A partir du 1er janvier 2024, les citoyens africains n’auront plus besoin d’un visa pour entrer au Kenya. Le chef de l’Etat kényan, William Ruto, a annoncé la décision au récent Sommet des Trois bassins forestiers tropicaux à Brazzaville. Après les Seychelles, le Bénin et la Gambie, Nairobi montre qu’il est temps d’agir plutôt que multiplier les conférences pour faire avancer la liberté de circulation sur le continent. Il s’agit aussi de poser les jalons de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange africaine (Zlecaf).
Le Kenya n’exigera plus de visa pour les voyageurs de tous les pays africains d’ici le 31 décembre 2023, a annoncé le président William Ruto à l’occasion du sommet des trois bassins forestiers tropicaux, tenu la semaine dernière à Brazzaville (ndlr : du 26 au 28 octobre). «Dès le 1er janvier 2024, aucun africain n’aura besoin d’un visa pour entrer au Kenya. Il est temps que nous réalisions l’importance de commercer entre nous et de permettre aux biens, aux services, aux personnes et aux idées de circuler librement à travers le continent», a lancé le président kényan à ses pairs.
Cette mesure s’aligne sur l’une des directives de l’Union africaine qui prône la suppression des visas à l’intérieur du continent sans être audible. Actuellement, seuls les Seychelles, la Gambie et le Bénin ouvrent leurs frontières à tous les ressortissants africains en exemption de visa à l’entrée.
Avant cette décision, le Kenya avait conclu de nombreux accords de suppression de visa avec plusieurs pays dont l’Angola, l’Erythrée, les Comores, le Sénégal et la RDC.





Kenya
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




