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Après trois jours de discussions, le sommet du G7, qui s’est achevé le 17 juin, a débouché sur une nouvelle déclaration consacrée aux minerais critiques. Réunis à Évian, les dirigeants de la France, de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, aux côtés de plusieurs partenaires dont l’Australie, ont affiché leur volonté de réduire leur dépendance aux chaînes d’approvisionnement dominées par la Chine.

En quête d’indépendance face à la domination chinoise sur les minerais critiques, les pays du G7 viennent de dévoiler une stratégie ambitieuse de sécurisation des approvisionnements. Derrière cette nouvelle feuille de route se dessinent des opportunités majeures, mais aussi des défis de taille pour les producteurs africains, désormais au cœur de la bataille mondiale des ressources.

Le projet de budget prévoit des allocations importantes en faveur des secteurs jugés stratégiques pour la croissance. A commencer par l’éducation dotée de 784,5 milliards de shillings, suivie de l’énergie, des infrastructures et des technologies de l’information et de la communication pour 531,3 milliards de shillings.

Le gouvernement kényan a présenté un budget de 4.820 milliards de shillings kényans (KES) pour l’exercice fiscal 2026/27, soit 37,2 milliards de dollars, contre 4.290 milliards shillings en 2025/26, ce qui équivaut à une hausse d’environ 530 milliards de shillings (+ 12,4%), a indiqué Chris Kiptoo, Secrétaire principal du Trésor.

À cette occasion, Emmanuel Macron a annoncé un investissement de 700 millions d’euros porté par le groupe CMA CGM au Kenya. L’accord prévoit notamment le développement d’un terminal portuaire stratégique à Mombasa capable d’accueillir des porte-conteneurs de nouvelle génération, afin d’accompagner la croissance des échanges commerciaux en Afrique de l’Est et centrale.

En marge de l’Africa Forward Summit organisé à Nairobi, Rodolphe Saadé a signé un accord de partenariat stratégique avec le gouvernement kényan afin de renforcer la coopération autour des infrastructures de transport, de logistique et des capacités portuaires du pays. La signature s’est tenue en présence d'Emmanuel Macron et de William Ruto.

Le président kenyan William Ruto a déclaré publiquement : «pour allumer ce seul data center, il faudrait couper l'électricité pour la moitié du pays. C'est là que j'ai su qu'il y avait un problème. » Le chef de l’Etat Kenyan a ainsi confirmé que le projet nécessitait une quantité d’énergie jugée disproportionnée par rapport aux ressources actuellement disponibles dans le pays. Selon les autorités, l’infrastructure aurait exercé une pression excessive sur le réseau électrique national, déjà confronté à des défis de production et de distribution.

Le Kenya a décidé de suspendre le gigantesque projet de centre de données porté par Microsoft et le groupe G42 (entreprise d'IA des Émirats arabes unis), estimé à 1 milliard de dollars. En cause : l’insuffisance des capacités énergétiques nationales, un obstacle majeur qui révèle les fragilités structurelles freinant l’essor de l’intelligence artificielle et du cloud computing en Afrique.

C’est un séisme douanier dont les répliques se feront sentir de Johannesburg au Caire. Le gouvernement chinois a officiellement annoncé une mesure appropriée : l’accès en franchise de droits pour les produits originaires de la quasi-totalité du continent africain. En levant ces barrières tarifaires, Pékin ne se contente pas de faire un geste diplomatique, il semble redessiner les contours de la mondialisation pour la décennie à venir.

A partir de ce 1er mai 2026, c’est l’exemption des droits de douane pour les produits originaires d’Afrique à destination de la Chine. Pékin a, en effet, décidé de supprimer les droits de douane pour 52 pays africains. Une décision stratégique qui vise à corriger un déséquilibre commercial tout en scellant l’influence de l’empire du Milieu sur le continent. L’Eswatini et l’Érythrée sont sous embargo de Pékin. Et pour cause : ces deux pays de l’Afrique australe et de l’Est maintiennent encore des relations diplomatiques avec Taïwan.

«Le Kenya investira dans votre raffinerie, de la même manière que l’Ouganda a investi dans notre pipeline afin de construire ensemble l’avenir de nos ressources», a-t-il martelé. Cet échange de bons procédés a été salué par son homologue ougandais, Yoweri Museveni, qui y voit «une initiative destinée à renforcer la transformation locale des ressources pétrolières et la coopération régionale.»

Intervenant jeudi 23 avril lors « l’Africa We Build Summit 2026 », le chef de l’Etat kényan William Ruto, a fait sensation en annonçant que le Kenya investira dans le projet de raffinerie pétrolière de Hoima en Ouganda. Il a présenté cet engagement comme une réponse à la participation ougandaise dans le tour de table de la Kenya Pipeline Company (KPC). 

Le Président de la République, William Ruto, a accepté la démission de Mohamed Liban, Secrétaire d’Etat au Pétrole tandis que la compagnie publique, Kenya Pipeline Company, a confirmé que son Directeur général, Joe Sang, avait également démissionné.

Plusieurs cadres supérieurs et responsables du secteur énergétique ont été contraints à la démission suite à des accusations de manipulation des données sur les stocks de carburant et d'acquisition d'une cargaison d'urgence à des prix gonflés, a annoncé le cabinet du chef de l’Etat, William Ruto. Ces «profiteurs de la crise» due à la flambée des cours du pétrole, sont désormais dans le collimateur de la justice kényane.