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Le déficit énorme africain vis-à-vis de la Chine réside moins dans les barrières douanières que dans la faiblesse des capacités industrielles africaines et le manque de transformation locale des ressources naturelles.

Au premier semestre 2026, les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont franchi un nouveau cap, dépassant les 200 milliards de dollars. Derrière cette performance record se cache toutefois une réalité moins reluisante : le déficit commercial du continent avec son premier partenaire commercial continue de se creuser, révélant la persistance de déséquilibres structurels que les mesures tarifaires de Pékin peinent encore à corriger.

Après trois jours de discussions, le sommet du G7, qui s’est achevé le 17 juin, a débouché sur une nouvelle déclaration consacrée aux minerais critiques. Réunis à Évian, les dirigeants de la France, de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, aux côtés de plusieurs partenaires dont l’Australie, ont affiché leur volonté de réduire leur dépendance aux chaînes d’approvisionnement dominées par la Chine.

En quête d’indépendance face à la domination chinoise sur les minerais critiques, les pays du G7 viennent de dévoiler une stratégie ambitieuse de sécurisation des approvisionnements. Derrière cette nouvelle feuille de route se dessinent des opportunités majeures, mais aussi des défis de taille pour les producteurs africains, désormais au cœur de la bataille mondiale des ressources.

Cette transaction interviendrait durant l'année fiscale qui s'achèvera fin juin 2027 (ndlr : l’exercice budgétaire en cours, qui a débuté le 1er juillet 2026). Le montage consisterait à procéder à l'émission simultanée de nouvelles obligations libellées en dollars et de les substituer par des emprunts à taux bas. Selon Bloomberg, la décision finale n'a pas encore été arrêtée.

Le gouvernement kényan a présenté un budget de 4.820 milliards de shillings kényans (KES) pour l’exercice fiscal 2026/27, soit 37,2 milliards de dollars, contre 4.290 milliards shillings en 2025/26, ce qui équivaut à une hausse d’environ 530 milliards de shillings (+ 12,4%), a indiqué Chris Kiptoo, Secrétaire principal du Trésor.

À cette occasion, Emmanuel Macron a annoncé un investissement de 700 millions d’euros porté par le groupe CMA CGM au Kenya. L’accord prévoit notamment le développement d’un terminal portuaire stratégique à Mombasa capable d’accueillir des porte-conteneurs de nouvelle génération, afin d’accompagner la croissance des échanges commerciaux en Afrique de l’Est et centrale.

En marge de l’Africa Forward Summit organisé à Nairobi, Rodolphe Saadé a signé un accord de partenariat stratégique avec le gouvernement kényan afin de renforcer la coopération autour des infrastructures de transport, de logistique et des capacités portuaires du pays. La signature s’est tenue en présence d'Emmanuel Macron et de William Ruto.

Le président kenyan William Ruto a déclaré publiquement : «pour allumer ce seul data center, il faudrait couper l'électricité pour la moitié du pays. C'est là que j'ai su qu'il y avait un problème. » Le chef de l’Etat Kenyan a ainsi confirmé que le projet nécessitait une quantité d’énergie jugée disproportionnée par rapport aux ressources actuellement disponibles dans le pays. Selon les autorités, l’infrastructure aurait exercé une pression excessive sur le réseau électrique national, déjà confronté à des défis de production et de distribution.

Le Kenya a décidé de suspendre le gigantesque projet de centre de données porté par Microsoft et le groupe G42 (entreprise d'IA des Émirats arabes unis), estimé à 1 milliard de dollars. En cause : l’insuffisance des capacités énergétiques nationales, un obstacle majeur qui révèle les fragilités structurelles freinant l’essor de l’intelligence artificielle et du cloud computing en Afrique.

C’est un séisme douanier dont les répliques se feront sentir de Johannesburg au Caire. Le gouvernement chinois a officiellement annoncé une mesure appropriée : l’accès en franchise de droits pour les produits originaires de la quasi-totalité du continent africain. En levant ces barrières tarifaires, Pékin ne se contente pas de faire un geste diplomatique, il semble redessiner les contours de la mondialisation pour la décennie à venir.

A partir de ce 1er mai 2026, c’est l’exemption des droits de douane pour les produits originaires d’Afrique à destination de la Chine. Pékin a, en effet, décidé de supprimer les droits de douane pour 52 pays africains. Une décision stratégique qui vise à corriger un déséquilibre commercial tout en scellant l’influence de l’empire du Milieu sur le continent. L’Eswatini et l’Érythrée sont sous embargo de Pékin. Et pour cause : ces deux pays de l’Afrique australe et de l’Est maintiennent encore des relations diplomatiques avec Taïwan.