Voilà un exemple qui devrait inspirer les Etats africains qui tentent de relancer le tourisme.
Le gouvernement ougandais vient de prendre une mesure spectaculaire en supprimant toutes les taxes aéroportuaires que supportent les compagnies aériennes qui desservent l’aéroport d’Entebbe, ex-Kampala. Dans la plupart des pays du continent, ces taxes sont souvent accusées de plomber la compétitivité-prix de la destination dans une région où l’Ouganda se dispute les flux du tourisme avec la Tanzanie et le Kenya.
Réduire le coût du transport aérien
Le ministre ougandais des Finances Matia Kasaija a clairement indiqué lors de la présentation du budget pour l’exercice 2021/2022, que l’objectif est de réduire le coût du transport aérien et de stimuler l’activité touristique.
Les taxes et redevances sont aujourd’hui l’une des plus grandes limites au développement du transport aérien sur le continent, les compagnies les répercutant sur les prix des billets.
Au cours d’une récente intervention à l’occasion de la 78ème assemblée générale tenue à Doha du 19 au 21 juin, Willie Walsh, directeur général de l’IATA avait confirmé les conclusions du Airport Charges Report, en révélant que huit pays constitués du Niger, de la Guinée-Bissau, du Sénégal, de la République centrafricaine, de la Sierra Leone, de la République du Congo, du Libéria et du Nigeria, prélèvent les redevances et taxes aéroportuaires les plus élevées en Afrique.





Ouganda![Édito | Aviation : les futurs majors aériens [Par Jean-Louis Baroux] Et pourtant, qu'on le veuille ou non, le transport aérien continue à croître. Il n'est qu'à songer aux quelque 20 000 appareils actuellement en commande, en rappelant que la valeur moyenne d'un avion moderne est de 100 millions de dollars. Les chiffres sont vertigineux, et l'on voit mal comment ils pourraient être supportés uniquement par les pays qui ont jusqu'à présent fait la prospérité de ce secteur.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Inde-Chine--450x230.jpg)
![Édito | Transport aérien : vers un renouveau de l’IATA ? [Par Jean-Louis Baroux] L'IATA, ce n'est pas rien ! Fondée à La Havane en 1945, cette organisation se veut l'association mondiale des compagnies aériennes. Sur les quelque 1 200 transporteurs aériens, seuls 370 en sont membres, mais ils représentent 85 % du trafic aérien mondial. Et les chiffres sont impressionnants : la barre des 1 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires des compagnies régulières sera franchie cette année. Pour faire fonctionner cet ensemble, et surtout pour que des opérateurs voués à être concurrents coopèrent entre eux, il faut des outils globaux, performants et acceptés de tous. Et ce n'est pas le moindre mérite de l'IATA que de les avoir créés et d'en assurer la gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Saadia-Zahidi--450x211.jpg)




