Tous les articles qui parlent de Afrique de l'Est

La guerre civile au Soudan a déjà fait 150 000 morts et contraint 13 millions de personnes à fuir leur foyer. Les deux camps financent dans une large mesure leurs opérations armées grâce au commerce de l'or.

Le Conseil fédéral suisse a interdit dès ce jeudi 10 septembre 2026 l'achat et l'importation d'or d'origine soudanaise, s'alignant ainsi sur les sanctions de l'Union européenne (UE) en vigueur depuis le 15 juillet. Le Secrétariat d'État à l'économie (SECO) a confirmé à l'ONG suisse SWISSAID que les importations transitant par des pays tiers sont également visées. Reste la question de fond : sans transparence sur l'origine réelle du métal importé via Dubaï, la mesure risque de rester lettre morte.

Comment transformer la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en marché réellement opérationnel ? Dans un rapport publié ce vendredi 28 août à Addis-Abeba, intitulé Integrating Africa : From Threads to Hubs, la Banque mondiale trace une feuille de route : passer de simples liens commerciaux à de véritables pôles de production régionaux.

À Magadi, Tata n’est que le dernier chapitre d’une histoire industrielle vieille de plus d’un siècle. La production de carbonate de sodium y a débuté en 1911 avec la Magadi Soda Company. Le groupe indien n’a pris les commandes du site qu’en 2005, après le rachat de Brunner Mond, propriétaire britannique de l’activité kényane. Le site du lac Magadi ne se contente pas d’extraire le trona.

À Magadi, le bras de fer entre Nairobi et Tata Chemicals change de dimension. Après avoir suspendu les activités du groupe indien, le président William Ruto veut désormais tourner la page et faire émerger de nouveaux opérateurs. En ligne de mire : les retombées économiques de l’exploitation du trona, mais surtout la transformation locale d’une ressource dont l’essentiel de la production est aujourd’hui exporté. Une rupture qui ouvre une bataille juridique et industrielle à forts enjeux.

Le calendrier choisi par Nairobi retient l'attention. En déclenchant les opérations de contrôle avant même l'adoption d'une loi encadrant ces activités, l'exécutif kényan entend agir vite. Les ressortissants étrangers opérant dans les segments réservés aux locaux seront les premiers visés.

Le président kényan William Ruto a ordonné des mesures contre les étrangers qui exploitent de petites entreprises réservées aux citoyens kényans. La répression devrait débuter la semaine prochaine, sans attendre l'adoption d'un texte législatif officiel. Une séquence qui témoigne de la volonté du chef de l'État de protéger les petits entrepreneurs locaux, dans un pays où le commerce informel fait vivre une part importante de la population active.

Interrogé en conférence de presse, Paul Kagame a indiqué que les discussions étaient réelles mais encore à un stade préliminaire : « c'est un travail en cours », a-t-il résumé, ajoutant que le Rwanda serait « très heureux de participer à ce type d'investissement. »

Le président rwandais Paul Kagame a confirmé lundi 24 août à Kigali que son pays discutait d'une entrée au capital de la future raffinerie de Lamu, au Kenya, un projet porté par le milliardaire nigérian Aliko Dangote et estimé à 16 milliards de dollars. Une annonce qui vient étoffer le tour de table régional d'un site censé traiter 700 000 barils de brut par jour et réduire la dépendance de l'Afrique de l'Est aux carburants importés.