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Afrique / commerce international : Les pays de l’hinterland au cœur des préoccupations de la CEA

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En marge de la 75ème session des Nations-Unies, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) s’est penchée, le mercredi 23 septembre, sur la situation du développement des pays africains de l’hinterland sous le magistère de sa Secrétaire exécutive, Vera Songwe qui a appelé à des actions devant relever les défis particuliers concernant lesdits pays.

La situation des pays africains en développement sans littoral préoccupe la Commission économique pour l’Afrique (CEA) basée à Addis Abeba en ce qui concerne notamment les opportunités de commerce. En effet, l’institution spécialisée de l’Union africaine (UA) a, en marge de la 75ème session des Nations-Unies, organisée le mercredi 23 septembre, une réunion des ministres des Affaires  étrangères des pays en développement sans littoral où il a été question de la nécessité de soutenir les pays en développement sans littoral en Afrique. Selon la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, l’Afrique abrite la majorité des pays en développement sans littoral du monde qui continuent de faire face à des défis particuliers en matière de commerce et de développement en raison de leur manque d’accès territorial à la mer et de leur éloignement géographique des marchés internationaux affectant ainsi leur quête de développement économique.

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 «Les Pays en développement sans littoral souffrent d’un manque de compétitivité de leurs exportations et de leurs importations, ainsi que de la réduction du pouvoir d’achat de leurs populations, ce qui les défavorise davantage par rapport aux PDSL», a indiqué Mme Songwe.

L’importance du multilatéralisme

Elle a fait savoir qu’aujourd’hui plus que jamais, le multilatéralisme est nécessaire, d’autant plus que le redoutable et affreux coronavirus continue de sévir dans le monde et affecter les chaînes d’approvisionnement mondiales.

 «Nous avons besoin du multilatéralisme pour apporter un soutien cohérent et durable aux pays en développement sans littoral. Ils nécessitent davantage de besoins spéciaux que les autres pays », a-t-elle affirmé tout en ajoutant que le Covid-19 a mis en évidence la nécessité de renforcer le multilatéralisme à l’avenir. Le déficit en infrastructures de l’Afrique, y compris les coûts de logistique élevés qui en résultent, reste l’un des principaux obstacles à la croissance. En ce qui concerne les infrastructures énergétiques, par exemple, 30% seulement des personnes vivant dans les pays africains sans littoral avaient accès à l’électricité en 2017, derrière les autres pays en développement sans littoral du reste du monde.

Et selon la Secrétaire exécutive de la CEA, le taux de pauvreté était élevé dans les pays africains en développement sans littoral avec une moyenne de 55,8% par rapport à la moyenne de tous les autres pays africains située à 8,4%. 

Le PIB moyen par habitant dans les pays africains en développement sans littoral est de 1 506 dollars US, tandis que celui des autres pays africains est de 5 208 dollars.

Mme Songwe en appelle donc à des actions et des interventions accélérées pour relever les défis particuliers liés à l’enclavement afin de garantir que ces pays ne soient pas laissés pour compte.

Elle dit que le Covid-19 aggrave les terribles réalités des pays africains en développement sans littoral, mais ajoute qu’il y a également des opportunités pour rebâtir plus solide après la pandémie. Mme Songwe ajoute que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) est essentielle pour résoudre certains des défis auxquels sont confrontés les pays en développement sans littoral, en particulier créer de la valeur ajoutée, des emplois et assurer la paix et la sécurité dans ces pays.

Elle a précisé que tirer parti des technologies numériques est essentiel pour garantir l’intégration des pays en développement sans littoral dans les chaînes de valeur mondiales. Par ailleurs, elle n’a pas manqué de relever également l’importance de l’identité numérique pour les populations des pays africains de l’hiterland en développement ; l’égalité hommes-femmes ; l’énergie ; et l’éducation. 

L’ONU propose son appui aux pays de l’hinterland 

Pour sa part, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fait savoir que l’ONU est prête à soutenir les pays de l’hiterland à se remettre du Covid-19. Il les a donc invités à mettre en œuvre six principes-clés pour une relance positive pour le climat : investir dans les emplois et les secteurs verts ; ne pas sauver les industries polluantes ; mettre fin aux subventions aux combustibles fossiles ; prendre en compte les risques et opportunités climatiques dans toutes les décisions politiques et financières ; travailler ensemble ; et n’abandonner personne en rade. «Le système des Nations-unies continuera à vous soutenir dans vos efforts visant à réaliser un développement durable et inclusif pour vos peuples alors que vous combattez et finalement vous vous remettez de la crise du Covid-19», a déclaré Guterres.

Quant au Président de l’Assemblée générale, Vulcan Bozkir, il a appelé les ministres des Affaires étrangères concernés à redynamiser les efforts collectifs pour réaliser les ODD à travers la Décennie d’action.

Cette réunion virtuelle de haut niveau en marge de l’Assemblée générale des Nations-unies avait pour objectif d’examiner les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Programme d’action de Vienne pour les pays en développement sans littoral pour la décennie 2014-2025 – le cadre de développement historique visant à faire face aux circonstances spéciales des pays sans littoral et faciliter leur intégration dans l’économie mondiale.

Elle a également permis aux ministres et aux hauts fonctionnaires de partager leurs connaissances, leurs expériences et de suggérer des recommandations et des opportunités pour accélérer la mise en œuvre du Programme d’action de Vienne et du Programme 2030.

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