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Le problème est d’abord structurel. Le Conseil de sécurité, cœur du système, reste verrouillé par cinq membres permanents dotés du droit de veto, reflet d’un rapport de force figé à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Cette architecture n’a pas évolué, alors que le monde, lui, s’est déplacé : les puissances émergentes, Inde, Brésil, Afrique du Sud, n’ont pas voix au chapitre, et l’Afrique entière reste absente de la gouvernance stratégique mondiale. Résultat : dès que l’une des grandes puissances est en cause, l’ONU se paralyse. La guerre en Ukraine et le conflit à Gaza l’ont démontré : le veto russe ou américain suffit à empêcher toute décision contraignante.

Il est devenu presque banal, dans les cercles diplomatiques comme dans les rédactions, de constater que l’Organisation des Nations unies ne «fonctionne plus.»Cette idée n’a pourtant rien d’un slogan. Elle résume une évidence : l’ONU, conçue en 1945 pour empêcher le retour des cataclysmes mondiaux, ne parvient plus ni à prévenir les crises majeures, ni à imposer des solutions justes et durables. Les guerres qui se prolongent, les vetos qui s’accumulent, les résolutions qui s’empilent sans effet… tout concourt à l’impression qu’un cycle historique se termine

Derrière cette croisade tarifaire, il y a une stratégie politique interne. Mais il y a aussi, et surtout, des conséquences géoéconomiques profondes pour les économies les plus vulnérables, notamment en Afrique et en Asie du Sud-Est. Car ce n’est pas la Chine ou l’Union européenne qui plient en premier sous les coups de Trump. Ce sont les États exportateurs faibles, intégrés tardivement et partiellement à la mondialisation, souvent dépendants d’un ou deux marchés… et qui se retrouvent aujourd’hui à la merci d’un tweet ou d’un décret présidentiel.

En revenant à la Maison Blanche, Donald Trump n’a pas seulement relancé le bras de fer avec la Chine. Il a mis à l’épreuve la colonne vertébrale de l’ordre commercial mondial, en instaurant une politique tarifaire tous azimuts, reposant sur un principe aussi simple que brutal : « reciprocate or pay.» Traduction : tout pays ayant un excédent commercial avec les États-Unis est désormais ciblé par des surtaxes allant jusqu’à 54 %. Et tant pis si ce pays est pauvre, sans marge de manœuvre, et ne pèse rien dans les déséquilibres systémiques mondiaux.

Les États utilisent divers instruments géoéconomiques pour influencer la politique étrangère, comme l’ont décrit Blackwill et Harris dans «War by other means geoeconomics and state craft» (2016), ces outils incluent la politique commerciale, les investissements, les sanctions économiques, les cyberattaques, l'aide au développement, les politiques financières et monétaires (taux de change), ainsi que le contrôle des ressources énergétiques et des matières premières.

La Géoéconomie : Un Instrument de Puissance au Service des États La géoéconomie, définie comme l'utilisation d'instruments économiques pour atteindre des objectifs géopolitiques, est devenue un élément central de la politique étrangère des États. Les États utilisent un large éventail d'outils géoéconomiques, allant de la politique commerciale aux sanctions, en passant par les investissements, le cyberespace, l'aide au développement, les politiques financières et monétaires, et les politiques énergétiques et en matière de matières premières. L'objectif est de promouvoir et défendre leurs intérêts nationaux et d'obtenir des résultats géopolitiques bénéfiques

Pour comprendre cette recomposition en cours, il ne suffit plus de parler d’influence des grandes puissances, il faudra aussi s’intéresser à la manière dont les décisions sont prises, aux perceptions des dirigeants et aux jeux internes qui influencent leurs choix. C’est ce que révèle l’approche dite de la Foreign Policy Analysis, en s’intéressant moins aux États comme blocs monolithiques qu’aux décideurs, à leurs intérêts, leurs contraintes et leurs perceptions du monde.

La région MENA n’est plus simplement le théâtre de rivalités entre puissances extérieures, elle est devenue le terrain d’une bataille plus complexe, où se croisent stratégies globales – de Washington à Moscou, en passant par Pékin – et ambitions régionales portées par des puissances régionales comme l’Iran, la Turquie, Israël, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite ou le Qatar

Le Maroc obtient le "Statut de Partenaire de Dialogue Sectoriel" auprès l’ASEAN

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN), réunis le 4 septembre courant à Jakarta, ont officialisé l’octroi au Royaume du Maroc  le "Statut de Partenaire de Dialogue Sectoriel" de ce groupement, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

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Les GAFA, ces firmes technologiques américaines au pouvoir économique et financier,… quasi illimité, sont une…