, le Gabon, la Guinée et l’Inde. Une participation des soldats indiens qui m’a particulièrement interpellé.

L'Union africaine place la santé au sommet de son agenda politique. Réunis à Accra les 21 et 22 juillet, les dirigeants du continent entendent transformer les engagements en décisions concrètes pour accélérer la lutte contre les grandes urgences sanitaires.

Chefs d'État, ministres de la Santé et partenaires internationaux se réunissent les 21 et 22 juillet à Accra pour un Sommet extraordinaire de l'Union africaine. Au cœur des débats : l'élimination du sida d'ici à 2030, la réduction de la mortalité maternelle et l'affirmation d'une souveraineté sanitaire africaine face à la dépendance aux financements extérieurs.

Le déficit énorme africain vis-à-vis de la Chine réside moins dans les barrières douanières que dans la faiblesse des capacités industrielles africaines et le manque de transformation locale des ressources naturelles.

Au premier semestre 2026, les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont franchi un nouveau cap, dépassant les 200 milliards de dollars. Derrière cette performance record se cache toutefois une réalité moins reluisante : le déficit commercial du continent avec son premier partenaire commercial continue de se creuser, révélant la persistance de déséquilibres structurels que les mesures tarifaires de Pékin peinent encore à corriger.