Tous les articles qui parlent de Asie

L'IATA, ce n'est pas rien ! Fondée à La Havane en 1945, cette organisation se veut l'association mondiale des compagnies aériennes. Sur les quelque 1 200 transporteurs aériens, seuls 370 en sont membres, mais ils représentent 85 % du trafic aérien mondial. Et les chiffres sont impressionnants : la barre des 1 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires des compagnies régulières sera franchie cette année. Pour faire fonctionner cet ensemble, et surtout pour que des opérateurs voués à être concurrents coopèrent entre eux, il faut des outils globaux, performants et acceptés de tous. Et ce n'est pas le moindre mérite de l'IATA que de les avoir créés et d'en assurer la gestion.

Il s'est passé un événement important dans le sillage de la dernière assemblée générale de l'IATA à Rio, en juin dernier : la nomination, au poste envié de Directeur général, de Saadia Zahidi, en remplacement de Willie Walsh. Celui-ci a quitté ses fonctions le 31 juillet pour prendre la direction générale d'IndiGo, où il succède à Pieter Elbers, lui-même ancien PDG de KLM. En attendant l'entrée en fonctions de Mme Zahidi, prévue le 1er novembre, c'est la Directrice financière de l'association, Sandrine Le Borgne, qui assure l'intérim. Bref, voilà un jeu de chaises musicales intéressant à examiner.

En juin 2026, une fenêtre de paix s'est ouverte lorsque les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord historique à Genève sous forme d'une feuille de route pour instaurer la paix et réouvrir le détroit ; l'accord prévoit une levée progressive des sanctions en échange d'une surveillance des installations nucléaires iraniennes par l'AIEA.

Depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran en février 2026, le détroit d'Ormuz s'est transformé d'une artère économique mondiale en un champ de bataille navale tendu. La guerre d'Hormuz ne s'est pas terminée et entre dans une nouvelle phase de guerre d'usure hybride, jusqu'à l'épuisement ou le changement politique interne d'un des principaux belligérants.

Tout comme les déboires de l’intégration économique arabe, cette inefficience s’explique en grande partie par le souverainisme, les divergences idéologiques et les rivalités de puissance, accentuées par l’exigence d’unanimité qui régit les décisions de la Ligue arabe et de l’OCI. Tout État membre peut opposer son veto à toute action, rendant l’organisation virtuellement impuissante face aux conflits inter-coalitions qui dominent la politique arabe.

Le Moyen-Orient porte le poids d'une longue histoire d'échecs des pactes de défense collective. Comme le souligne Florence Gaub, la Ligue arabe n'est intervenue que dans un quart des conflits interarabes, avec un taux de succès de 20 %. Seules trois crises dans l'histoire de l'organisation ont déclenché une action de sécurité collective : la guerre civile au Yémen (1962-1967), où l'intervention n'a eu lieu qu'après le retrait volontaire des troupes égyptiennes ; l'intervention contre les menaces irakiennes contre le Koweït en 1961 ; et la crise de 1990, lorsque Saddam Hussein a ordonné l'invasion du Koweït. Ces trois cas montrent que la sécurité collective arabe ne fonctionne que lorsque le consensus normatif s'aligne avec les intérêts des États les plus puissants.

Le top 10 du ARWU 2026 ne réserve aucune surprise majeure. Harvard University conserve sa première place pour la 24ᵉ année consécutive, suivie par Stanford (2ᵉ) et le Massachusetts Institute of Technology (3ᵉ). Le trio de tête reste donc inchangé, confirmant la domination historique des institutions américaines dans la recherche de pointe. ​​

Publié le 15 août 2026, l'Academic Ranking of World Universities (ARWU), plus connu sous le nom de « Classement de Shanghai », dévoile pour la 24ᵉ édition consécutive son palmarès des 1 000 meilleures universités de recherche au monde. Établi par le ShanghaiRanking Consultancy, ce classement est reconnu comme le précurseur des rangs universitaires mondiaux et l'un des plus fiables grâce à sa méthodologie entièrement fondée sur des indicateurs objectifs et des données tierces. ​​

Originaire de Pondichéry (Pondichéry est un territoire de la « Fédération Indienne ») et ayant grandi en Côte d’Ivoire, c’est très clairement un grand moment d’émotion et une intense satisfaction à titre personnel.  L’engagement de soldats indiens issus de l’artillerie dans le défilé et la présence du ministre d’Etat en charge des Affaires extérieures et à l’Environnement, aux Forêts et au Changement climatique, Kirti Vardhan Singh, sont des marqueurs forts du renforcement des liens entre les deux pays. Cette célébration traduit incontestablement un rapprochement des visions stratégiques de leurs  dirigeants.

Ce vendredi 7 août 2026, la Côte d’Ivoire célébrait le 66e anniversaire de son indépendance.  A l’occasion du désormais traditionnel défilé dont le thème 2026 était « Forces de Défense et de Sécurité, au service de la paix, de l'unité et du développement », elle accueillait plusieurs nations amies notamment le Bénin, le Gabon, la Guinée et l’Inde. Une participation des soldats indiens qui m’a particulièrement interpellé.

Le projet est encore loin d’être abouti, mais son orientation est désormais clairement posée. Les BRICS étudient la possibilité de connecter leurs systèmes de paiement rapides ainsi que leurs monnaies numériques de banque centrale (CBDC), afin de faciliter les règlements transfrontaliers entre leurs économies.

Les BRICS explorent une nouvelle piste pour réduire leur dépendance aux infrastructures financières internationales : interconnecter leurs systèmes de paiement rapides et, à terme, leurs monnaies numériques de banque centrale. Encore à l’étude, le projet pourrait figurer parmi les dossiers examinés lors du sommet du groupe, prévu en Inde en 2026. Pour New Delhi, l’enjeu est aussi de donner un nouvel élan à l’internationalisation de la roupie.

Le groupe saoudien RSGT pourrait bientôt renforcer sa présence en Afrique australe. L’opérateur envisage une concession de 25 ans pour moderniser puis exploiter un terminal du port du Cap, l’un des principaux points d’entrée et de sortie des marchandises sud-africaines.

Le groupe saoudien Red Sea Gateway Terminal (RSGT) lorgne le port du Cap, où il envisage de décrocher une concession de 25 ans pour rénover et exploiter un terminal. Une opération qui illustre la montée en puissance des capitaux du Golfe dans les infrastructures logistiques africaines, alors que Pretoria cherche d’urgence à remettre ses ports à niveau.

« L'ennemi a concentré tous ses efforts sur l'ouverture du détroit d'Ormuz (…) et maintenant ce détroit est en réalité pour nous un théâtre de guerre et plus seulement une voie maritime », a martelé le corps des Gardiens, puissante armée iranienne. « Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu'à ce que l'ennemi accepte toutes nos conditions. » Loin derrière le nucléaire et les missiles iraniens mis en avant fin février pour justifier l'offensive américano-israélienne, la réouverture de ce passage vital pour le commerce mondial des hydrocarbures est désormais la priorité numéro un de Donald Trump. Ces derniers jours encore, il n'a cessé de promettre que les négociations avançaient bien et que le déblocage était imminent.

Téhéran refuse de revenir à la situation d'avant-guerre sur le statut de cette voie maritime et entend imposer à terme des frais de service, ce contre quoi les États-Unis s'opposent fermement. Le détroit d'Ormuz, enjeu majeur de la guerre au Moyen-Orient, restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas « toutes » les conditions posées par Téhéran, ont insisté dimanche 9 août les Gardiens de la révolution, éloignant l'espoir d'un règlement rapide du conflit.