Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa a promulgué mercredi 15 mai, la loi sur l’assurance maladie nationale (NHI), marquant un tournant historique dans le système de santé du pays, un système où les disparités sont criantes. La proximité des élections législatives du 29 mai prochain n’est pas étrangère au calendrier de l’annonce de cette réforme
Selon le communiqué du gouvernement, la loi portant l’assurance maladie universelle vise à garantir une couverture des services de santé pour tous les citoyens, qu’ils fréquentent des établissements publics ou privés.
Adoptée par l’Assemblée nationale et le Conseil national des provinces en 2023, «cette réforme vise à corriger les déséquilibres socio-économiques du passé et à fournir un accès équitable aux soins de santé», a déclaré le chef de l’Etat sud-africain, Cyril Ramaphosa, lors de la cérémonie de signature aux Union Buildings à Pretoria. Trente ans après la fin de l’apartheid, l’ANC découvre comme par hasard, les dégâts de la persistance des inégalités en matière d’accès aux soins. Il est évident que le parti au pouvoir espère en tirer un bénéfice aux prochaines élections prévues le 29 mai.
Le ministre de la Santé, Joe Phaahla, a détaillé le chronogramme de mise en œuvre de la réforme. La première phase, s’étendant de 2024 à 2026, se concentrera sur l’amélioration des infrastructures et des systèmes de santé. La seconde, prévue entre 2026 et 2028, vise à établir le conseil d’administration et la direction générale du fonds du régime de l’assurance maladie. Le ministre a également souligné les efforts pour renforcer des domaines clés tels que la conception des prestations de santé, les systèmes de santé numériques, et la prévention des risques et des fraudes.
Malgré un système de santé parmi les meilleurs de la région, le pourcentage de Sud-africains couverts par une aide médicale n’a pas évolué en 10 ans, passant de 15,9 % en 2002 à 16,1 % en 2022, selon les statistiques officielles.
D’ici 2030, l’Afrique du Sud ambitionne de garantir un accès à des services de santé de qualité pour tous ses citoyens et résidents, indépendamment de leur statut socio-économique, grâce à cette réforme majeure.
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